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Annulation du transfert d’une propriété de l’Église orthodoxe russe à la Russie

Cela faisait plus d’une décennie que la Russie demandait à Israël de lui restituer les droits sur le jardin d’Alexandre

L'entrée de l'église Alexandre Nevsky dans la vieille ville de Jérusalem, le 20 janvier 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
L'entrée de l'église Alexandre Nevsky dans la vieille ville de Jérusalem, le 20 janvier 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le tribunal de Jérusalem a annulé jeudi le transfert d’une propriété de l’Église orthodoxe russe dans la vieille ville de Jérusalem à la Russie, renvoyant la question au gouvernement israélien.

L’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu avait approuvé la cession de la cour d’Alexandre à la Russie en 2020, une décision considérée comme un geste de bonne volonté pour la libération par la Russie de Naama Isacchar, une Israélienne emprisonnée après qu’une petite quantité de marijuana ait été trouvée dans son sac à dos lors d’une escale à Moscou.

La décision est intervenue en réponse à une requête déposée par la société palestinienne orthodoxe de Terre Sainte, qui possédait la cour d’Alexandre jusqu’à ce qu’elle soit cédée à la Russie.

Selon des médias israéliens, la Russie avait demandé à Israël de transférer au Kremlin une partie de la propriété de l’église orthodoxe russe située près de l’église du Saint-Sépulcre dans la Vieille Ville de Jérusalem, comme un geste de bonne volonté avant la libération d’Issachar.

La Russie exige depuis plus de dix ans qu’Israël cède ses droits à la Cour d’Alexandre, mais les fonctionnaires du ministère de la Justice ainsi que deux hauts responsables du Likud, Yuli Edelstein et Zeev Elkin, qui sont des immigrants de l’ex-Union soviétique, se sont opposés à cette mesure.

La décision du tribunal d’annuler le transfert a été rendue en pleine invasion de l’Ukraine par la Russie. Israël, qui entretient des liens étroits avec les deux pays, s’est largement abstenu de condamner Moscou, apparemment pour s’assurer de pouvoir continuer à agir contre des cibles liées à l’Iran en Syrie, où la Russie maintient une présence militaire.

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