Affrontements entre jeunes haredi et policiers venus fermer une yeshiva à Ashdod
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Affrontements entre jeunes haredi et policiers venus fermer une yeshiva à Ashdod

Onze manifestants ont été arrêtés pour outrage à agent, trois policiers et deux inspecteurs municipaux ont été blessés devant l'établissement affilié à une mouvance extrémiste

Des jeunes Haredi, résidents d'Ashdod, affrontent la police qui a été envoyée pour fermer une yeshiva dans la ville qui fonctionnait en violation du confinement , le 11 janvier 2020. (Crédit : Flash90)
Des jeunes Haredi, résidents d'Ashdod, affrontent la police qui a été envoyée pour fermer une yeshiva dans la ville qui fonctionnait en violation du confinement , le 11 janvier 2020. (Crédit : Flash90)

Des émeutes ont éclaté à Ashdod lundi après que la police a été dépêchée dans une yeshiva de la ville du sud pour faire fermer l’établissement, qui était ouvert malgré les mesures de confinement actuellement en vigueur.

Des centaines de jeunes haredi ont affronté la police, qui a eu recours à des dispositifs anti-émeutes pour disperser la foule.

Onze manifestants ont été arrêtés pour outrage à agent. Trois policiers et deux inspecteurs municipaux ont été blessés lors des affrontements.

Les manifestants ont bloqué la route du Talmud Torah Meir Eini Yisrael, affilié à la Faction de Jérusalem, un mouvement extrémiste anti-sioniste. Certains ont jeté des pierres et d’autres objets sur les policiers, ont indiqué les forces de l’ordre.

Depuis le renforcement du confinement vendredi, des dizaines d’établissements scolaires affiliés à la mouvance ultra-orthodoxe ont continué leurs activités, ne rencontrant quasiment pas de répression de la part de la police.

Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu a été accusé de fermer l’œil sous la pression de ses partenaires de coalition haredi.

Des jeunes Haredi, résidents d’Ashdod, affrontent la police qui a été envoyée pour fermer une yeshiva dans la ville qui fonctionnait en violation du confinement , le 11 janvier 2020. (Crédit : Flash90)

Une écrasante majorité des yeshivot qui enfreignent le confinement sont affiliées aux franges extrémistes de la communauté ultra-orthodoxe, notamment la Faction de Jérusalem.

Les institutions ultra-orthodoxes classiques se conforment aux directives du gouvernement. Cependant, cette adhésion risque de ne pas durer, étant donné que les chefs de file du mouvement considèrent que l’ouverture des établissements éducatifs est primordiale, quelles que soient les circonstances.

Le directeur d’une yeshiva ultra-orthodoxe a déclaré à Haaretz dimanche que les chefs d’établissement tentent de faire appliquer les directives des guides spirituels ultra-orthodoxes et d’encourager les enfants à étudier chez eux.

« Je pense que d’ici mercredi, [les yeshivot] rouvriront », a déclaré un chef d’établissement.

Des jeunes Haredi, résidents d’Ashdod, affrontent la police qui a été envoyée pour fermer une yeshiva dans la ville qui fonctionnait en violation du confinement , le 11 janvier 2020. (Crédit : Flash90)

La semaine dernière, la police a interrompu plusieurs mariages qui se déroulaient en intérieur, en violation des mesures sanitaires instaurées pour endiguer la pandémie de coronavirus.

Le ministère de la Santé, qui supervise la lutte contre le virus, a révélé la semaine dernière que 25 % des nouveaux cas de coronavirus concernent les haredi alors qu’ils ne représentent qu’à peine plus de 10 % de la population.

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