Baharav-Miara serait sur le point d’inculper Kobi Yaakobi
Cette décision de la procureure générale intervient au terme de près d'un an de débats sur l'affaire
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

La procureure générale Gali Baharav-Miara a décidé d’inculper le chef de l’administration pénitentiaire (IPS) Kobi Yaakobi, après près d’un an de débats sur cette affaire, ont fait savoir les médias israéliens.
Yaakobi sera poursuivi pour abus de confiance et pour entrave à l’enquête. Il est soupçonné d’avoir informé Avishai Muallem, ancien inspecteur de police haut gradé en Cisjordanie, d’une enquête secrète qui le concernait.
En juillet, le parquet avait annoncé pour la première fois qu’il envisageait de porter plainte, à l’issue d’une audience, contre le haut responsable pénitentiaire. Muallem, qui a depuis été mis en examen, est accusé d’avoir fait obstruction à des investigations qui avaient été ouvertes sur les violences nationalistes juives en vue de s’attirer les faveurs du ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir.
Yaakobi, qui exerçait les fonctions de secrétaire à la sécurité de Ben Gvir avant de rejoindre l’administration pénitentiaire, est soupçonné d’avoir divulgué l’existence de l’enquête à Muallem lors d’un appel téléphonique mis sur écoute.
Il avait laissé entendre l’année dernière qu’il démissionnerait s’il était mis en examen.
Réagissant à l’information de cette prochaine mise en examen, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a appelé Yaakobi à ne pas quitter ses fonctions.
« J’appelle le directeur de l’administration pénitentiaire, ce héros d’Israël, à rester à son poste et à poursuivre son important travail », a écrit le ministre d’extrême droite.
Ben Gvir a ajouté dans sa déclaration que Yaakobi « a mené une véritable révolution au sein de l’administration pénitentiaire ; il a pleinement mis en œuvre cette politique et il a rétabli la dissuasion dans les quartiers [de la prison] » après « des dizaines d’années de négligence durant lesquelles les terroristes dirigeaient de-facto les prisons ».
Sous la direction de Yaakobi, les conditions de détention se sont gravement détériorées – en particulier dans les établissements accueillant des détenus sécuritaires palestiniens.
Selon un rapport qui a été diffusé l’année dernière par le Bureau du défenseur public, les prisonniers incarcérés pour terrorisme reçoivent des rations alimentaires maigres, ils sont régulièrement battus par les gardiens et ils vivent dans des conditions insalubres qui permettent aux maladies de se propager rapidement dans des cellules minuscules et surpeuplées. Les personnes incarcérées pour des charges criminelles, si elles bénéficient d’un traitement légèrement meilleur et de portions alimentaires plus importantes, souffrent toujours d’une surpopulation chronique.
la Communauté du Times of Israël !







