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Colmar : 2 individus condamnés pour un maillot de Toulouse floqué au nom de Merah

L’un était poursuivi pour avoir porté à plusieurs reprises le maillot, l’autre a été reconnu coupable d’avoir diffusé la photo sur les réseaux sociaux

Capture d’écran d’un tweet de l’UEJF.
Capture d’écran d’un tweet de l’UEJF.

Le Tribunal judiciaire de Colmar (Haut-Rhin) a condamné vendredi deux individus pour avoir fait l’apologie du terroriste Mohamed Merah, en publiant sur les réseaux sociaux une photo d’un maillot du Toulouse FC floqué à son nom (le maillot était aussi floqué du numéro 7, nombre de meurtres causés par le terroriste).

Une enquête pour « apologie du terrorisme » avait été ouverte en janvier par la Police judiciaire de Mulhouse, et ils ont écopé de trois et quatre mois de prison avec sursis, assorties d’un sursis probatoire de 24 mois et l’obligation, entre autres, de suivre un stage de citoyenneté. Ils devront aussi verser une indemnisation au Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) et au Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui s’étaient porté parties civiles, à hauteur de 500 €.

« L’apologie du terrorisme par moyen de communication au public en ligne est un délit puni de sept ans d’emprisonnement », avait précisé le parquet au début de l’enquête.

Celle-ci avait permis de retrouver rapidement la trace des deux individus, âgés d’une vingtaine d’années, qui en étaient à l’origine. L’un était poursuivi pour avoir porté à plusieurs reprises le maillot et a reçu la peine de trois mois de prison avec sursis. L’autre a été reconnu coupable d’avoir diffusé la photo sur les réseaux sociaux.

Ce dernier a été plus lourdement puni car il était aussi mis en cause pour détention d’arme de catégorie C, un fusil de chasse et 36 cartouches, acquises clandestinement « quelques semaines après la confection du maillot », a indiqué la procureure.

Les téléphones des deux individus, sans antécédents judiciaires, avaient révélé aux enquêteurs la présence de « photographies du drapeau du groupe terroriste Daesh et des terroristes Cherif et Saïd Kouachi, Abdelhamid Abaaoud, Amedy Coulibaly ». Se trouvait également « une photographie torse nu avec la légende : ‘Mohamed Merah serait fier de moi s’il était encore en vie’ ».

Avant l’annonce de l’ouverture de cette enquête, le Toulouse Football Club (TFC) avait qualifié sur Twitter ce flocage « d’abject et honteux », précisant qu’il « s’insurgeait de ce contenu, l’avait signalé dès qu’il en avait pris connaissance, et affirmait que ledit maillot n’avait pas été traité par les équipes des boutiques officielles du club ».

Les portraits des sept victimes – Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Gabriel Sandler, Aryeh Sandler, Myriam Monsonégo et Jonathan Sandler – de Mohamed Merah pendant une cérémonie de commémoration organisée par le CRIF à Toulouse, le 19 mars 2014. (Crédit : Rémy Gabalda/AFP)

Le 19 mars 2012, Mohammed Merah a tué par balles l’enseignant juif Jonathan Sandler et deux de ses enfants, Gabriel, 3 ans, et Aryeh, 6 ans, ainsi q’une autre petite fille de 8 ans, Myriam Monsonégo dans le collège-lycée Ozar Hatorah, à Toulouse, après avoir abattu Imad Ibn Ziaten, Mohamed Farah Chamse-Dine Legouad et Abel Chennouf à Toulouse et à Montauban les jours précédents.

Il a été tué le 22 mars 2012, après un siège de 32 heures de son appartement par le Raid.

L’UEJF et plusieurs responsables politiques des partis Les Républicains et Reconquête avaient eux aussi dénoncé sur Twitter cette apologie du terrorisme.

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