Ce que nous savons ou ignorons au sujet des manifestations de vendredi à Gaza
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Ce que nous savons ou ignorons au sujet des manifestations de vendredi à Gaza

Après les affrontements qui ont fait 16 morts du côté palestinien, le débat divise l'opinion publique : S'agissait-il de manifestants non-armés ou de dangereux terroristes ?

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des manifestants palestiniens courent pour échapper au gaz lacrymogène lancé par les forces israéliennes durant des affrontements qui ont suivi une manifestation le long de la frontière avec Israël, à l'est de  Gaza City, le 1er avril 2018 (Crédit : Mohammed Abed/AFP)
Des manifestants palestiniens courent pour échapper au gaz lacrymogène lancé par les forces israéliennes durant des affrontements qui ont suivi une manifestation le long de la frontière avec Israël, à l'est de Gaza City, le 1er avril 2018 (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Trois jours après la journée le plus meurtrière à Gaza depuis la guerre de 2014 entre Israël et le Hamas, des questions significatives – factuelles, juridiques et morales – abondent en ce qui concerne ce qui est survenu des deux côtés de la barrière de sécurité.

Que faisaient donc exactement les 16 Palestiniens qui ont été tués – et les nombreux, très nombreux autres blessés – vendredi ? Leurs actions justifiaient-elles l’usage de la force meurtrière ? Quelles sont les autres réponses que les militaires auraient pu apporter aux manifestations ?

Des dizaines de milliers de Palestiniens ont participé aux manifestations le long de la barrière avec Gaza, marquant la « journée de la Terre », une commémoration de l’expropriation des terres arabes en Galilée par le gouvernement israélien le 30 mars 1976 et des mouvements de protestation qui avaient suivi, au cours desquels six Arabes israéliens avaient été tués.

Cette journée a marqué le coup d’envoi d’une « marche du Retour » longue de six semaines qui s’achèvera à la mi-mai avec la « journée de la Nakba », qui célèbre le déplacement des Arabes après la création d’Israël et qui sera également la date du transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, une initiative qui avait entraîné la fureur des leaders palestiniens.

Les Palestiniens participent à des manifestations près de la frontière avec Israël à l’est de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 30 mars 2018 (AFP / Mohammed Abed)

La marche du Retour est un événement annuel mais l’édition de cette année, à Gaza, a obtenu un soutien significatif de la part du groupe terroriste du Hamas qui gouverne la bande. En plus des civils qui ont organisé le mouvement de protestation – insistant sur le fait qu’il serait pacifique – il y a eu des personnalités telles que Khaled al-Batsh, membre éminent du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien appuyé par l’Iran, ce qui a ajouté à la nature complexe de la manifestation – en partie légitime et en partie néfaste.

Dimanche, le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a fait savoir que 15 personnes avaient été tuées par des tirs israéliens durant la manifestation et que 1 479 autres avaient été blessées, plus de la moitié par des tirs à balles réelles, les autres ayant été touchés par des moyens de dispersion anti-émeutes qui avaient été utilisés et dont la portée est moins meurtrière. L’un des blessés a succombé à ses blessures dans la matinée de lundi, ce qui a porté le bilan à 16 morts.

Le porte-parole de l’armée, le général de brigade Ronen Manelis, a pour sa part rejeté les chiffres avancés par le ministère à Gaza concernant le nombre de victimes blessées par des balles réelles et il a affirmé que ce nombre était très largement inférieur en réalité à celui annoncé.

« Il n’y a pas eu des centaines de personnes blessées par balles. La majorité écrasante [des personnes touchées] a été blessée par les instruments utilisés pour la dispersion d’émeutes », a-t-il déclaré.

Parmi les morts, deux hommes qui, armés de fusils d’assaut AK-47 et de grenades à main, ont ouvert le feu sur les soldats israéliens et ont tenté d’ouvrir une brèche dans la barrière de sécurité dans le nord de la bande de Gaza avant d’être tués par les soldats et un tank de l’armée israélienne, selon les militaires, qui ont plus tard diffusé une vidéo de l’attaque enregistrée par ses caméras de surveillance le long de la clôture ainsi que des photos des armes.

Manelis a directement attribué la responsabilité de cet attentat manqué aux leaders du Hamas Ismail Haniyeh et Yahya Sinwar. « Il est impossible qu’un attentat terroriste ait lieu sans l’approbation de Haniyeh et de Sinwar », a-t-il commenté devant les journalistes dans la journée de lundi.

Selon l’armée israélienne, les autres Palestiniens qui ont été tués ont fait l’objet de tirs conformément aux règles de l’engagement militaire. Elle n’a toutefois produit que peu de preuves sur ce qui est arrivé exactement.

