Des démocrates américains appellent à redéfinir la relation avec Ryad
Rechercher

Des démocrates américains appellent à redéfinir la relation avec Ryad

La majorité des citoyens saoudiens exécutés mardi étaient issus de la minorité chiite. Selon l'ONU, au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès

Le sénateur démocrate du Vermont  Bernie Sanders s'adresse à une foule de partisans lors d'un rassemblement pour l'unité démocrate au Rail Event Center le 21 avril 2017, à Salt Lake City, Utah. (George Frey/Getty Images via JTA)
Le sénateur démocrate du Vermont Bernie Sanders s'adresse à une foule de partisans lors d'un rassemblement pour l'unité démocrate au Rail Event Center le 21 avril 2017, à Salt Lake City, Utah. (George Frey/Getty Images via JTA)

Des responsables démocrates américains ont appelé mercredi à repenser l’alliance entre Washington et Ryad après l’exécution de 37 Saoudiens condamnés pour « terrorisme ».

L’écrasante majorité de ces citoyens saoudiens exécutés mardi étaient issus de la minorité chiite. Selon l’ONU, au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès.

Pour le sénateur américain Bernie Sanders, candidat à l’investiture démocrate pour la présidentielle de 2020, ces exécutions « montrent à quel point il est devenu urgent pour les Etats-Unis de redéfinir notre relation avec le régime despotique en Arabie saoudite », allié historique de Etats-Unis au Moyen-Orient.

Washington devrait « montrer que les Saoudiens n’ont pas carte blanche pour continuer à violer les droits humains et dicter notre politique étrangère », a estimé M. Sanders.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein a rappelé avoir demandé à « reconsidérer notre relation avec l’Arabie saoudite » après l’assassinat en octobre du journaliste Jamal Khashoggi dans l’enceinte du consulat d’Arabie à Istanbul.

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi au World Economic Forum à Davos, le 21 janvier 2011. (Crédit : AP Photo/Virginia Mayo, File)

« Ces dernières informations renforcent mes inquiétudes. Nous ne pouvons pas ignorer le recours croissant de l’Arabie saoudite aux exécutions, surtout quand tant de questions entourent la validité des procès », a-t-elle tweeté.

Trump n’avait pas réagi dans l’immédiat. Le président républicain s’est engagé par le passé à préserver les relations étroites entre son administration et l’Arabie, même après le meurtre de Jamal Khashoggi.

Interrogé au sujet des exécutions, le département d’Etat a affirmé que le secrétaire d’Etat Mike Pompeo avait soulevé la question des droits humains avec les dirigeants saoudiens « à chaque fois » qu’il y avait eu des inquiétudes.

« Nous exhortons le gouvernement d’Arabie saoudite, et tous les gouvernements, à respecter et protéger les droits humains et les libertés fondamentales, à assurer des procès équitables (…) et la liberté de religion et de croyance », a indiqué une porte-parole du département d’Etat.

Elle n’a pas commenté les exécutions mais a affirmé que les Etats-Unis s’opposaient à la peine capitale dans les cas où la personne exécutée était mineure au moment du crime présumé.

L’administration Trump considère l’Arabie comme un partenaire de taille en raison de ses achats d’armes américaines, ses réserves de pétrole et son hostilité envers l’Iran, l’une des bêtes noires de Washington.

Les Etats-Unis sont le seul pays occidental où la peine de mort existe encore.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...