Des milliers de personnes manifestent contre Netanyahu à Jérusalem et Tel Aviv
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Des milliers de personnes manifestent contre Netanyahu à Jérusalem et Tel Aviv

Plusieurs militants ont été placés en détention à Jérusalem, où 16 000 manifestants se seraient réunis ; Edelstein a promis une loi limitant grandement les rassemblements

  • La police arrête un manifestant israélien au cours d'une manifestation, en plein confinement, devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, réclamant sa démission, le 26 septembre 2020 (Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP)
    La police arrête un manifestant israélien au cours d'une manifestation, en plein confinement, devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, réclamant sa démission, le 26 septembre 2020 (Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP)
  • Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 26 septembre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 26 septembre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Des manifestants israéliens au cours d'une manifestation, en plein confinement, devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, réclamant sa démission, le 26 septembre 2020 (Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP)
    Des manifestants israéliens au cours d'une manifestation, en plein confinement, devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, réclamant sa démission, le 26 septembre 2020 (Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP)
  • Des manifestants assis près des policiers au cours d'une manifestation devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 26 septembre 2020 (Crédit :  Emmanuel DUNAND / AFP)
    Des manifestants assis près des policiers au cours d'une manifestation devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le 26 septembre 2020 (Crédit : Emmanuel DUNAND / AFP)
  • Des manifestants israéliens au cours d'une manifestation, en plein confinement, devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, réclamant sa démission, le 26 septembre 2020 (Crédit :  Yonatan Sindel/Flash90)
    Des manifestants israéliens au cours d'une manifestation, en plein confinement, devant la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, réclamant sa démission, le 26 septembre 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Des Israéliens manifestent en convoi contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur la Route 1, le 26 septembre 2020 (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
    Des Israéliens manifestent en convoi contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur la Route 1, le 26 septembre 2020 (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
  • Des manifestants anti-Netanyahu sur la Route 1, à Jérusalem, pendant un confinement national, le 26 septembre 2020 (Crédit :Nati Shohat/Flash90)
    Des manifestants anti-Netanyahu sur la Route 1, à Jérusalem, pendant un confinement national, le 26 septembre 2020 (Crédit :Nati Shohat/Flash90)

Des milliers de personnes ont pris part au mouvement de protestation anti-Benjamin Netanyahu, samedi, dans tout le pays, mais aussi sur Internet. Les plus grands rassemblements ont eu lieu à Jérusalem, Tel Aviv et Césarée.

Cinq manifestants ont été arrêtés à Jérusalem au cours du regroupement, qui a été l’un des plus violents de ces dernières semaines. La police et les participants se sont affrontés alors que les agents s’efforçaient de faire respecter les restrictions de distanciation sociale. Les manifestants ont dénoncé un usage excessif de la force.

Ces regroupements ont eu lieu malgré le confinement national dû au coronavirus, mais conformément toutefois à ses réglementations actuellement encore en vigueur – les députés israéliens ayant échoué, vendredi, à faire approuver une législation qui aurait sévèrement restreint les manifestations et la prière publique.

Ils ont été organisés alors que les derniers chiffres diffusés par le ministère de la Santé ont fait état d’un nombre record de 8 315 nouveaux cas dans la journée de vendredi (même s’il n’y a aucune donnée reliant ces infections aux manifestations).

Des échauffourées ont été rapportées entre policiers et protestataires au cours du rassemblement de Jérusalem. Les forces de l’ordre ont indiqué que cinq personnes avaient été arrêtées. Un certain nombre de ministres, à la droite de l’échiquier politique, ont dénoncé le « comportement irresponsable » des manifestants dans ce contexte de pandémie.

Le ministre de la Santé, issu du Likud, a juré de faire adopter une loi, mardi, qui permettra d’empêcher l’organisation de mouvements de protestation majeurs au cours de toute la durée du confinement.

