Des archéologues espagnols ont identifié le portrait d’un Juif sur une poterie rare
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Des archéologues espagnols ont identifié le portrait d’un Juif sur une poterie rare

Diggers a trouvé un fragment datant du 13e siècle, à Teruel, en 2004, mais n'a réussi à le cataloguer qu’en 2011

Un fragment de poterie découvert à Teruel et montrant un homme juif (Crédit : autorisation de Sefarad via JTA)
Un fragment de poterie découvert à Teruel et montrant un homme juif (Crédit : autorisation de Sefarad via JTA)

Des archéologues espagnols ont identifié une rare représentation d’un homme juif sur un morceau de poterie du 13e siècle.

Le fragment a été mis au jour à Teruel, à 225 kilomètres à l’est de Madrid, en 2004, mais n’a été catalogué qu’en 2011 et identifié cette année par l’archéologue Antonio Hernandez Pardos, qui en a parlé dans l’édition de ce mois-ci de la revue Sefarad sur l’histoire des Juifs séfarades, a rapporté l’agence d’informations espagnole EFE plus tôt cette semaine.

Fait inhabituel pour les poteries de décoration de cette période, qui présentaient généralement des formes géométriques ou des représentations de fleurs, le fragment de Teruel montre la partie inférieure de la face d’un homme barbu portant une toge à franges que Pardos a pu associer à l’iconographie juive de cette période.

La découverte est inhabituelle parce que les chercheurs ont très peu de représentations de Juifs espagnols de l’époque, la majorité des illustrations étant des croquis miniatures sur des livres de prières, y compris ceux utilisés par les Chrétiens.

Des dizaines de milliers de Juifs ont été expulsés d’Espagne au 15e siècle, quand le pays était encore un centre majeur pour la communauté juive mondiale, dans le cadre de l’Inquisition espagnole menée par l’Eglise catholique et la maison royale espagnole.

La recherche de Pardos suggère que le fragment faisait partie d’un travail effectué par les premiers potiers connus de Teruel, qui étaient peut-être employés par un résident juif de la région.

Pardos dit que le musée archéologique de Teruel contient beaucoup plus de boîtes de ruines n’ayant pas encore été étudiées qui ont été déterrées avec le fragment, dans les fouilles de sauvetage précédant un plan massif de rénovation urbaine à Teruel, au début des années 2000.

« Il peut y avoir beaucoup d’autres surprises » dans ces boîtes, a-t-il dit à EFE.

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