Le mont du Temple fermé aux Juifs à Yom Yeroushalayim, une première en 30 ans
Rechercher

Le mont du Temple fermé aux Juifs à Yom Yeroushalayim, une première en 30 ans

La police a déclaré que le site sera fermé aux Juifs et aux touristes "pour des raisons de sécurité et d'ordre publics" car cette journée coïncide avec la fin du ramadan

Les forces israéliennes de sécurité escortent un groupe de Juifs religieux lors d'une visite au mont du Temple à Yom Kippour, le 19 septembre 2018 (Crédit : Sliman Khader/Flash90)
Les forces israéliennes de sécurité escortent un groupe de Juifs religieux lors d'une visite au mont du Temple à Yom Kippour, le 19 septembre 2018 (Crédit : Sliman Khader/Flash90)

Pour la première fois en 30 ans, le lieu saint du mont du Temple sera fermé aux visiteurs Juifs lors de Yom Yeroushalayim, la journée marquant l’anniversaire de la prise de contrôle israélien sur le lieu saint pendant la Guerre des Six jours en 1967.

Le site disputé – le lieu le plus saint pour les Juifs et le troisième lieu le plus saint des Musulmans, qui y font référence comme le Noble Sanctuaire ou la Mosquée Al-Aqsa – est fermé aux non-Musulmans pour les derniers jours du mois saint musulman du Ramadan.

Ces jours coïncident cette année avec Yom Yeroushalayim, qui sera célébré le 1er juin.

La dernière fois que le mont du Temple a été fermé aux Juifs pendant Yom Yeroushalayim remonte à 1988, alors qu’il coïncidait également avec le ramadan.

En vertu d’un accord en vigueur depuis la victoire israélienne de 1967, les non-musulmans ont le droit de visiter le mont du Temple, mais pas d’y prier.

Les Juifs peuvent accéder au site pour des courtes visites à certaines heures pendant les jours de la semaine, mais ils sont étroitement surveillés et n’ont pas le droit d’y prier ni d’afficher des symboles juifs ou israéliens.

L’année dernière, plus de 2 000 Juifs ont visité le lieu à l’occasion de Yom Yeroushalayim. Mais étant donné que des centaines de milliers de musulmans y sont attendus durant la semaine du 1er juin, la police a déclaré lundi que le site sera fermé aux Juifs et aux touristes « pour des raisons de sécurité et d’ordre public ».

Des milliers de jeunes garçons juifs agitent des drapeaux israéliens pour célébrer le Jour de Jérusalem, en dansant et en passant à travers la porte de Damas jusqu’au mur Occidental, le 5 juin 2016. Le Jour de Jérusalem célèbre de 49ème annivesaire de sa capture de Jérusalem est aux Arabes dans la guerre des Six Jours de 1967. (Nati Shohat/Flash90)

Le groupe de droite des Etudiants pour le mont du Temple a dénoncé cette décision et s’est promis de la combattre. « Nous ne resterons plus inactifs devant la discrimination contre les Juifs sur leur lieu saint, et particulièrement en ce jour de libération précieuse du site ».

Le groupe a appelé les politiciens « engagés envers des valeurs de démocratie, de liberté de culte et de liberté d’accès » à venir à Jérusalem et à demander l’accès au mont du Temple.

Chaque année, des dizaines de milliers d’Israéliens marquent la réunification de Jérusalem par une parade dans les rues de la Vieille Ville de Jérusalem, une journée typiquement marquée par les tensions avec les résidents palestiniens.

La Marche du Drapeau regroupe principalement des adolescents religieux a donné lieu à des tensions lorsque le groupe arpente le quartier musulman.

Les commerçants palestiniens sont contraient de fermer leurs échoppes durant la parade et les résidents du quartier musulmans sont enjoints de rester chez eux.

Les années précédentes, la marche a donné lieu à plusieurs accès de violence entre des Palestiniens et des Israéliens.

Dimanche, le quotidien Haaretz avait annoncé que la police envisageait de limiter le trajet de la marche cette année, pour éviter tout débordement.

Des fidèles musulmans prient à la mosquée Al-Aqsa sur le mont du Temple à Jérusalem pour le premier vendredi saint du ramadan, le 10 mai 2019 (Crédit : Ahmad GHARABLI / AFP)

Après qu’Israël a capturé Jérusalem-Est lors de la guerre des Six Jours, il y a appliqué sa souveraineté et l’a proclamé capitale indivisible d’Israël. Cependant, cette démarche n’a pas été reconnue par la majorité de la communauté internationale.

Les Palestiniens voient en Jérusalem-Est la capitale de l’état auquel ils aspirent, et le statut de la ville sainte est un contentieux de taille dans les négociations de paix.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...