Les regroupements réclamant la démission du Premier ministre en raison de faits de corruption présumée et de ses attaques cinglantes contre le système judiciaire sont devenus réguliers ces derniers mois. Ils ont lieu plusieurs fois par semaine même si les événements majeurs sont programmés le samedi. Toutefois, ces rassemblements ont commencé à représenter un problème sensible dans le contexte de la recrudescence de cas de coronavirus, le Premier ministre et d’autres accusant les manifestants de favoriser l’épidémie.

La principale manifestation de samedi a été organisée, comme d’habitude, aux abords de la résidence officielle du Premier ministre dans la capitale. Elle aurait, selon les médias, réuni des milliers de personnes. Les organisateurs ont avancé le chiffre de 16 000 participants, citant le nombre de brassards distribués à l’entrée de la place de Paris.

Un grand nombre de manifestants ont brandi le drapeau israélien. Sur les pancartes dénonçant Netanyahu, on pouvait notamment lire : « Honte » et « Tu ne voleras point », l’un des dix commandements.

Des images tournées en début de soirée ont montré les participants tentant de maintenir une distanciation sociale. Mais des vidéos filmées plus tard ont montré une foule compacte à certains endroits.

La police a indiqué que ses agents, dans tout le pays, avaient reçu pour instruction de ne pas entraver les manifestations mais de faire appliquer strictement les directives.

Les forces de l’ordre ont éloigné les barrières de manière à permettre aux citoyens présents de se tenir davantage à l’écart les uns des autres. Ils étaient ainsi présents depuis la place de Paris jusqu’au bas de la rue HaMelekh George. Et pourtant, des groupes resserrés ont été aperçus, contrevenant apparemment aux règles.

Le mouvement de protestation de samedi, à Jérusalem, a été particulièrement agité. La police a fait irruption dans la foule à plusieurs reprises pour arrêter des manifestants saisis à bras-le-corps et les placer en détention – même si les raisons spécifiques de ces arrestations restent encore indéterminées.

Cinq protestataires ont été appréhendés au cours du rassemblement de Jérusalem – même si au moins quelques dizaines ont été placés en détention pendant les différents regroupements avant d’être libérés.

Les agents ont distribué des amendes à certains manifestants en raison, ont-ils expliqué, de leur non-respect de la distanciation sociale et du non-port du masque. Les activistes ont déclaré que les officiers avaient vérifié si les personnes présentes dans les groupements serrés qui s’étaient formés vivaient bien dans le même foyer, donnant des amendes le cas échéant. Environ 150 personnes ont été ainsi sanctionnées par la police parce qu’elles n’adhéraient pas aux mesures portant sur la distanciation sociale.

« Nous avons demandé aux manifestants de porter des masques mais ils ont été nombreux à ne pas le faire », a commenté un agent.

Le Times of Israël a noté que, tout au cours de la soirée, la vaste majorité des protestataires portaient bien le masque.

Les forces de l’ordre ont semblé se montrer plus offensives qu’au cours de ces dernières semaines, entraînant des moments de panique lorsqu’elles sont entrées soudainement dans la foule à plusieurs reprises. Les manifestants ont pu être aperçus entourant les policiers, hurlant : « Violences policières, vous devriez être en prison. »

Une vidéo a clairement montré une bousculade entre les agents et les manifestants.

« C’est dangereux pour tout le monde – on peut être blessé. Mais qu’attendre, à la fois, d’une police politique qui tente de nous effrayer pour que nous ne venions plus manifester ? », s’est interrogé Ziv, un protestataire qui s’est refusé à nous donner son nom de famille.

« En plus, ils ne respectent même pas la distanciation sociale entre eux », s’est-il exclamé, montrant du doigt un groupe d’agents qui ne respectaient pas les deux mètres de séparation obligatoires entre individus. « Qu’ils restent donc à l’écart et qu’ils nous laissent manifester ! »

« Il y a beaucoup d’espace – ce n’est que lorsque la police pénètre dans la foule que tout le monde se regroupe », a pour sa part commenté Merav Greenberg, une manifestante.

