Des « Jeunes des collines » soupçonnés d’avoir jeté des pierres sur la police
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Des « Jeunes des collines » soupçonnés d’avoir jeté des pierres sur la police

L'incident a eu lieu près de Bat Ayin sur fond de destruction d'un avant-poste illégal ; les attaquants ont agressé un véhicule de la police des frontières quelques heures après

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Une jeep militaire a été endommagée par des habitants d'implantation à proximité de l'implantation d'Yitzhar en Cisjordanie, le 20 octobre 2019. (Crédit)
Une jeep militaire a été endommagée par des habitants d'implantation à proximité de l'implantation d'Yitzhar en Cisjordanie, le 20 octobre 2019. (Crédit)

Les forces de sécurité israéliennes ont essuyé des jets de pierres lors de deux incidents distincts, lundi, des attaques qui ont été attribuées à de jeunes activistes pro-implantations radicaux.

Selon la police, les auteurs des violences ont jeté des pierres en direction de l’un de ses véhicules, qui avait été déployé pour sécuriser le secteur situé à proximité de l’implantation de Bat Ayin. Ils ont ensuite pris la fuite.

Les agents ont poursuivi les suspects, qui portaient des masques et qui sont parvenus à crever les pneus de leur Jeep. Aucune arrestation n’a eu lieu et les forces de l’ordre fouillent la zone pour retrouver les jeunes.

Cet incident est survenu à proximité de cette implantation du sud de Jérusalem, vingt-quatre heures après la destruction d’une structure construite sans autorisation sur une colline adjacente.

Lundi également, des attaquants ont jeté des pierres sur un véhicule de transport de la police des frontières aux abords de l’avant-poste de Kumi Ori, une banlieue de l’implantation sensible de Yitzhar.

Il n’y a pas eu de blessés du côté des agents qui s’apprêtaient à remplacer d’autres personnels de la police des frontières qui montaient la garde dans le secteur.

Les agresseurs se sont échappés et les forces de sécurité les recherchent actuellement dans les environs de l’implantation.

Dans une autre attaque similaire, dans la nuit de samedi, un véhicule blindé de la police des frontières avait essuyé des jets de pierres à l’entrée d’Yitzhar, dans le nord de la Cisjordanie, dans ce qui avait été le plus récent affrontement d’une série de confrontations qui ont opposé les habitants de la zone et les forces de sécurité de l’armée israélienne.

Il n’y avait pas eu de blessés dans cette agression. Les auteurs sont encore en fuite.

Le même jour, le groupe de défense des droits Yesh Din avait diffusé une séquence montrant des habitants d’implantation jeter des pierres sur des agriculteurs palestiniens qui travaillaient sur leurs terres, dans le village de Burin, en Cisjordanie, alors que les soldats israéliens se tenaient immobiles, regardant la scène sans appréhender les auteurs des violences.

Tous ces incidents surviennent dans une période de tensions dans le nord de la Cisjordanie et en particulier entre les habitants du secteur de Yitzhar et les forces israéliennes de sécurité, mais également avec les Palestiniens.

Les résidents expliquent que les tensions apparues entre eux et les forces de sécurité avaient commencé à s’accroître au début du mois dernier, lorsque le chef du commandement central avait signé une ordonnance administrative interdisant l’entrée en Cisjordanie d’un habitant de l’avant-poste de Kumi Ori, près d’Yitzhar. Un responsable de la défense avait indiqué que le jeune homme âgé de 21 ans avait été impliqué dans des violences contre les militaires et les Palestiniens, une accusation niée par ce dernier.

Après la rupture conséquente des liens qu’entretenaient le secrétariat d’Yitzhar – une rupture qui s’était faite à son initiative – et les hauts-responsables de Tsahal, les forces de sécurité avaient appréhendé deux habitants de Kumi Ori, le premier pour avoir incendié un champ palestinien et le second pour avoir menacé un commandant de brigade. L’un des deux suspects clame avoir été agressé par l’officier qui l’avait arrêté.

Les forces de sécurité, dans les jours qui avaient suivi, avaient annoncé avoir subi deux attaques lors de patrouilles dans le secteur.

Un officier a été légèrement blessé lors de l’incident de dimanche qui a impliqué 30 jeunes activistes d’extrême-droite connus sous le nom de « jeunes des collines » et qui ont jeté des pierres en direction des militaires et crevé les pneus de leur véhicule.

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