Conflit au Yémen: sanctions américaines contre cinq responsables iraniens
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Conflit au Yémen: sanctions américaines contre cinq responsables iraniens

"Les Etats-Unis ne vont pas tolérer le soutien iranien aux rebelles houthis qui attaquent notre proche partenaire, l'Arabie saoudite", a prévenu Steven Mnuchin

Le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin, le 21 avril 2018, à Washington, DC. (Crédit : AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS)
Le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin, le 21 avril 2018, à Washington, DC. (Crédit : AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS)

Les Etats-Unis, qui ont promis d’imposer à l’Iran les sanctions « les plus fortes de l’Histoire », ont ciblé mardi cinq Iraniens accusés d’avoir aidé les rebelles houthis au Yémen à tirer des missiles contre l’Arabie saoudite.

Ces cinq responsables iraniens « sont liés à la Force Qods des Gardiens de la Révolution », l’unité chargée des opérations extérieures au sein de l’armé d’élite du pouvoir iranien, et « au programme de missiles balistiques iranien », a déclaré le secrétaire au Trésor américain Steven Mnuchin, dans un communiqué.

« Leurs actes ont permis aux Houthis de lancer des missiles contre des villes et des infrastructures pétrolières saoudiennes », a-t-il ajouté, et ils sont accusés d’avoir transféré au Yémen « des armes qui ne s’y trouvaient pas avant le conflit en cours ».

« Les Etats-Unis ne vont pas tolérer le soutien iranien aux rebelles houthis qui attaquent notre proche partenaire, l’Arabie saoudite », a prévenu Steven Mnuchin.

Ces derniers mois, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont intensifié les tirs de missiles en direction de l’Arabie saoudite qui les combat au Yémen. Ryad et Washington accusent Téhéran de leur fournir ces missiles balistiques, ce que l’Iran dément.

Donald Trump a décidé il y a deux semaines de rétablir toutes les sanctions contre l’Iran levées en échange de son engagement, pris en 2015, de ne pas se doter de l’arme nucléaire.

Après le retrait américain de l’accord qui scellait cet engagement, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a annoncé lundi que les Etats-Unis imposeraient désormais à Téhéran les sanctions « les plus fortes de l’Histoire » pour exercer une « pression financière sans précédent sur le régime iranien » afin qu’il se plie à douze exigences américaines. Celles-ci vont de restrictions beaucoup plus draconiennes à son programme nucléaire à la fin de la prolifération de missiles balistiques, en passant par un désengagement total de la République islamique de la scène régionale du Moyen-Orient.

Depuis le début du mois, le Trésor américain a déjà annoncé deux salves de sanctions ciblées, visant notamment le gouverneur de la Banque centrale d’Iran ainsi qu’un réseau de financement des Gardiens de la révolution.

Les cinq Iraniens visés mardi sont Mahmud Bagheri Kazemabad et Mohammad Agha Jafari, hauts responsables du commandement des Gardiens de la révolution chargé du déploiement de missiles, Javad Bordbar Shir Amin et Mehdi Azarpisheh, également liés à l’armée d’élite du régime iranien, et enfin Sayyed Mohammad Ali Haddadnezhad Tehrani pour son « soutien » à la branche des Gardiens de la révolution chargée de la recherche balistique.

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