Kalfon, un agent de police, a attribué la responsabilité de l’atmosphère tendue de la soirée aux manifestants.

« Certains ne viennent pas pour manifester, ils viennent pour se battre », a-t-il affirmé.

À minuit, la vaste majorité des protestataires s’était dispersée et la police avait pu rouvrir le carrefour à la circulation. Il n’y a pas eu de résistance majeure lors de la dispersion du rassemblement.

La place de Paris à Jérusalem, presque vide, dans la nuit du 26 au 27 septembre 2020. (Capture d’écran : Walla/Facebook Live)

Une manifestation a aussi eu lieu place Rabin, à Tel Aviv, attirant des centaines, voire des milliers de personnes.

Des automobilistes ont également manifesté aux abords de la résidence privée de Netanyahu à Césarée. Ils auraient été des dizaines ou des centaines selon les différentes sources.

Le ministère de la Santé, Yuli Edelstein, a dénoncé ces manifestations sur Twitter, disant que les participants aidaient à propager le virus et qu’il leur serait très bientôt interdit de se regrouper.

« Ne suivez pas l’exemple donné ce soir par les manifestants. Ils ont profité des lenteurs de la Knesset pour mettre en péril leur santé et la santé de leur entourage », a-t-il écrit. « Mardi, nous mettrons un point final au processus législatif et les mouvements de protestation seront limités. »

Aryeh Deri, leader du parti Shas, a accusé les milliers de personnes présentes lors de ces regroupements de se comporter de manière irresponsable, estimant qu’elles pourraient être à l’origine d’un nouveau pic de contaminations.

Le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri lors d’un entretien avec le site d’information ultra-orthodoxe Kikar HaShabbat, le 9 mai 2020. (Capture d’écran/Kikar HaShabbat)

« Lorsqu’on agit de manière irresponsable, alors c’est nous qui sommes appelés à agir de manière responsable, et c’est pour cela que j’appelle le public qui jeûnera et qui priera lors de Yom Kippour à respecter les directives et à prier à l’extérieur, comme les rabbins en ont donné l’instruction », a écrit Deri sur Twitter.

Plus tôt dans la journée, des convois de voitures de militants avaient parcouru les autoroutes israéliennes, se rendant à Jérusalem et à Césarée. Les véhicules, agrémentés de drapeaux israéliens, s’étaient distingués à grands coups de klaxon, encouragés par des manifestants installés sur le bord des routes et sur les pont autoroutiers.

Et comme chaque week-end, ces derniers mois, les manifestants se sont retrouvés en fin d’après-midi sur les ponts autoroutiers et aux carrefours de tout le pays. Selon les organisateurs, les activistes ont ainsi occupé 315 endroits distincts.

Deux vidéos ont montré des violences apparentes contre les manifestants à Jérusalem et Tel Aviv.

Sur l’une d’elles, des jeunes religieux du quartier de Nachlaot à Jérusalem semblaient jeter une bouteille en direction d’une voiture faisant partie d’un convoi. Les images montrent un homme – apparemment le conducteur – être accosté par plusieurs personnes alors qu’il se gare.

La police a fait savoir qu’un suspect avait été arrêté pour avoir jeté une bouteille vers une voiture après s’être battu avec les agents. Un communiqué a précisé que plusieurs membres des forces de l’ordre avaient dû être pris en charge au niveau médical suite à cette arrestation.

Dans un second incident, un groupe de personnes a été vu entourant et bousculant un militant dans le quartier Shaira de Tel Aviv.

Le projet réfléchi par le gouvernement de restreindre sévèrement les rassemblements ainsi que les prières publiques n’a pas vu le jour vendredi comme initialement prévu – les députés n’étant pas parvenus à s’accorder sur la législation avant Shabbat. Ce projet de loi aurait limité les mouvements de protestation par le biais de la directive interdisant aux Israéliens de s’éloigner à plus d’un kilomètre de leurs habitations, et en groupes de pas plus de vingt personnes.

