Agression d’une Arabe enceinte à Jaffa : la détention des 3 suspects encore prolongée
Après avoir interrogé les trois suspects, la police estime que l'agression aurait été motivée par le racisme et aurait été planifiée à l'avance

Le tribunal de district de Tel Aviv a rejeté mercredi un appel contre le maintien en détention de trois jeunes hommes arrêtés pour avoir agressé une femme arabe.
Les trois hommes resteront en garde à vue jusqu’à dimanche.
Les trois suspects dans l’agression d’une femme arabe enceinte avaient précédemment fait appel de la prolongation de leur détention provisoire, après qu’un juge de Tel Aviv les a placés en détention jusqu’à dimanche.
« À ce stade, aucune preuve objective n’a été présentée pour étayer la version des plaignants. Je continuerai à me battre pour prouver l’innocence de mes clients », avait déclaré l’avocat des suspects, Me Assaf Gonen, qui travaille pour l’organisation d’aide juridique de droite Honenu.
Les trois hommes sont soupçonnés d’avoir aspergé de gaz lacrymogène Hanan Abu Shehadeh, âgée de 30 ans, alors qu’elle conduisait, samedi, dans le quartier d’Ajami à Jaffa, avec ses deux enfants et sa belle-mère.
Selon le témoignage d’Abu Shehadeh, les jeunes hommes aurait proféré à son endroit des insultes à caractère raciste et auraient craché sur sa fille depuis la fenêtre ouverte de la voiture.
Initialement, la police soupçonnait que l’agression avait été commise à la suite d’une dispute entre Abu Shehadeh et les suspects au sujet d’une place de stationnement.
Après avoir interrogé les trois suspects, elle estime désormais que l’agression était motivée par le racisme et avait été planifiée à l’avance.
Selon les médias israéliens, la police affirme que les suspects font partie des « Jeunes des Collines », un réseau informel de résidents d’implantations extrémistes connu pour ses actes de violence contre les Palestiniens en Cisjordanie.







