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Cabrières d’Avignon rejoint les « Villes de France des Justes parmi les Nations »

Résidents de la commune, les fermiers Attilio et Marie Garagnoli ont été reconnus Justes parmi les Nations en 2012 pour avoir sauvé la famille Pulvermacher

La cérémonie de pose de la plaque "Villes et Villages de France des Justes parmi les Nations" à l’entrée de Cabrières d'Avignon, le 12 mai 2022. (Crédit : Yad Vashem France)
La cérémonie de pose de la plaque "Villes et Villages de France des Justes parmi les Nations" à l’entrée de Cabrières d'Avignon, le 12 mai 2022. (Crédit : Yad Vashem France)

La ville de Cabrières d’Avignon dans le Vaucluse fait désormais partie du réseau « Villes et Villages de France des Justes parmi les Nations », a rapporté le Comité français de Yad Vashem. Une plaque a ainsi été apposée à l’entrée de la ville le 12 mai dernier.

L’an dernier, une autre plaque avait déjà été apposée dans le village en l’honneur de Attilio et Marie Garagnoli, fermiers reconnus Justes parmi les Nations en 2012. Lui est décédé en 1996, elle en 1992.

Les cinq membres de la famille Garagnoli sont originaires d’Italie et ont émigré en France en 1925. Ils ont fait partie de la vague d’émigration des antifascistes qui ont quitté l’Italie dans les années 1920 suite à l’arrivée de Mussolini au pouvoir, et se sont installés à Cabrières d’Avignon.

Pendant la guerre, la famille Pulvermacher a fui Paris et s’est installée dans une maison louée à Cabrières-d’Avignon. Léon Pulvermacher est entré en contact avec Attilio Garagnoli lorsqu’il a entendu une diffusion de la BBC venant de la maison des Garagnoli, et leur a demandé à écouter avec eux.

Au mois de mars 1944, les Allemands sont arrivés dans le village. Léon Pulvermacher avoue à la famille Garagnoli qu’ils sont Juifs. Les Garagnoli prennent alors en charge leurs voisins Léon Pulvermacher, son épouse Berthe et leur fille Dora Pulvermacher, ainsi que deux cousins, Robert Pulvermacher et Maurice Wietrzniak, faisant partie d’un groupe de résistants venus au village dans le cadre d’une mission. Le couple Garagnoli les a cachés, nourris et soutenus moralement durant toute cette période jusqu’à la Libération.

Attilio Garagnoli. (Crédit : Collection Yad Vashem)

Le département du Vaucluse compte 31 Justes parmi les Nations.

Ces derniers mois, Châteaumeillant, dans le Cher, et Beuil, dans les Alpes-Maritimes, ont rejoint le réseau « Villes et Villages des Justes de France ».

Créé en 2010, ce titre distingue les localités qui ont caché des Juifs pendant la Shoah.

L’inscription d’une commune au rang des « Villes et Villages des Justes de France » se fait uniquement s’il n’y a eu aucune contrepartie pour les habitants qui ont aidé des Juifs.

Aujourd’hui en France, on compte 140 villes et villages ayant été honorés de ce titre.

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