Décès de Semyon Mirsky, passeur de la littérature en russe et en hébreu
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Décès de Semyon Mirsky, passeur de la littérature en russe et en hébreu

Responsable des littératures en russe et en hébreu aux éditions Gallimard, il parlait couramment 7 langues et a contribué à faire connaître plusieurs grands noms de la littérature

Semyon Mirsky au micro de Radio J en janvier 2020. (Capture d’écran Facebook)
Semyon Mirsky au micro de Radio J en janvier 2020. (Capture d’écran Facebook)

Grand passeur de littérature qui a contribué à faire connaître dans le monde francophone la littérature russe et israélienne contemporaines, Semyon Mirsky est décédé le 30 juin à l’âge de 81 ans, a-t-on appris lundi auprès des éditions Gallimard.

Si les lecteurs francophones peuvent apprécier l’œuvre de l’écrivain israélien Amos Oz ou de la romancière russe Ludmila Oulitskaïa, ils le doivent d’abord à Semyon Mirsky, responsable des littératures en russe et en hébreu aux éditions Gallimard.

Il appartenait au comité de lecture de la collection « Du monde entier » qui publie la littérature étrangère chez Gallimard.

Né le 28 janvier 1939 à Stolbtsy (actuellement sur le territoire du Bélarus), il émigra avec sa famille en Israël en 1957.

À partir de septembre 1964, il travaille pour Radio-Liberté à Munich (Allemagne). En 1967, il est transféré au bureau de cette radio à Londres avant d’être pendant deux ans son correspondant en Israël. Rédacteur en chef du bureau de Radio-Liberté à Paris de 1977 à 1992, il était son correspondant en France pour le département russe depuis 1995. Sa dernière émission a eu lieu le 12 juin.

Parallèlement, il était entré chez Gallimard en qualité de conseiller littéraire pour le russe et l’hébreu en 1990.

Parmi ses découvertes, on peut citer des auteurs comme Zeruya Shalev, Alona Kimhi, Amir Gutfreund ou encore Meir Shalev. Au catalogue russophone, les noms de Ludmila Oulitskaïa et Iouri Bouïda lui sont directement associés, ainsi que ceux d’Olga Slavnikova, Alexander Ilichevsky et Vladimir Makanine.

« Son exigence intellectuelle, son érudition et sa curiosité ont profondément marqué toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de le connaître et de travailler avec lui. Il parlait couramment sept langues, parmi lesquelles le russe, l’hébreu, le polonais, l’allemand et le français. Nous nous souviendrons longtemps de sa personnalité, faite d’un enthousiasme éternel pour la littérature et d’une grande attention aux autres », a réagi le patron de Gallimard, Antoine Gallimard.

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