Décès de Doron Rubin, chef de missions audacieuses au-delà des lignes ennemies
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Décès de Doron Rubin, chef de missions audacieuses au-delà des lignes ennemies

Le général à la retraite avait commandé des soldats lors de quatre guerres menées par Israël ; il laisse derrière lui son épouse et quatre enfants

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le général de division réserviste Doron Rubin, décédé le 19 janvier 2018 (Crédit : Armée israélienne)
Le général de division réserviste Doron Rubin, décédé le 19 janvier 2018 (Crédit : Armée israélienne)

L’ancien général de l’armée israélienne Doron Rubin, qui avait commandé des soldats lors de quatre guerres et mené d’innombrables opérations militaires, est mort dimanche des suites d’une longue maladie à l’âge de 74 ans.

Rubin, qui avait commencé sa carrière militaire chez les parachutistes en 1963, avait été commandant d’une compagnie lors de la guerre des Six jours de 1967.

Lors de la guerre d’usure qui avait suivi, Rubin avait participé à l’audacieuse opération Coq 53, au cours de laquelle une équipe de commandos de la brigade des parachutistes était passée au-delà des lignes ennemies en Egypte et, en utilisant des hélicoptères de transport lourd, avait volé une installation radar soviétique à la pointe de la technologie.

Lors de la guerre de Yom Kippour en 1973, Rubin avait dirigé le bataillon 202 des parachutistes, notamment durant la célèbre bataille de Wadi Mabouk où un nombre relativement peu important de troupes d’infanterie et d’unités blindées avaient attaqué par surprise les forces égyptiennes beaucoup plus nombreuses.

Il avait dirigé la 500e Brigade, une unité de tanks de réserve, au cours de la Première guerre du Liban, seulement trois jours après avoir pris son commandement.

Lors des combats, il était entré dans un village qui était tenu par une unité de commando syrienne, à la recherche d’un groupe d’officiers qui y avaient pénétré et qui avaient été tués. Il avait été ensuite séparé des deux autres soldats qui l’accompagnaient et avait affronté seul les soldats syriens dans le village, en tuant un grand nombre. Il avait été finalement secouru par un groupe de parachutistes et avait rapatrié les corps des officiers pour qu’ils soient inhumés.

Suite à la guerre, il s’était intéressé au développement des techniques de combat militaire et avait été promu général de division en 1985 pour diriger le département de la doctrine de l’état-major général.

En 1987, Rubin avait pris le commandement des Corps de la profondeur, une unité secrète de l’armée israélienne qui opère au-delà des lignes ennemis (L’unité avait ensuite été modifiée, mais elle a été reformée en 2011.)

Le général de division avait pris sa retraite militaire en 1991 sous l’impulsion du chef d’état-major d’alors, Ehud Barak, suite à une mission manquée quelques années auparavant dans le sud du Liban, connue sous le nom d’opération Bleue et brune.

Après sa carrière militaire, Rubin s’était lancé dans l’immobilier. Il s’était présenté à la mairie de Tel Aviv en 1998, remportant le soutien du Premier ministre d’alors, Benjamin Netanyahu. Mais sa campagne n’avait jamais véritablement décollé et il s’était très largement incliné devant le maire actuel de Tel Aviv, Ron Huldai. Rubin était alors entré au conseil municipal.

Le général de division n’avait rencontré que des succès limités dans les affaires et, au cours des dernières années de sa vie, il avait pris la présidence d’une concession automobile sur Internet.

Il vivait dans l’implantation de Har Adar, en Cisjordanie. Rubin laisse derrière lui son épouse, Hagar, et quatre enfants.

Son inhumation devrait avoir lieu au cimetière militaire Kiryat Shaul de Tel Aviv, dimanche après-midi.

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