Adjointe au maire de Marseille : la communauté juive locale est « heureuse »
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Adjointe au maire de Marseille : la communauté juive locale est « heureuse »

"Si les juifs de Marseille ne peuvent plus exercer librement leur culte, ce sont tous les Marseillais qui sont en danger," a déclaré Caroline Pozmentier

Le Vieux-Port de Marseille (Crédit : Benblachere/Wikimedia communs/CC BY SA 3.0)
Le Vieux-Port de Marseille (Crédit : Benblachere/Wikimedia communs/CC BY SA 3.0)

Mardi soir était organisé un rassemblement « contre la haine » à Marseille, après l’attaque d’un enseignant de confession juive à la machette par un adolescent de 15 ans.

Ce rassemblement a réuni une centaine de personnes, rapporte La Croix affichant des slogans « Touche pas à mon pote, touche pas à ma kippa ».

Caroline Pozmentier, vice présidente de région et adjointe au maire de Marseille, a expliqué que les déclarations de Zvi Ammar sur le port de la kippa étaient une véritable alerte.

« Si les juifs de Marseille ne peuvent plus exercer librement leur culte, ce sont tous les Marseillais qui sont en danger, » a-t-elle déclaré dans une interview au Figaro.

Selon ses propos, la communauté juive , forte de quelque 70 000 membres, est « heureuse » dans la cité phocéenne, comme en témoignent de nombreux lieux de cultes et d’écoles juives.

« Les Juifs de Marseille sont attachés au vivre-ensemble, ils savent créer des ponts entre les communautés, ils restent très combatifs, » mais elle souligne que la mixité sociale est aujourd’hui mise à mal, – ayant quasiment disparue dans certaines zones.

Pour l’adjointe au maire, la recrudescence de l’antisémitisme à Marseille est le reflet de l’accroissement de l’antisémitisme dans toute l’Europe. Les dernières attaques contre des professeurs juifs en sont le résultat direct.

Pour Caroline Pozmentier, la communauté musulmane marseillaise n’a pas « d’interlocuteurs de qualité ». Elle dénonce également l’importation du conflit israélo-palestinien dans des cités où sont organisées des campagnes en faveur de Gaza. Pour l’adjointe au maire, le conflit est importé dans l’hexagone, « sans en donner des clefs de compréhension et on crée ainsi une division et de l’antisémitisme. »

Enfin, l’adjointe au maire refuse de créer tout almagame en distinguant l’islam de Daesh. Elle salue également la position et les mesures prises par le gouvernement français qui a fermé les lieux de culte dont les prêches étaient contre les valeurs républicaines. Marseille n’a pas été touchée par ces fermeture, souligne-t-elle.

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