Israël en guerre - Jour 143

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ONU: Un projet de résolution demande l’arrêt immédiat « des activités d’implantation »

Les États-Unis - qui s'opposent aux implantations et qui s'opposent aussi à un arbitrage du conflit à l'ONU - proposent plutôt une déclaration conjointe sur le sujet

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Des travaux de construction dans l’implantation de Givat Zeev, en Cisjordanie, près de Jérusalem, le 10 mai 2022. (Crédit: Ahmad Gharabli/AFP)
Des travaux de construction dans l’implantation de Givat Zeev, en Cisjordanie, près de Jérusalem, le 10 mai 2022. (Crédit: Ahmad Gharabli/AFP)

Les Émirats arabes unis, au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, ont rédigé un projet de résolution demandant à Israël de cesser immédiatement toute activité d’implantation et la mission palestinienne au sein de l’ONU, qui a exercé des pressions en faveur de cette mesure, exhorte le Conseil de procéder dès lundi à un vote, ont fait savoir trois diplomates au Times of Israel, mercredi.

Une résolution qui répond à l’annonce faite par Jérusalem, dimanche, de la légalisation de neuf avant-postes et de l’avancée des plans de construction d’environ 10 000 logements dans les implantations de Cisjordanie, une annonce faite en réponse à une série d’attentats terroristes qui a endeuillé la ville sainte.

Ce projet de résolution – dont l’authenticité des extraits a été confirmée auprès du Times of Israel – demande à l’État juif « d’arrêter immédiatement et complètement toutes les activités d’implantation dans les territoires palestiniens occupés ».

La résolution « réaffirme que l’établissement par Israël de colonies sur les territoires palestiniens occupés depuis 1967, notamment à Jérusalem-Est, n’a aucune validité légale et constitue une violation flagrante de la loi internationale ».

Israël a annexé Jérusalem-Est en 1980 et considère ce secteur comme partie intégrante de la sa capitale indivisible. Concernant la Cisjordanie, l’État juif s’est retenu d’annexer officiellement le territoire mais les gouvernements successifs ont élargi les implantations juives au-delà de la Ligne verte – un principe que soutient ardemment le nouveau gouvernement qui est dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Cette résolution des EAU qui est présentée au Conseil de sécurité – elle a été initialement signalée par l’agence Reuters – condamne toute initiative susceptible de faire avancer une annexion du territoire par Israël, dont les légalisations d’avant-postes.

Les États-Unis, opposés depuis longtemps à un arbitrage de l’ONU dans le conflit israélo-palestinien, ont repoussé les initiatives prises par les Palestiniens visant à présenter au vote cette résolution, ont indiqué deux diplomates des Nations unies.

Photo d’illustration : Hayashi Yoshimasa, ministre japonais des Affaires étrangères, préside une rencontre du Conseil de sécurité au siège des Nations unies de New York, le 12 janvier 2023. (Crédit : AP Photo/John Minchillo)

Ils ont toutefois également condamné avec vigueur la dernière annonce faite par Jérusalem et ils ont émis plusieurs communiqués exprimant leur consternation.

Afin d’éviter de devoir utiliser leur droit de veto lors du vote de la résolution dans le but de bloquer cette dernière, les Américains ont encouragé les Palestiniens et leurs alliés, au Conseil, à envisager de rédiger une déclaration conjointe plus symbolique dénonçant les annonces faites par le gouvernement israélien sur ses intentions en Cisjordanie, ont expliqué les diplomates des Nations unies.

Une proposition qui a été rejetée par Ramallah, qui veut que cette résolution soit présentée au vote des États-membres lundi, quand le Conseil de sécurité se réunira, comme chaque mois, pour un briefing sur les développements survenant dans le conflit israélo-palestinien.

Les discussions sur la résolution sont en cours et le texte pourrait encore être modifié, tout comme le moment choisi pour le vote, ont précisé les diplomates.

La dernière résolution condamnant Israël pour ses activités d’implantation avait été adoptée en mois de décembre 2016 par le Conseil de sécurité. Quatorze des quinze membres du Conseil avaient apporté leur soutien à la mesure et les États-Unis, qui étaient alors dirigés par l’administration de Barack Obama, avaient pris la décision de s’abstenir afin de permettre à la résolution d’être approuvée.

Un porte-parole de la mission américaine à l’ONU n’avait pas répondu à notre demande de commentaire au moment de la rédaction de cet article.

Selon les trois diplomates des Nations unies, Israël exerce simultanément des pressions sur les membres du Conseil de sécurité en leur demandant de ne pas apporter leur soutien à la résolution – une tâche d’une difficulté extrême dans la mesure où les politiques du pays en Cisjordanie sont condamnées à une quasi-unanimité.

L’ambassadeur israélien aux Nations unies, Gilad Erdan, a écrit une lettre aux États-membres du Conseil dans la journée de mardi, leur demandant de condamner une série récente d’attentats à Jérusalem qui a fait onze morts du côté israélien et affirmant que ces attaques ont été « une conséquence directe » des incitations lancées par l’Autorité palestinienne et par les groupes terroristes.

Ce courrier ne mentionnait pas les initiatives prises pour ancrer encore davantage la présence israélienne en Cisjordanie qui ont été approuvées, dimanche, par le cabinet et qui ont été présentées comme une réponse aux attentats terroristes palestiniens.

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