Colonel Jonathan Steinberg, 42 ans, commandant de la brigade Nahal
Tué en combattant des terroristes du Hamas, à Kerem Shalom, le 7 octobre 2023

Le colonel Jonathan « Yoni » Aaron Steinberg, 42 ans, commandant de la brigade Nahal et originaire du kibboutz Shomria, a été tué le 7 octobre alors qu’il combattait des terroristes du groupe palestinien du Hamas près de Kerem Shalom.
Il a été inhumé le 8 octobre au mont Herzl, à Jérusalem. Il laisse derrière lui son épouse Yisca, leurs six enfants, Shira, Ori, Naama, Benaya, Shilo et Ahiya, ainsi que ses parents, Yehudit et Daniel, et ses frères et sœurs, Ayelet, Avital, Amichai et Tzofia.
Steinberg se dirigeait vers la zone des affrontements dirigés par ses subordonnés lorsqu’il a croisé un terroriste qui l’a tué. Il compte parmi les officiers israéliens les plus hauts gradés tombés au combat ces dernières années.
« Mon cher Yoni, notre fils, un mari dévoué, un père bien-aimé, est tombé alors qu’il s’apprêtait à accomplir sa tâche », a déclaré Dani, le père de Steinberg, lors de ses funérailles.
« Poursuivons l’héritage qu’il nous a laissé, à nous, sa famille, ses soldats. C’est ainsi que nous pourrons peut-être surmonter ce terrible coup », a-t-il ajouté.
Lors des funérailles, sa sœur Ayelet a évoqué leur enfance commune, se souvenant que « tu étais toujours l’enfant le plus organisé de la maison, tout ce que tu possédais était rangé par taille et par couleur. Tu étais pour nous un symbole de stabilité et de sécurité ».
Elle a raconté qu’au début de la guerre du Golfe, alors qu’il n’avait que dix ans, « tu t’es précipité pour réveiller tout le monde afin que nous rejoignions la pièce sécurisée. Tu as immédiatement pris les choses en main ».
Ayelet a décrit son frère comme un homme d’une grande modestie :
« Sans jamais te vanter ni faire de bruit, tu agissais toujours, souvent sans rien dire. Tu nous as appris qu’on peut s’exprimer avec un sourire ou un clin d’œil. Tu savais faire la différence entre ce qui comptait et ce qui ne comptait pas. Tu étais tellement aimé et apprécié, un véritable ami… nous étions si fiers d’être les frères et sœurs de Yoni. »
Deux mois après sa mort, son épouse Yisca confiait à la radio publique Kan que la famille avait encore du mal à s’adapter à sa nouvelle vie.
« De quoi avons-nous besoin ? Que voudrait Yoni ? Nous avions une mission familiale : celle d’être une famille de militaires. Nous devons maintenant découvrir quelle sera notre nouvelle mission », a-t-elle déclaré.
Elle a décrit son mari comme « un homme de famille, très présent, même lorsqu’il n’était pas physiquement à la maison. Il s’investissait profondément dans la vie familiale, trouvait toujours le temps de rentrer, quitte à sacrifier des heures de sommeil. Il partageait des moments de jeu, d’activités, de rires avec les enfants. Il savait donner à chacun ce dont il avait besoin… il incarnait notre force, notre énergie, notre leadership. Il était l’essence même d’un père. »
Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.







