COVID-19 : Plus de 3 000 nouveaux cas quotidiens
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COVID-19 : Plus de 3 000 nouveaux cas quotidiens

Un haut-responsable dit que des mesures sont envisagées pour entraver cette recrudescence "sans nuire à l'économie" ; la liste des pays à haut-risque pourrait être augmentée

Une petite fille se fait dépister au coronavirus à l'hôpital Sheba de Ramat Gan, le 2 août 2021. (Crédit :  Miriam Alster/FLASH90)
Une petite fille se fait dépister au coronavirus à l'hôpital Sheba de Ramat Gan, le 2 août 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Le cabinet Corona devrait se réunir mardi pour approuver de nouvelles restrictions alors que le nombre de nouveaux cas quotidiens de la COVID-19 dépasse les 3 000 pour la toute première fois depuis le mois de mars.

Selon le ministère de la Santé, 3 161 nouveaux cas ont été diagnostiqués entre minuit et 22 heures dans la journée de lundi et 3 % des tests de dépistage au coronavirus effectués étaient revenus positifs, la veille.

Le nombre de personnes gravement malades est de 217 et 43 personnes sont en ce moment placées sous respirateur.

Les ministres devraient débattre des recommandations faites par le ministère de la Santé qui a réclamé une plus grande limitation des rassemblements pour contenir cette reprise de l’épidémie de COVID-19, une recrudescence qui a été attribuée au variant Delta, très contagieux.

Les ministres devraient réfléchir à élargir la liste des pays d’où les voyageurs – même les personnes vaccinées ou en rémission du coronavirus – doivent impérativement se mettre en quatorzaine à leur arrivée en Israël.

Le dit « Pass vert » a été réimposé jeudi par le gouvernement et l’entrée aux événements réunissant plus de cent personnes – à l’intérieur et à l’extérieur – n’est dorénavant ouverte qu’aux personnes vaccinées, ayant guéri de la COVID-19 ou présentant les résultats négatifs d’un test de dépistage à la maladie. Les enfants de moins de douze ans restent largement exempts de ce système. Les ministres devraient toutefois abandonner cette exemption et appliquer les mêmes directives pour les événements de moins de cent personnes.

Des femmes, l’une portant le masque pour se protéger contre le coronavirus, marchent à Jérusalem, le 16 juillet 2021. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)

Le directeur-général du ministère de la Santé Nachman Ash a exprimé son inquiétude, lundi, concernant cette hausse continue du nombre de cas, disant que la prochaine initiative prise par le gouvernement serait d’intensifier certaines des directives existantes.

« La situation est préoccupante », a-t-il commenté lors d’un point-presse.

« Les prochaines initiatives seront le renforcement du Pass vert et des options supplémentaires – sans nuire à l’économie, autant que possible », a-t-il déclaré, évoquant le système permettant aux Israéliens vaccinés de se rendre aux événements publics et appelant les Israéliens à respecter les règles actuellement en place dans la lutte contre le coronavirus.

« Nous ne pouvons pas faire preuve de complaisance », a-t-il poursuivi.

Selon la Douzième chaîne, mardi, les responsables de la santé réclameraient également l’imposition du port du masque dans les regroupements divers de plus de vingt personnes, notamment à l’extérieur.

Ynet, de son côté, a indiqué que le ministère de la Santé se prépare à recommander au gouvernement d’élargir la liste des pays « à haut-risque » d’où les voyageurs peuvent entrer au sein de l’État juif mais sont tenus de se mettre en quarantaine pendant sept jours.

Des voyageurs dans une file d’attente pour se faire dépister au coronavirus à leur arrivée à l’aéroport Ben-Gurion en Israël, le 1er juillet 2021. (Crédit : Nati Shohat/ Flash90)

Actuellement, la liste comprend les Émirats arabes unis, l’Ouganda, les Seychelles, le Guatemala, le Zimbabwe, la Zambie, le Libéria, la Mongolie, la Birmanie, Fidji, le Panama, le Paraguay, la Colombie, le Costa Rica, le Cambodge et le Kenya. De plus, il y a 14 pays dont l’accès est interdit aux Israéliens, même vaccinés, par le gouvernement : le Royaume-Uni, l’Espagne, la Turquie, l’Afrique du sud, la Russie, l’Inde, l’Afrique du sud, le Brésil, l’Argentine, le Mexique, la Biélorussie, l’Ouzbékistan, le Kirgisistan, la Géorgie et Chypre.

Alors que l’État juif a commencé, lundi, sa campagne de rappel officielle de vaccin contre le coronavirus, une troisième dose qui est administrée aux citoyens de 60 ans et plus, Ash a indiqué dans la journée que 45 000 personnes avaient reçu jusqu’à présent cette nouvelle injection, recommandant vivement à tous ceux qui n’ont pas été immunisés de le faire.

Il a ajouté « ne pas avoir connaissance d’effet secondaire particulier » chez les personnes âgées ayant reçu cette troisième injection.

Un Israélien après avoir reçu une troisième dose de vaccin Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 à Ramat HaSharon, le 30 juillet 2021. (Crédit : AP/Sebastian Scheiner)

Le Premier ministre Naftali Bennett a expliqué aux responsables des caisses d’assurance-maladie, vendredi, que l’objectif poursuivi par le gouvernement était d’administrer une piqûre de rappel à 1,5 million d’Israéliens de 60 ans et plus la semaine prochaine.

Au cours d’un entretien accordé à la Douzième chaîne samedi, le ministre de la Santé Nitzan Horowitz a défendu la décision prise par Israël d’approuver le principe d’une troisième dose avant une approbation officielle des régulateurs américains dans ce sens – contrairement à ce que le pays avait fait avant de commencer à utiliser les vaccins anti-COVID-19, l’année dernière.

« Toute attente ou retard dans la prise de décision peut coûter des vies. Un plus grand nombre pourrait développer une forme grave de la maladie ou mourir », a-t-il dit.

Horowitz qui, à 56 ans, est lui-même trop jeune pour se faire administrer une piqûre de rappel, a déclaré que ses parents iraient se la faire injecter.

Il a été également interrogé sur la possibilité de l’imposition d’un plus grand nombre de restrictions gouvernementales pour tenter d’enrayer la hausse des cas.

« Ma politique est une politique équilibrée », a-t-il déclaré, soulignant que son objectif était d’équilibrer la lutte contre le coronavirus et la capacité des Israéliens à mener une vie normale, d’aller au travail ou à l’école. « Je ne souhaite pas un confinement et je m’abstiendrai de mettre en place un confinement, quel qu’en soit le prix. Les conséquences des confinements ont été terribles », a-t-il ajouté.

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