Après avoir sauvé Shira Isakov, sa voisine veut aider d’autres femmes violentées
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Après avoir sauvé Shira Isakov, sa voisine veut aider d’autres femmes violentées

Adi Guzi, qui a évité à sa voisine de se faire assassiner par son mari, veut que les femmes sachent qu'il y a un moyen de s'en sortir

Shira Isakov (d) et Adi Guzi (g) allument une torche lors de la cérémonie du 73e anniversaire de l'Indépendance, au Mont Herzl, à Jérusalem, le 14 avril 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Shira Isakov (d) et Adi Guzi (g) allument une torche lors de la cérémonie du 73e anniversaire de l'Indépendance, au Mont Herzl, à Jérusalem, le 14 avril 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’an dernier, Adi Guzi a évité à sa voisine Shira Isakov de se faire assassiner par son mari. Maintenant, elle veut aider d’autres femmes victimes de violences conjugales.

Les deux femmes faisaient partie des personnes distinguées mercredi lors de la cérémonie d’allumage des flambeaux, qui, traditionnellement, donne le coup d’envoi des festivités de Yom HaAtsmaout.

Guzi est venue au secours d’Isakov en septembre alors que son mari lui assénait 20 coups de couteau et la frappait en présence de leur enfant. Le mari, Aviad Moshe, a été mis en examen pour tentative de meurtre suite aux évènements, qui se sont déroulés dans leur maison de Mitzpe Ramon, dans le sud du pays.

« J’allume [le flambeau] pour toutes les femmes dont on n’entend pas les voix. Les femmes coincées dans la prison qu’est leur maison. Laissez-les voir qu’il y a un moyen d’en sortir », a dit Guzi dans une interview accordée à la Douzième chaîne jeudi.

Guzi a déclaré qu’elle avait l’intention de continuer à gérer la station-service dans laquelle elle travaille, mais qu’elle souhaitait aussi s’attaquer à la violence domestique et aux violences faites au femmes. Elle compte prendre contact avec des députés.

« J’ai plein de choses, plein d’idées. Lors de cet incident, c’est une chance que j’étais là », a-t-elle dit. « C’était un incident choquant, mais j’étais là et avec le recul, je sais aujourd’hui reconnaître les signes. »

Guzi a imploré les députés de la Knesset de la rencontrer pour en discuter.

« Il y a tant de choses à faire, à discuter – de budgets, de sanction, de répression, de législation. Je veux seulement avoir l’occasion d’en parler », a-t-elle dit.

Isakov – qui a subi des blessures graves et qui a parlé de son histoire à la télévision israélienne – a été saluée pour ses efforts visant à sensibiliser le public à la violence domestique. Son cas fait suite à plusieurs meurtres très médiatisés de femmes par leur partenaire, qui ont suscité un tollé en Israël et des appels à un financement accru du gouvernement pour lutter contre la violence domestique.

L’année dernière, 25 femmes en Israël ont été tuées par leur partenaire ou par un proche.

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