Manelis a indiqué qu’au cours de la journée de vendredi, l’armée israélienne a noté trois tentatives visant à placer des dispositifs explosifs improvisés le long de la clôture et cinq initiatives de franchissement de la clôture à l’aide de cutters, ainsi que des cas multiples de personnes jetant des pneus enflammés sur la clôture. Il a refusé de donner des détails sur les soupçons pesant sur les actions des personnes qui ont été tuées, rejetant les appels à des enquêtes extérieures.

Une vidéo de l’armée israélienne semble montrer des Palestiniens tentant de brûler des pneus le long de la clôture de sécurité à Gaza durant une manifestation massive, le 30 mars 2018.

« Nous n’avons pas à répondre au monde de toutes les balles que nous sommes amenés à tirer », a-t-il dit.

Certaines images filmées ont mis en doute l’affirmation de l’armée que chaque personne ayant fait l’objet de tirs représentait une menace claire – c’est notamment le cas d’Abd el-Fatah Abd a-Nabi, qui semble avoir été pris pour cible alors qu’il courait à une distance significative de la frontière en tenant un pneu.

Manelis n’a pas évoqué les spécificités de ce cas mais il a noté que la vidéo en question avait subi un montage et qu’elle ne montrait pas le moment qui avait immédiatement précédé les tirs.

Il a ajouté que du point de vue de l’armée, en prenant en compte le nombre de participants et la nature violente des actions sur la frontière, le nombre de victimes était « très raisonnable ».

Sur les 16 morts, 11 semblent avoir été affiliés à des organisations terroristes, a-t-il noté, et en particulier au Hamas mais également à la brigade des martyrs Al-Aqsa du Fatah, au Jihad islamique et à un groupe salafiste. L’identification faite par l’armée de ces opérateurs a été largement permise par les revendications des organisations terroristes elles-mêmes, et par les photographies des hommes en uniforme ou faisant l’objet de funérailles de style militaire.

Un Palestinien blessé sur la frontière entre Israël et Gaza sur un lit de l’hôpital Shifa de Gaza City, le 1er avril 2018 (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Interrogé au sujet des vidéos montrant des gens pris pour cible alors qu’ils se tiennent à une distance relativement élevée de la frontière, le porte-parole a fait savoir que l’armée enquêtait sur tous les incidents de ce type qui sont survenus vendredi. « Certaines choses semblent mauvaises sur les images et il est possible qu’il y ait eu des erreurs », a-t-il dit.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a rejeté de manière similaire les appels à des enquêtes extérieures, samedi.

Suite aux manifestations de vendredi, les pays du monde entier ont exprimé leur inquiétude face au nombre de personnes tuées.

Le secrétaire-général des Nations unies Antonio Guterres a ainsi appelé les parties concernées à « se retenir de toute action pouvant entraîner davantage de victimes ». La France a appelé Israël à faire preuve de retenue. Et le Koweït a tenté d’obtenir une condamnation d’Israël à l’ONU pour sa réponse militaire, une initiative déjouée par le veto américain opposé à cette résolution.

Manelis s’est offusqué de ce point de vue selon lequel Israël serait à blâmer pour les violences de vendredi, dont il a attribué la responsabilité au Hamas qui a aidé à organiser le mouvement de protestation.

« Ce n’est pas Israël qui a initié cela. Nous ne voulions pas que ça arrive », a-t-il déclaré.

Au cours des manifestations, ce sont 30 000 Palestiniens, selon les estimations, qui ont pris part au mouvement à six endroits principaux, situés à l’est des villes majeures, le long de l’enclave côtière. La majorité des participants sont restés à plusieurs centaines de mètres de la clôture de sécurité qui sépare Gaza d’Israël. Des photographies et des vidéos tournées dans la zone ont montré des gens dansant et des familles profitant d’un barbecue.

Les Palestiniens franchissent une ville de tentes dressées le long de la frontière avec Israël, à l’est de Gaza City, pour commémorer la Journée de la terre (Crédit : AFP/ MAHMUD HAMS)

Mais une partie des manifestants, en particulier de jeunes hommes et certaines jeunes femmes, s’est approchée de la clôture de sécurité – dans un périmètre de douze mètres – allumant des feux ou utilisant des frondes pour jeter des pierres aux soldats israéliens qui se tenaient de l’autre côté.

Un nombre moins important s’est directement dirigé vers la clôture. Des vidéos diffusées par les militaires et d’autres qui circulent sur les réseaux sociaux ont principalement montré des jeunes hommes jetant des cocktails Molotov ou faisant brûler des pneus à la frontière de métal.

Selon Manelis, des groupes terroristes ont aussi essayé de profiter du désordre pour installer des dispositifs explosifs artisanaux le long de la clôture dans trois cas. Les militaires n’en ont fourni aucune preuve visuelle.

