COVID: le nombre de cas en baisse, mais les cas graves pourraient augmenter
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COVID: le nombre de cas en baisse, mais les cas graves pourraient augmenter

450 nouveaux cas de COVID-19 diagnostiqués jeudi ; 39 dans un état grave ; le gouvernement va examiner la proposition de construire une usine de production de vaccins en Israël

Des personnes sont vues avec et sans masque de protection à Jérusalem, le 8 juillet 2021. (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)
Des personnes sont vues avec et sans masque de protection à Jérusalem, le 8 juillet 2021. (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)

La résurgence du COVID-19 en Israël a semblé s’atténuer légèrement vendredi, les nouveaux chiffres du ministère de la Santé indiquant 450 nouveaux cas diagnostiqués la veille, contre plus de 500 chacun des trois jours précédents.

Les nouvelles données du ministère de la Santé de vendredi ont également montré que le nombre de cas graves s’était stabilisé à 39, soit une baisse d’un cas par rapport à mercredi, qui représentait le nombre le plus élevé depuis mai.

Des données antérieures publiées par le ministère jeudi indiquaient que 37 patients étaient hospitalisés pour des cas graves du COVID-19, une baisse par rapport aux 46 patients dont il avait fait état jeudi matin. En juin, le nombre de cas graves a atteint le chiffre record de 19.

Le ministère a précisé que ses données incluent des patients qui ne sont plus infectés par le COVID mais qui sont toujours hospitalisés dans un état grave. Il a ajouté qu’il vérifie les chiffres trois fois par jour et est régulièrement en contact avec les représentants des hôpitaux.

Les autorités sanitaires ont prévenu que, sans restrictions, le nombre de cas graves continuera d’augmenter, pouvant atteindre 300 à 400 dans les deux mois, a rapporté vendredi le site d’information Walla.

Cette décision a été prise après que le cabinet sur le coronavirus s’est réuni mercredi et a décidé de ne pas émettre de nouvelles restrictions. En revanche, il a décidé de surveiller le nombre de cas graves actifs et leur impact sur les hôpitaux, plutôt que le nombre moyen d’infections par jour.

Des sources anonymes du ministère de la Santé ont déclaré à Walla qu’un confinement national serait la seule option restante pour les ministres afin d’endiguer la pandémie si le pays atteint 300 cas graves de COVID-19.

Le « cabinet coronavirus » reconstitué se réunit au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 23 juin 2021. (Crédit: Kobi Gideon / GPO)

Alors que le nombre de cas graves a légèrement augmenté, le nombre de patients sous respirateur a chuté de 19 le mois dernier à 12, selon les données de vendredi.

Parallèlement, sur les 71 261 tests effectués jeudi, 0,7 % sont revenus positifs, un taux similaire à celui de ces derniers jours, mais légèrement supérieur au taux de positivité du mois dernier, qui a frôlé le zéro certains jours.

La tendance de trois jours à plus de 500 cas quotidiens a pris fin jeudi lorsque 450 cas du virus ont été identifiés. Vendredi matin, 93 autres personnes ont été confirmées positives. Les autorités sanitaires ont prédit que le nombre de cas quotidiens pourrait atteindre 1 000 ce mois-ci.

Selon les données du ministère de la santé, il y a 3 691 cas actifs du virus dans le pays, tandis que le nombre de décès s’élève à 6 434.

Mercredi et jeudi, le pays a connu les premiers décès attribués au virus depuis plus de deux semaines. Au cours des 30 derniers jours, seules sept personnes sont décédées à la suite de complications liées au COVID-19, selon les données du ministère.

Dans le cadre du système de « feux de signalisation » mis en place par le ministère pour mesurer la gravité de la morbidité dans une localité donnée, l’implantation de Maale Adumim et la ville centrale de Kfar Yona sont devenues « rouges », ce qui représente le plus haut niveau d’infection.

Un adolescent israélien reçoit un vaccin COVID-19, dans un centre de vaccination Magen David Adim à Jérusalem, le 8 juillet 2021. (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)

Dimanche, le Premier ministre Naftali Bennett, le ministre de la Santé Nitzan Horowitz et le ministre des Finances Avigdor Liberman présenteront un plan pour obtenir l’autorisation du gouvernement de former une équipe chargée d’examiner la création d’une usine de production de vaccins en Israël.

 » La production de vaccins en Israël serait spectaculaire, surtout si l’on se projette dans les épidémies futures. Des équipes professionnelles vont examiner cette question et prendre une décision prochainement », a déclaré Bennett vendredi.

Les chiffres du ministère montrent également que plus de 19 000 personnes ont reçu une injection de vaccin contre le coronavirus jeudi, dont plus de 2 600 recevaient leur deuxième dose. Sur les quelque 9,3 millions d’habitants que compte Israël, 5 712 644 personnes ont reçu au moins une injection et 5 189 094 ont reçu deux doses.

La résurgence du virus est devenue un problème majeur pour le nouveau gouvernement de Bennett, moins de deux mois après que le nombre de cas ait diminué, permettant à Israël de lever la plupart des restrictions et de reprendre la vie publique.

M. Horowitz a déclaré mardi qu’Israël essayait de lutter contre le virus tout en évitant la « panique » et en maintenant les restrictions au minimum pour permettre la poursuite d’une vie quasi normale.

Vendredi, le ministère de la Santé a annoncé que tous les voyageurs, y compris ceux qui ont été vaccinés, en provenance de pays considérés comme ayant des taux d’infection élevés, seraient tenus d’entrer en quarantaine. Ceux qui reviennent de tous les autres pays devront également entrer en quarantaine, mais pour 24 heures seulement, ou jusqu’à ce qu’ils reçoivent un résultat de test négatif, qu’ils effectueront à leur atterrissage.

Les pays considérés comme ayant des taux d’infection élevés à la date de vendredi sont les Émirats arabes unis, les Seychelles, l’Équateur, l’Éthiopie, la Bolivie, le Guatemala, le Honduras, le Zimbabwe, la Zambie, la Namibie, le Paraguay, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Kirghizistan et la Tunisie.

La résurgence du coronavirus en Israël a été largement attribuée à la propagation du variant Delta, qui a été détecté pour la première fois en Inde et qui serait deux fois plus contagieux que la souche COVID originale.

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