Amman promet d’arrêter ceux qui incitent à la haine sur les réseaux sociaux
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Amman promet d’arrêter ceux qui incitent à la haine sur les réseaux sociaux

Cette décision fait suite à l'assassinat de Nahed Hattar qui a été tué dimanche suite à une campagne d'incitation à la haine

Le drapeau jordanien (Crédit : shutterstock)
Le drapeau jordanien (Crédit : shutterstock)

Les autorités jordaniennes ont promis mardi d’arrêter et de poursuivre en justice tous ceux qui incitent à la haine sur les réseaux sociaux, deux jours après l’assassinat d’un écrivain à Amman.

Nahed Hattar a été tué par balles dimanche devant un tribunal d’Amman où il était jugé pour avoir partagé sur son compte Facebook une caricature considérée comme offensante envers l’islam.

Depuis la publication de cette caricature, des incitations à la haine contre l’écrivain ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux, selon sa famille qui affirme avoir alerté les autorités, en vain.

Dans une déclaration à l’agence officielle Petra, le ministre de la Justice Bassam al-Talhouni a promis mardi de juger « tous ceux qui utilisent les réseaux sociaux pour répandre un discours de la haine ».

« Certains actes d’incitations à la haine pourraient être définis comme un crime (…) terroriste et nous allons les traiter conformément à loi antiterroriste », a mis en garde le ministre.

De son côté, le ministère de l’Intérieur a indiqué dans un communiqué avoir enregistré durant ces derniers jours des incitations « à la haine et à la discorde confessionnelle » sur les réseaux sociaux, sans donner plus de détails.

Il a fait état de l’arrestation d’ « un certain nombre » des auteurs de ces publications.

Parmi eux figure un internaute ayant créé une page sur Facebook appelant à la libération de l’assassin de l’écrivain, a-t-on ajouté de même source.

Nahed Hattar, un opposant de gauche, avait été arrêté le 13 août après avoir partagé sur Facebook une caricature montrant un jihadiste sur un lit, au paradis, entouré de deux femmes et s’adressant à Dieu comme à un simple serviteur.

Après sa publication, les autorités l’avaient accusé d' »incitation à la discorde confessionnelle » et d’ « insulte » à l’islam qui interdit toute représentation de Dieu. Il avait été libéré sous caution début septembre.

L’assassin présumé de Hattar a été arrêté sur les lieux après avoir tiré sur l’écrivain. Il a été inculpé de meurtre avec préméditation, acte terroriste ayant entraîné mort d’homme et possession illégale d’arme à feu, des charges passibles de la peine capitale.

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