Un manifestant palestinien jette des pierres vers les soldats israéliens durant une manifestation le long de la frontière avec Israël, à l’est de Gaza City, le 31 mars 2018 (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

Au cours du mouvement de protestation, les soldats israéliens ont utilisé des gaz lacrymogènes – lancés par des lanceurs de grenade mais aussi par des drones spécialement créés pour ça – ainsi que des balles en caoutchouc et des balles réelles contre les émeutiers.

Les militaires soutiennent que, conformément aux règles de l’engagement, les balles réelles n’ont été utilisées que contre des individus présentant une menace directe pour les soldats israéliens ou pour la clôture de sécurité.

L’un des points aveugles dans l’évaluation des actions menées par l’armée vendredi réside dans la quantité d’informations encore inconnues ou qui sont mises en doute, depuis le nombre de personnes visées par des tirs à ce que faisaient ces individus très précisément à ce moment-là, commente Eliav Lieblich, enseignant à la faculté de droit de l’université de Tel Aviv.

Sans ces informations, il est difficile de déterminer avec exactitude si les personnes représentaient une menace, comme le prétend l’armée israélienne, ou non.

Et ce problème ne concerne pas seulement l’enquête sur les 16 morts, mais également le grand nombre de blessés par balles, selon Lieblich, qui a co-écrit un mémoire juridique sur les difficultés potentielles posées par les tactiques militaires.

Des snipers israéliens se préparent pour des manifestations massives des Palestiniens à Gaza, avec la possibilité que les manifestants fassent une brèche dans la barrière de sécurité, le 30 mars 2018 (Crédit : Armée israélienne)

Une autre vidéo des violences filmée lors d’une manifestation bien plus modeste qui a eu lieu dimanche a semblé montrer un adolescent palestinien touché à la tête par une balle alors qu’il se tenait à côté d’une pile de pneus enflammés, mais qu’il ne semblait pas représenter une menace claire pour les militaires ou la clôture de sécurité.

« Quand vous comptez 800 blessés par arme à feu, cela fait réfléchir sur les règles de l’engagement », commente Lieblich lors d’un entretien téléphonique.

Manelis a expliqué que l’armée ouvrirait ses propres enquêtes internes comme elle le fait dans tous les cas qui résultent en un mort hors d’un strict cadre de combat.

Les jours qui ont précédé la manifestation de vendredi, l’armée avait clairement établi que sa préoccupation la plus immédiate était un afflux massif vers le territoire israélien de la part de milliers ou de dizaines de milliers de Gazaouis, comme c’était arrivé le long des frontières libanaise et syrienne au mois de juin 2011, lorsqu’une foule avait franchi les clôtures et pénétré sur le territoire de l’Etat juif et que plusieurs ressortissants libanais et syriens avaient été tués dans les agitations qui avaient suivi, certains par des soldats israéliens et d’autres par des militaires libanais.

Lundi, le porte-parole a déclaré que l’armée se préparait très exactement pour de tels événements.

Le leader du Hamas fait le « V » de la victoire durant une manifestation près de la frontière avec Israël, à l’est de Gaza city, pour commémorer la journée de la Terre, le 30 mars 2018 (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

« Haniyeh a dit : Nous couperons la clôture et nous irons à Jérusalem », a précisé Manelis.

Il n’a cessé de dire « Imaginez ce qui aurait pu se produire » durant tout son entretien téléphonique avec les journalistes.

Une telle irruption massive n’a pas eu lieu.

Peut-être qu’une brèche massive n’aura jamais été une menace crédible et seulement une fanfaronnade de la part du chef du Hamas qui aura eu pour objectif d’effrayer les citoyens israéliens et de mettre sous pression l’armée. Mais Manelis a néanmoins maintenu qu’elle avait représenté un danger réel, qui n’avait été évité que « grâce à la manière dont Israël a réagi » vendredi.

« Nous avons empêché une catastrophe », a-t-il poursuivi.

Interrogé sur la potentielle réponse apportée par l’armée si une foule de Palestiniens parvenait, en effet, à franchir la clôture et à marcher vers les communautés israéliennes avoisinantes, Manelis a déclaré que l’armée s’est préparée à de tels scénarios mais qu’il « préfère ne pas y penser » dans la mesure où les résultats en seraient très certainement sanglants.

Une brèche dans la clôture ou des tentatives de l’endommager ne représentent pas, en elles-mêmes, une justification pour l’utilisation d’une force meurtrière, selon Lieblich.

L’affirmation de l’armée qu’une attaque contre la clôture de sécurité pourrait amener une foule à se précipiter sur le territoire israélien, ce qui pourrait entraîner une « catastrophe », n’est pas convaincante au niveau légal, dit Lieblich. « Il est impossible de dire avec certitude ce qu’il se passerait après un fait donné », a-t-il expliqué.

