Des dizaines de roquettes et d’obus tirés sur Israël pendant la nuit
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Des dizaines de roquettes et d’obus tirés sur Israël pendant la nuit

Israël a frappé près de 25 cibles du Hamas, dont des installations de drones, des usines de fabrication de roquettes, des dépôts d'armes, et des camps d'entraînement

  • Une maison dans le sud de la région d'Eshkol endommagée par un tir de mortier depuis la bande de Gaza tôt le 30 mai 2018 (Avec l'aimable autorisation du Conseil régional d'Eshkol).
    Une maison dans le sud de la région d'Eshkol endommagée par un tir de mortier depuis la bande de Gaza tôt le 30 mai 2018 (Avec l'aimable autorisation du Conseil régional d'Eshkol).
  • Fragments d'une roquette de Gaza et d'un missile d'interception israélien qui a frappé la ville de Netivot le 30 mai 2018. (Police d'Israël)
    Fragments d'une roquette de Gaza et d'un missile d'interception israélien qui a frappé la ville de Netivot le 30 mai 2018. (Police d'Israël)
  • Un ouvrier passe devant une batterie de défense antimissile Dôme de fer près de la ville de Sderot dans le sud d'Israël le 29 mai 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Un ouvrier passe devant une batterie de défense antimissile Dôme de fer près de la ville de Sderot dans le sud d'Israël le 29 mai 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Des milliers d’Israéliens ont passé la nuit dans des abris anti-aériens alors que des terroristes dans la bande de Gaza tiraient mercredi matin une quarantaine de roquettes et d’obus de mortier sur des localités près de l’enclave côtière, plusieurs d’entre eux étant interceptés par le Dôme de fer. Aucun blessé n’a été signalé.

Tsahal a déclaré que des roquettes et des obus avaient été tirés sur les régions d’Eshkol, de Shaar Hanegev et de Sdot Neguev et que le Dôme de fer en avait intercepté quelques-unes, tandis que la plupart des autres étaient tombées dans des zones inhabitées. Une maison dans la région d’Eshkol a été directement touchée, mais elle était vide à ce moment-là.

L’armée n’a pas donné le nombre de tirs, mais les rapports des médias israéliens indiquent qu’il y en a eu plus de 40.

Des sirènes se sont également déclenchées dans d’autres régions, notamment dans la ville d’Ashkelon et la ville de Netivot, mais Tsahal a déclaré qu’il s’agissait de fausses alertes et enquêtait sur ce qui en était la cause.

Plus tôt dans la soirée, des fragments d’une roquette qui avait apparemment été interceptée par le Dôme de fer ont atterri dans une installation sportive à Netivot. Les éclats du projectile ont causé des dommages légers à un certain nombre de structures, mais aucune blessure. Une femme, qui se trouvait à proximité à ce moment-là, aurait été victime d’une crise de panique.

Une vidéo, diffusée par la Dixième chaîne d’information sur les réseaux sociaux, montrait un nuage de fumée émanant de la zone après l’impact.

Malgré les attaques, les écoles de la région devaient ouvrir normalement mercredi matin.

Mardi soir, les avions de combat israéliens ont frappé 25 cibles du Hamas dans la bande de Gaza dans une deuxième vague de frappes de représailles, a annoncé l’armée.

A minuit passé, aucun signe indiquant qu’un accord de cessez-le-feu avait été conclu pour mettre fin à une journée d’attaques transfrontalières qui a commencé par des tirs d’obus de mortier depuis Gaza jusqu’au sud d’Israël. Des groupes terroristes dans la bande de Gaza ont déclaré qu’un accord avait été conclu dans le cadre de la médiation égyptienne, tandis que les responsables israéliens ont nié qu’une trêve avait été convenue.

L’armée a déclaré que des avions de combat, des hélicoptères et d’autres avions avaient bombardé une installation de drones du Hamas, une usine de fabrication de roquettes, un dépôt d’armes avancé, des complexes militaires, des camps d’entraînement et des usines d’armement.

Une photo prise à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 29 mai 2018, montre de la fumée qui s’élève au-dessus des bâtiments à la suite d’une attaque aérienne israélienne sur l’enclave palestinienne. (AFP/ DIT KHATIB)

Une vidéo de Gaza montre de grosses explosions qui ont secoué la région alors qu’on entendait les avions rugir à basse altitude.

Il s’agissait de la deuxième série de frappes menées par l’armée israélienne en réponse aux tirs de mortier et de roquettes depuis Gaza. Plus tôt mardi, des avions israéliens ont pris pour cible une quarantaine de positions dans la bande de Gaza appartenant aux groupes terroristes du Hamas et du Djihad islamique palestinien.

Ci-dessus: Des avions israéliens frappent les cibles du Hamas à Gaza dans la nuit de mardi à mercredi.

Plus tôt, le Hamas et le Jihad islamique soutenu par l’Iran ont publié une déclaration conjointe dans laquelle ils revendiquaient leur responsabilité pour les dizaines de roquettes et d’obus de mortier tirés sur le sud d’Israël tout au long de la journée.

Israël tient le Hamas responsable de toutes les violences émanant de l’enclave côtière, qu’il dirige depuis 2007.

« Le Hamas a choisit d’agir contre les intérêts des habitants de la bande et, après avoir échoué avec ses violentes émeutes le long de la barrière de sécurité, a décidé de lancer et de permettre le lancement de nombreux projectiles sur des citoyens israéliens » a déclaré l’armée dans un communiqué.

