Décès de l’écrivaine et professeure franco-québécoise Régine Robin
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Décès de l’écrivaine et professeure franco-québécoise Régine Robin

Son roman "La Québécoite", publié en 1983, a connu un grand succès ; l’année suivante, elle avait consacré un ouvrage au yiddish

Régine Robin, en 2011. (Crédit : Capture d’écran YouTube / Le Devoir)
Régine Robin, en 2011. (Crédit : Capture d’écran YouTube / Le Devoir)

Régine Robin-Maire, née Rivka Ajzersztejn de parents juifs polonais, professeure, écrivaine, historienne, traductrice et sociologue franco-québécoise, est décédée le 3 février 2021 à Montréal, a rapporté le Musée d’art et d’histoire du judaïsme de Paris. Elle était âgée de 81 ans.

Régine Robin, ancienne membre du PCF, avait été formée à l’Ecole normale supérieure et était agrégée d’histoire. Ses premiers travaux ont porté sur la Révolution française, puis sur les rapports entre histoire et linguistique, avant de s’orienter vers la sociologie de la littérature et vers l’exploration d’un parcours biographique marqué par son appartenance à plusieurs cultures et un rapport familial à la migration.

Son roman La Québécoite, publié en 1983, a connu un grand succès. L’année suivante, elle avait consacré un ouvrage au yiddish : L’amour du yiddish – Écriture juive et sentiment de la langue 1830-1930. Son dernier livre, Ces Lampes qu’on a oublié d’éteindre, publié en 2019, était consacré à l’écriture de l’errance dans les romans de Patrick Modiano.

Régine Robin a reçu le Prix du Gouverneur général en 1986 et le Grand prix du livre de Montréal en 2001 pour son ouvrage Berlin Chantiers.

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