Aux célébrations du 4 juillet, Netanyahu promet d’être « ouvert » au plan de paix
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Aux célébrations du 4 juillet, Netanyahu promet d’être « ouvert » au plan de paix

L'événement annuel pour le Jour de l'indépendance américaine s'est tenu à Jérusalem pour la première fois, l'ambassadeur américain loue un "rassemblement historique"

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, son épouse Sara, l'ambassadeur américain en Israël David Friedman et sa femme Tammy lors des célébrations du Jour de l'indépendance américaine, à Jérusalem, le 2 juillet 2019. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, son épouse Sara, l'ambassadeur américain en Israël David Friedman et sa femme Tammy lors des célébrations du Jour de l'indépendance américaine, à Jérusalem, le 2 juillet 2019. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis de garder « l’esprit ouvert » au plan de paix américain tant attendu, tout en reprochant à l’Autorité palestinienne de l’avoir rejeté avant même sa publication.

Lors de son discours aux célébrations du Jour d’indépendance américaine à Jérusalem — organisées pour la première fois dans la capitale — Benjamin Netanyahu a remercié le Bahreïn d’avoir accueilli la semaine dernière le sommet économique chapeauté par la Maison Blanche ayant dévoilé le volet économique du plan de paix de l’administration Trump.

« C’était encourageant de voir participer plusieurs gouvernements arabes, malgré les efforts faits par les Palestiniens pour le minimiser », a estimé le Premier ministre israélien.

L’Autorité palestinienne a boycotté la conférence et encouragé d’autres pays à ne pas y assisté. « Les Palestiniens ne manquent jamais une opportunité de manquer une opportunité », a-t-il déclaré, citant un bon mot récurrent attribué au légendaire ministère israélien des Affaires étrangères, Abba Eban.

« Ils viennent juste d’en rater une autre. Une fois de plus, la gouvernance palestinienne a pris en otage la prospérité de son peuple à la faveur de son idéologie contre Israël », a dénoncé le chef du gouvernement.

« J’espère que les dirigeants palestiniens choisissent une voie différente. J’espère qu’au lieu de rejeter l’initiative de paix du président Trump, avant même qu’ils l’aient vue, ils gardent l’esprit ouvert. C’est ce que je ferai assurément’, a-t-il poursuivi.

Le Premier ministre a fait savoir qu’il avait hâte de travailler avec le président américain Donald Trump et son équipe pour « faire avancer la paix, la prospérité et la sécurité ».

« La sécurité est prioritaire, mais la paix et la prospérité ont leur place également, si les Palestiniens ont enfin la volonté d’abandonner leur objectif de détruire Israël et de reconnaître une bonne fois pour toutes l’État juif. C’est le problème et la solution », a-t-il rappelé.

S’exprimant devant des centaines d’invités avant Benjamin Netanyahu, l’ambassadeur américain en Israël,David Friedman a qualifié l’événement organisé dans la capitale de « l’une des célébrations notables du 4 juillet dans le monde entier ».

Dans leur discours, les deux hommes ont soulevé l’importance de la tenue de cet événement pour la première fois dans la capitale israélienne.

Le diplomate américain est même allé jusqu’à le décrire comme un « rassemblement historique ».

« Les débuts concrets des États-Unis peuvent être rattachés à Plymouth Rock, à Valley Forge, au Congrès continental, à la Convention de Philadelphie, au 4 juillet ou à d’autres points de référence historiques importants », a assuré David Friedman.

« Mais le commencement spirituel des États-Unis, ses principes fondateurs, sa compréhension des droits attribués par Dieu à chaque être humain — ce commencement s’est produit, dans les mots d’Isaiah, par ‘la parole du Seigneur de Jérusalem' », a-t-il déclaré.

« C’est pourquoi célébrer avec vous ce soir la signature de la Déclaration d’indépendance pour la première fois dans la ville de Jérusalem revêt une importance particulière ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, son épouse Sara, l’ambassadeur américain en Israël, David Friedman, et sa femme Tammy lors des célébrations du Jour de l’indépendance américaine, à Jérusalem, le 2 juillet 2019. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

Bien que Trump ait officiellement reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël en décembre 2017, les festivités du 4 juillet de l’année dernière s’étaient tenues à Airport City, en périphérie de Tel Aviv.

Le fait qu’elles se soient déroulées cette année à Jérusalem est peut être lié à une demande explicite faite par Netanyahu lors de l’événement de l’année dernière.

« David, j’ai un message pour toi. J’ai une requête : l’année prochaine à Jérusalem », avait demandé Benjamin Netanyahu à l’époque. « Il s’agit d’un très beau bâtiment, immaculé. L’année prochaine à Jérusalem, juste à côté de l’ambassade américaine, on pourra organiser un rassemblement plus grandiose avec de plus grands amis ».

L’année dernière, la Russie était devenue le premier pays à organiser les célébrations de sa fête nationale dans la ville, marquant ainsi la reconnaissance de Moscou de « Jérusalem-Ouest » comme capitale d’Israël l’année précédente.

Lors de l’événement, auquel avait assisté le Premier ministre israélien, l’ambassadeur russe, Anatoly Viktorov, avait souligné que cette reconnaissance dépendait de la désignation de la partie est comme siège d’un futur État palestinien après la conclusion d’un accord de paix.

Cette année, l’ambassade a célébré sa fête nationale à Tel Aviv.

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