Lieblich a souligné toutefois qu’il n’évoquait que les tentatives de sabotage ou de franchissement de la clôture et non les tentatives de poser des explosifs ou d’attaquer les soldats à l’aide de pierres et de grenades incendiaires, des actions qui représentent bien plus clairement une menace à la vie.

Manelis, pour sa part, a estimé qu’ « une menace mortelle est un problème subjectif ».

L’identification des opérateurs terroristes

L’un des éléments les plus irréguliers à sortir ce week-end a été une liste des noms, des âges, des villes d’origine, des photos et des affiliations terroristes de 10 des 16 personnes tuées, qui a été publiée samedi soir par l’armée israélienne (L’Etat juif n’a pas identifié un 11ème membre présumé d’organisation terroriste, même si le Jihad islamique a publiquement affirmé qu’il faisait partie de son groupe).

L’armée avait mis a-Nabi dans sa liste des membres du Fatah. Sur une affiche, le Hamas s’est référé à lui comme à un « moudjahidine tombé en martyr », un terme généralement réservé aux terroristes. Sa famille a nié qu’il appartenait à l’organisation.

Les victimes des violences du 30 mars sur la frontière entre Israël et Gaza identifiées par Israël comme des membres des groupes terroristes (Crédit : armée israélienne)

Habituellement, même longtemps après que les identités des terroristes ont été rendues publiques dans les médias ou diffusées par les services de sécurité du Shin Bet, l’armée s’abstient généralement de se référer à eux par leurs noms, évoquant plutôt dans les communiqués officiels le « terroriste qui a tué X », ou le « terroriste qui a commis cet attentat à la voiture bélier/à l’arme blanche/à l’arme à feu ».

Les militaires ont été en mesure de diffuser des informations sur les personnes tuées à Gaza en vingt-quatre heures en partie en raison de ses équipements de caméras améliorés sur la frontière, mais plus particulièrement en raison de la richesse des sources d’informations ouvertes sur les réseaux sociaux, ce qui n’était pas disponible dans le passé.

Cette initiative inhabituelle de l’armée de faire connaître les identités semble avoir été une tentative visant à renforcer le message transmis depuis des semaines par les responsables israéliens : Il ne s’agissait pas d’un mouvement de protestation civil pacifique, mais bien orchestré par des groupes terroristes poursuivant leurs objectifs propres.

« Une manifestation, ce n’est pas des gens qui font brûler des pneus et qui tirent », a dit Manelis.

Quelle autre réponse aurait pu être apportée ?

Tandis que l’armée israélienne pourrait être en mesure de justifier au niveau légal son usage de la force meurtrière, cela ne signifie pas qu’elle ait été nécessaire dans tous les cas.

« Mon impression est que nous pouvons avoir trop rapidement tiré – et jusqu’à un certain point – lors d’une manifestation dont je ne suis pas sûr qu’elle ait mis nos soldats en péril et dont je ne suis pas sûr qu’elle aurait été l’occasion de piétiner la frontière, en laissant entrer une foule sur le territoire israélien », a dit lundi au Times of Israel l’ancien général de l’armée israélienne Giora Eiland.

Les militaires ont utilisé une gamme relativement limitée de mesures de dispersion anti-émeutes vendredi, majoritairement des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

Les règles de l’engagement de l’armée en ce qui concerne les tirs à balles réelles ont également entraîné un grand nombre de morts du côté palestinien. Même si les militaires considèrent ce chiffre comme « raisonnable », cela a amené certains à se demander si l’armée ne ferait pas mieux de modifier ses protocoles.

La police des frontières utilise Skunk pour disperser une foule protestant contre la barrière de sécurité dans le village de Bilin, près de Ramallah, en Cisjordanie. (Crédit : Rishwanth Jayapaul / Flash 90)

Les commentateurs se sont également interrogés sur la raison pour laquelle l’armée n’a pas eu recours à d’autres moyens de dispersion à sa disposition, comme le spray toxique « skunk » à l’odeur de viande pourrie ou d’égoût, et pourquoi elle n’a pas fait appel à des forces supplémentaires de la police des frontières, qui sont mieux formées dans la réponse aux émeutes.

D’autres ont suggéré l’utilisation d’armes de dispersion anti-émeutes non-meurtrières d’autres pays, comme le Active Denial System américain de l’entrepreneur Raytheon, qui envoie une énergie similaire à des micro-ondes aux manifestants – qui réchauffe l’eau de la peau jusqu’à forcer l’individu à reculer en raison d’une chaleur douloureuse.

Selon Manelis, néanmoins, l’armée ne prévoit pas de changement fondamental dans ses méthodes si le mouvement de protestation prévu vendredi prochain devait se dérouler à Gaza.

« Nous utiliserons les mêmes forces, les mêmes équipements et les mêmes tactiques », a-t-il dit.

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