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Les victimes du 7 octobre

Caporal Yonatan Elazari, 19 ans : Sans arme, cette jeune recrue a tenté de repousser l’invasion

Il est mort en combattant des terroristes du Hamas à Ofakim, le 7 octobre 2023

Le caporal Yonatan Elazari. (Crédit : Armée israélienne)
Le caporal Yonatan Elazari. (Crédit : Armée israélienne)

Le caporal Yonatan Elazari, 19 ans, parachutiste priginaire d’Alon Shvut, a été tué le 7 octobre en combattant des terroristes du Hamas à Ofakim.

Il a été inhumé à Kfar Etzion le 11 octobre dernier. Il laisse dans la peine ses parents, Miriam et Idan, ainsi que ses frères et sœurs Tamar, Boaz, Shlomit et Avigayil.

Yonatan suivait la formation de base, le 7 octobre, et il n’était pas de garde ce jour-là. Il passait la fête de Simhat Torah à Ofakim, dans la yeshiva pré-militaire qu’il avait fréquentée avant de s’engager, lorsque l’assaut du Hamas a commencé.

Selon les médias, c’est désarmé – à l’exception de quelques pierres – qu’il s’est dirigé vers l’entrée pour tenter de repousser l’invasion terroriste. En chemin, un soldat lui a remis un couteau, a précisé sa famille.

Il a ensuite récupéré l’arme – dont il ne savait pas se servir – d’un policier grièvement blessé et évacué, a ajouté sa famille. Il a pris position sur le toit d’un immeuble et utilisé l’arme pour tirer sur les terroristes dans une rue en contrebas, jusqu’à ce qu’on lui tire dessus. Ses proches ont fait savoir que son corps avait été retrouvé le lendemain, sur le toit, entouré de douilles, le sourire aux lèvres.

« Il était tout en bravoure et en douceur, plein d’une joie exubérante et d’espièglerie », a écrit son père dans un éloge funèbre. « Plein d’initiative et d’originalité. Tout le monde tombait sous son charme : il attirait l’attention. C’était de surcroit un ami loyal toujours prêt à donner un coup de main, comme lorsqu’il s’est lancé dans les combats, naturellement, avec bravoure, et qu’il est mort en héros en livrant une bataille qui a permis d’arrêter une cellule terroriste à Ofakim. »

Son père, Idan, a ajouté : « Ils l’ont trouvé sur le toit, mort, le sourire aux lèvres. Je suis sûr que ce sourire ne t’a pas quitté depuis le moment où tu es entré sur le champ de bataille. [On t’a trouvé] sur le toit, avec tes sandales Shoresh rouges, un couteau de commando à la ceinture et entouré de balles. Tu avais l’air si paisible… Au revoir mon fils. Je t’aimerai toujours. »

Dans un podcast d’Arutz Sheva, sa mère Miriam a parlé de lui comme d’un garçon « espiègle, doux, tellement doux, qui brisait des cœurs, avec ses boucles, ses yeux clairs et rieurs et toujours le sourire – il était toujours heureux ».

« Il rêvait d’être un combattant, il était doux et sensible, mais il était très physique, il aimait les sensations extrêmes, il faisait de l’escalade, collectionnait les couteaux. Il avait fait de la sculpture quand il était enfant, et aussi du tir à l’arc », a-t-elle déclaré.

Miriam se rappelle l’avoir vu la dernière fois une semaine avant sa mort, pour le premier jour de Souccot : toute la famille s’était réunie pour l’occasion, ce qui était rare. Selon elle, le 7 octobre, la yeshiva a conseillé à tous ses étudiants de rester dans les abris anti-aériens, et à ceux qui avaient des armes, de surveiller les entrées et les sorties, « mais Yonatan est sorti quand même ».

« Ceux qui le connaissaient n’ont pas été surpris » par ce qu’il a fait ce jour-là.

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