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Brésil, Argentine, Chili et Mexique contre la légalisation des avant-postes

Les pays d'Amérique latine ont affirmé que les "mesures unilatérales de Jérusalem constituent de graves violations du droit international et des résolutions de l'ONU"

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Des militants tentent de réimplanter un avant-poste illégal baptisé Or HaChaïm dans le nord de la Cisjordanie, le 22 janvier 2023. (Autorisation)
Des militants tentent de réimplanter un avant-poste illégal baptisé Or HaChaïm dans le nord de la Cisjordanie, le 22 janvier 2023. (Autorisation)

Le Brésil, l’Argentine, le Chili et le Mexique ont conjointement condamné vendredi la décision d’Israël de renforcer sa présence en Cisjordanie après une série d’attentats terroristes à Jérusalem-Est.

Dans une déclaration publiée par le ministère brésilien des Affaires étrangères et signée par les quatre nations, les autorités brésiliennes ont exprimé leur « profonde inquiétude » face à l’annonce faite par Israël dimanche dernier de légaliser rétroactivement neuf avant-postes illégaux et l’avancement des plans pour la construction de quelque 10 000 nouvelles unités de logement en Cisjordanie.

« Ces mesures unilatérales constituent de graves violations du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies », indique la déclaration.

La plupart des puissances occidentales considèrent que les implantations en Cisjordanie sont illégales et constituent une violation du droit international. Quelque 500 000 Israéliens vivent dans des implantations en Cisjordanie, au milieu de 2,9 millions de Palestiniens.

Le retour du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva à la tête du pays le 1er janvier a mis fin à une période de quatre ans d’alignement du Brésil sur Israël sous la houlette de son prédécesseur d’extrême-droite Jaïr Bolsonaro, qui avait même évoqué un transfert contesté de l’ambassade du pays sud-américain de Tel Aviv à Jérusalem.

Dans leur déclaration, les gouvernements latino-américains ont appelé les deux parties à « s’abstenir d’actes et de provocations qui pourraient favoriser une nouvelle escalade de la violence » dans la région, et ont exhorté à des négociations en vue d’une « solution pacifique » au conflit de longue date.

Des gens regardent l’implantation d’Elon Moreh, près de la ville de Naplouse, en Cisjordanie, le 14 novembre 2022. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Les quatre pays ont rejoint une longue liste de pays qui se sont déjà prononcés contre la décision du cabinet de dimanche dernier, qui a été présentée comme une réponse aux attentats terroristes à Jérusalem-Est qui ont fait 11 morts israéliens ces dernières semaines. Près de 50 Palestiniens ont également été tués depuis le début de l’année – la plupart dans des affrontements avec des soldats, mais certains dans des circonstances plus douteuses qui font l’objet d’une enquête par Tsahal.

Cherchant apparemment à minimiser les dégâts, les responsables israéliens ont fait des déclarations anonymes aux médias israéliens, soulignant que les avant-postes récemment légalisés existaient depuis des années et qu’il faudra des années avant que les nouvelles maisons n’y soient construites. Cependant, de nombreux avant-postes légalisés se trouvent sur des terres palestiniennes privées et les 10 000 maisons qu’Israël cherche à construire constitue la plus grande quantité jamais approuvée en une fois.

L’administration Biden a adressé plusieurs reproches à Israël suite à cette décision, mais elle a également annoncé jeudi qu’elle ne soutenait pas une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies en préparation pour un vote dès lundi, qui appelle à un arrêt immédiat des « activités d’implantation ». Ne voulant pas utiliser leur droit de veto, les États-Unis ont fait pression sur les pays pour qu’ils soutiennent une déclaration commune plus symbolique dans le même sens, ont indiqué des diplomates de l’ONU.

Alors que la communauté internationale considère toutes les implantations comme illégales, Israël fait le distinguo entre les logements construits dans des implantations autorisées par le ministère de la Défense sur des terres appartenant à l’État, et les avant-postes illégaux construits sans permis, souvent sur des terres palestiniennes privées. Cependant, des avant-postes sont parfois établis avec l’approbation tacite de l’État, et les gouvernements successifs ont tenté de légaliser quelques- unes des communautés non reconnues, dont le nombre s’établirait à une centaine.

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