Avec Bolton, Trump donne « des gages » à Israël et à Ryad, selon un député iranien
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Avec Bolton, Trump donne « des gages » à Israël et à Ryad, selon un député iranien

Le nouveau conseiller à la sécurité nationale est très hostile à Téhéran et à l'accord nucléaire conclu en 2015

John Bolton s'exprime au sommet des responsables républicains 'First in the nation' à Nashua, dans le New Hampshire, le 17 avril 2015 (Crédit : Darren McCollester/Getty Images via JTA)
John Bolton s'exprime au sommet des responsables républicains 'First in the nation' à Nashua, dans le New Hampshire, le 17 avril 2015 (Crédit : Darren McCollester/Getty Images via JTA)

La nomination de John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale prouve que le président américain Donald Trump « veut donner des gages aux sionistes (Israël) et à l’Arabie saoudite », a estimé samedi un responsable parlementaire iranien, appelant à renforcer les liens avec la Chine et la Russie.

« L’utilisation d’éléments radicaux hostiles à la République islamique montre que les Américains cherchent à accentuer la pression contre l’Iran », a ajouté Allaeddine Boroujerdi, le président de la Commission des Affaires étrangères, cité par l’agence Isna.

Selon ce responsable, Téhéran doit en réaction « renforcer (ses) relations avec (…) la Chine et la Russie, qui sont aussi visés par les sanctions américaines et font face à des défis importants de la part de ce pays, surtout après que le président Trump a ordonné l’imposition de taxes contre les produits chinois ».

Il s’agit de la première réaction d’un responsable politique iranien à cette nouvelle nomination aux Etats-Unis, le ministère des Affaires étrangères et le gouvernement n’ayant pas encore pris position.

La nomination de John Bolton, très hostile à Téhéran et à l’accord nucléaire conclu en 2015 entre l’Iran et les puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne), intervient dix jours après celle du directeur de la CIA Mike Pompeo à la tête de la diplomatie américaine. Celui-ci est également très hostile à l’Iran.

Ces changements renforcent le camp des responsables hostiles à la République islamique alors que Trump menace de sortir, le 12 mai, les Etats-Unis de l’accord nucléaire et de réimposer des sanctions contre Téhéran à moins d’un durcissement du texte, ce que l’Iran exclut.

« La Chine et la Russie sont deux membres importants du Conseil de sécurité et le renforcement des relations avec ces deux pays aidera à baisser l’effet des pressions américaines », a encore commenté samedi le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement.

L’Iran a développé ces dernières années ses relations avec Pékin et Moscou. La Chine est le premier partenaire économique et commercial de Téhéran, alors que la Russie et l’Iran ont fortement renforcé leurs relations, notamment pour soutenir le régime du président syrien Bachar al-Assad.

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