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Des frappes auraient visé des forces soutenues par l’Iran dans l’est de la Syrie

Un avion non identifié aurait frappé une base dans la banlieue d'al-Mayadin ; des habitants disent avoir vu des ambulances se précipiter sur les lieux

Illustration : Des explosions sont visibles dans la ville syrienne de Salamiyah le 24 juin après une frappe aérienne (Crédit : capture d'écran vidéo).
Illustration : Des explosions sont visibles dans la ville syrienne de Salamiyah le 24 juin après une frappe aérienne (Crédit : capture d'écran vidéo).

Une base exploitée par des milices soutenues par l’Iran dans l’est de la Syrie a été frappée dans la nuit par un avion non identifié, a rapporté Reuters lundi en citant des sources militaires et des habitants de la région.

Les frappes aériennes ont visé une zone située au sud de la ville d’al-Mayadin, le long du fleuve Euphrate, selon l’agence.

Deux résidents ont déclaré que les membres de la milice soutenue par l’Iran qui patrouillaient dans les rues avaient été mis en état d’alerte et que des ambulances avaient été vues se précipitant vers la périphérie désertique de la ville après les explosions.

Aucune information immédiate n’a fait état de blessés dans les frappes, et les médias d’État syriens n’ont pas évoqué l’incident.

La coalition dirigée par les États-Unis qui combat le groupe terroriste État islamique n’a pas non plus commenté la frappe présumée dans l’immédiat. Par le passé, l’opération Inherent Resolve avait démenti certaines frappes dans la région.

Tsahal n’a pas fait de commentaire sur les frappes signalées, conformément à sa politique de longue date qui consiste à ne pas confirmer ni nier ses activités en Syrie.

Israël a lancé des centaines de frappes en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011. L’armée a visé des troupes gouvernementales, des forces iraniennes alliées et des combattants du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

Nombre de ces frappes auraient visé des troupes soutenues par l’Iran au nord-ouest d’al-Mayadin, à Deir Ezzor, et au sud-est à al-Bukamal, à la frontière syrienne avec l’Irak.

Les responsables israéliens confirment rarement les détails des opérations en Syrie, mais ont affirmé que la présence de l’Iran en soutien au président syrien Bachar al-Assad et au Hezbollah constituait une menace et que les frappes se poursuivraient.

La région d’al-Bukamal, dans l’est de la Syrie, près de l’Irak, est considérée comme essentielle aux efforts de Téhéran pour établir un corridor terrestre depuis l’Iran, à travers l’Irak et la Syrie, jusqu’à la mer Méditerranée, afin de déplacer plus facilement des armes et des combattants dans tout le Moyen-Orient.

L’AFP a contribué à cet article.

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