Le porte-parole de Tsahal, Ronen Manelis, a déclaré lors d’une conférence de presse en soirée que l’armée était prête à intensifier ses raids de représailles si le Hamas et le Jihad islamique continuaient à lancer des projectiles sur Israël.

« L’armée israélienne est préparée pour un certain nombre de scénarios, et est déterminée à agir contre les terroristes et continuera à remplir sa mission de défense des citoyens d’Israël », a déclaré le porte-parole.

Des informations contradictoires sur un cessez-le-feu ont été rapportées alors que les Gazaouis continuaient à tirer sur le sud d’Israël, couronnant une journée au cours de laquelle plus de 70 roquettes et obus de mortier ont été tirés sur des localités situées près de la frontière de Gaza.

Un porte-parole du Jihad islamique a déclaré qu’un « accord de cessez-le-feu avait été conclu avec Israël pour rétablir le calme ».

Il a déclaré à l’AFP que les dirigeants du Hamas à Gaza s’y étaient également engagés.

L’agence de presse Shehab, affiliée au Hamas, a indiqué que l’Egypte a contribué à négocier l’accord, qui devait entrer en vigueur à minuit et qui était fondé sur la trêve conclue à la fin de la guerre de Gaza en 2014.

Un F-15 de l’armée de l’air israélienne décolle le 8 novembre 2017 lors de l’exercice Blue Flag à la base aérienne d’Ovda, au nord de la ville israélienne d’Eilat. (Jack Guez/AFP)

Mais un haut responsable israélien a nié qu’un accord avait été conclu.

« Les informations faisant état d’un cessez-le-feu ne sont pas correctes », a déclaré le responsable aux journalistes, sous couvert de l’anonymat.

Selon des informations publiées antérieurement par Israël, l’Égypte a tenté de faire office de médiateur pour mettre fin à l’escalade militaire dans la bande de Gaza et a exhorté les groupes terroristes palestiniens à mettre fin à leurs attaques contre Israël.

La chaîne de télévision Hadashot TV a rapporté que les services de renseignements égyptiens avaient contacté le Hamas et le Jihad islamique et leur avaient demandé instamment de faire cesser les tirs de projectiles afin d’éviter que la violence ne dégénère en un conflit plus vaste.

L’Égypte a contribué à apaiser les tensions dans la bande de Gaza plus tôt ce mois-ci, après que des affrontements lors de violentes manifestations le long de la frontière ont entraîné la mort de 62 Palestiniens, dont au moins 53 membres d’organisations terroristes.

Mardi, au moins 70 roquettes et obus de mortier ont été lancés sur Israël depuis Gaza, ainsi que des dizaines de frappes de représailles de Tsahal contre des cibles terroristes dans la bande de Gaza, après des semaines de fortes tensions dans la région à la suite de manifestations hebdomadaires à la frontière. Lors d’un tir de mortier tôt le matin, un obus a explosé dans la cour d’une école maternelle peu avant l’arrivée des enfants.

Une photo prise depuis la ville de Gaza le 29 mai 2018 montre une fumée s’échappant en arrière-plan à la suite d’une frappe aérienne israélienne sur l’enclave palestinienne. (AFP PHOTO / THOMAS COEX)

Les responsables israéliens, le Hamas et le Jihad islamique ont tous deux envoyé mardi soir des signaux indiquant qu’ils ne voulaient pas d’une nouvelle escalade de la violence, alors même que des tirs sporadiques de roquettes étaient tirés depuis la bande de Gaza après le coucher du soleil.

« Nous n’avons pas l’intention de faire dégénérer la situation, mais l’armée israélienne répondra avec force à tous les tirs de la bande de Gaza et il y aura un prix à payer », a déclaré un haut responsable israélien, après une réunion d’urgence de haut niveau convoquée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le Hamas et le Jihad islamique, conjointement responsables pour les heures de salves de roquettes et de tirs de mortier en Israël, ont publié des messages similaires dans les médias palestiniens, disant qu’ils n’étaient pas intéressés par une aggravation de la situation, mais que « vous devez être stupide pour penser que nous ne riposterons pas ».

Le ministre israélien du Renseignement, Yisraël Katz, a déclaré à la radio de l’armée que la violence transfrontalière pourrait s’intensifier.

Il a déclaré qu’Israël était plus proche de la guerre qu’il ne l’avait été depuis 2014, lorsque le pays a mené une campagne punitive de 50 jours contre des combattants dirigés par Gaza dont l’enclave ne s’est pas encore remise.

« Nous ne voulons pas la guerre et eux non plus, mais nous avons nos lignes rouges », a ajouté M. Katz.

Endroit où un obus de mortier provenant de Gaza a touché un jardin d’enfants dans le sud d’Israël, près de la frontière avec Gaza, le 29 mai 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Entre-temps, les États-Unis ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour discuter des attaques palestiniennes contre Israël, a déclaré la mission américaine.

Le conseil devait se réunir mercredi pour discuter des violences transfrontalières.

« Les récentes attaques de Gaza sont les plus importantes que nous ayons vues depuis 2014 », a déclaré l’ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, Nikki Haley, dans un communiqué. « Le Conseil de sécurité devrait être indigné et réagir à cette dernière vague de violence dirigée contre des civils israéliens innocents, et les dirigeants palestiniens doivent être tenus responsables de ce qu’ils laissent faire à Gaza ».

La communauté internationale a largement soutenu Israël tout au long de la journée de mardi, condamnant les attaques de groupes terroristes contre les populations civiles, tout en appelant les deux parties à œuvrer pour le retour au calme.

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