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Antisémitisme : 3 organisatrices de la « Marche des femmes » écartées

L'organisation a annoncé avoir nommé 17 nouvelles personnalités à son conseil d'administration, issues d'une "large diversité"

Les organisatrices de la Women’s March, de gauhe à droite Bob Bland, Linda Sarsour, Carmen Perez et Tamika Mallory à Atlanta,, le 11 févrirer 2018. Crédit : Paras Griffin/Getty Images for BET via jTA)
Les organisatrices de la Women’s March, de gauhe à droite Bob Bland, Linda Sarsour, Carmen Perez et Tamika Mallory à Atlanta,, le 11 févrirer 2018. Crédit : Paras Griffin/Getty Images for BET via jTA)

Trois membres fondatrices de la « Marche des femmes », accusées d’antisémitisme depuis des mois, ont quitté cette organisation à l’origine de manifestations monstres contre Donald Trump, en janvier 2017 notamment.

Dans un communiqué publié lundi, le mouvement a annoncé le départ de Tamika Mallory, Bob Bland et Linda Sarsour, qui se consacreront désormais à d’autres projets « au sein de leurs organisations respectives ».

Une quatrième membre fondatrice, Carmen Perez-Jordan, qui était aussi appelée à la démission, « continuera a apporter son expertise » au sein du groupe, ajoute le communiqué.

L’organisation a annoncé du même coup mardi avoir nommé 17 nouvelles personnalités à son conseil d’administration, issues d’une « large diversité », ethniques et religieuses notamment.

« Je suis prête à jouer un rôle clé en apportant une voix juive » à la « Marche des femmes », a déclaré l’une d’entre elles, Ginna Green, citée dans le communiqué.

Bénéficiant d’une mobilisation extrêmement rapide et très vaste sur les réseaux sociaux, la « Women’s March », avait été à l’origine d’une manifestation géante à Washington au lendemain de l’investiture de Donald Trump, en janvier 2017.

La cofondatrice de la Women’s March Teresa Shook. (Capture d’écran : Facebook)

Le mouvement fait face depuis des mois à des accusations d’antisémitisme.

En novembre dernier, Teresa Shook, première femme à avoir émis l’idée d’une « marche », avait appelé à la démission des quatre co-présidentes.

En cause notamment, la participation de Tamika Mallory à un meeting du leader du mouvement « Nation of Islam », Louis Farrakhan, aux propos régulièrement antisémites. Mme Mallory s’en est également pris sur les réseaux sociaux à l’Anti-Defamation League (ADL), une des grandes organisations américaines de lutte contre l’antisémitisme.

La coprésidente nationale de la Marche des femmes, Tamika Mallory, prenant la parole à New York, le 22 avril 2017. (Robin Marchant/Getty Images pour Hulu via JTA)

La controverse avait rebondi en décembre avec de nouvelles informations de presse, portant sur des propos tenus en novembre 2016, à la création du mouvement.

Tamika Mallory et Carmen Perez auraient dit à une autre organisatrice, Vanessa Wruble, que les Juifs avaient une responsabilité particulière dans l’exploitation et l’esclavage des personnes de couleur aux Etats-Unis.

D’origine juive, Mme Wruble avait quitté la « Marche des femmes » pour créer avec d’autres un mouvement parallèle, « March on », en 2017.

Les deux organisations ont défilé séparément partout dans le pays en janvier dernier, pour la troisième édition de cette marche connue pour ses emblématiques « bonnets roses ».

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