שיירות אדירות מכל הארץבדרך לבלפוריה!!!!

פורסם על ידי ‏‎Crime Minister‎‏ ב- יום שבת, 26 בספטמבר 2020

La Douzième chaîne a fait savoir samedi que Netanyahu avait exercé des pressions pendant le week-end afin que soient mises en place des directives d’urgence qui auraient permis de contourner la Knesset et de réprimer les mouvements de protestation. Il aurait affirmé que les images des milliers de personnes qui ont manifesté samedi – des images qui ont été diffusées dans tout le pays – sapaient les efforts visant à imposer aux Israéliens de rester chez eux et à éviter les regroupements pendant le confinement.

La chaîne a précisé que le Premier ministre s’était entretenu par téléphone avec le ministre de la Défense, Benny Gantz, et le ministre de la Justice, Avi Nissenkorn – issus tous les deux de la formation Kakhol lavan – pour les amener à approuver ces régulations d’urgence.

Pendant l’appel, selon la Douzième chaîne, Netanyahu et Gantz auraient indiqué estimer que Netanyahu lui-même causait des difficultés dans le cadre du processus législatif, puisqu’il préférait la méthode des régulations d’urgence.

Tandis qu’une loi comprend la date d’échéance des restrictions mises en place, des pouvoirs d’urgence auraient donné à Netanyahu la capacité et toute la liberté de mettre en place des limitations sur une période prolongée.

Vendredi, la Treizième chaîne a indiqué que le Likud cherchait à faire en sorte que les mouvements de protestation restent interdits dans la période qui suivra le confinement, dans quelques semaines.

Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jérusalem, le 26 septembre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

S’exprimant devant les caméras de la Treizième chaîne, samedi, Gantz a déclaré qu’il n’y aurait pas de pouvoirs d’urgence qui seraient accordés. Il a accusé le Likud de « saboter » les restrictions sur lesquelles le cabinet s’était mis d’accord – en demandant soudainement des changements dans la loi qui auraient octroyé une « autorité excessive » au gouvernement dans la restriction des libertés.

Le positionnement adopté par Gantz aurait été soutenu par le procureur-général Avichai Mandelblit qui, selon les médias, aurait mis en garde Netanyahu contre d’éventuels pouvoirs d’urgence qui, aurait-il déclaré, seraient inconstitutionnels.

Gantz a exprimé son soutien au droit à manifester, demandant néanmoins aux participants de faire preuve de responsabilité en limitant le nombre de personnes présentes et en respectant les règles de distanciation sociale.

Dans un entretien accordé à la Douzième chaîne, avant Yom Kippour, Gantz a déclaré : « Je voudrais demander pardon au public israélien. Je ne pense pas que nous l’ayons suffisamment bien servi, et que nous nous sommes trop inquiétés, pour notre part, de querelles politiques. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Premier ministre d’alternance et ministre de la Défense Benny Gantz (hors cadre) lors de la réunion hebdomadaire du cabinet, au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 5 juillet 2020. (Amit Shabi/POOL)

Huit groupes différents avaient organisé les convois et les rassemblements de samedi, promettant de « manifester conformément aux règles édictées par le ministère de la Santé en respectant la distanciation sociale ».

Ils avaient estimé que « le coronavirus est dangereux mais la dictature l’est encore davantage. Nous continuerons à manifester, conformément aux restrictions, et nous n’abandonnerons pas ».

Certains groupes organisateurs – dont le mouvement des « Drapeaux noirs » – avaient fait savoir qu’ils ne se rendraient pas, cette semaine, à Jérusalem et qu’ils respecteraient le confinement national. Ils ont néanmoins pris part à d’autres événements, se regroupant sur les ponts, les places et les carrefours de tout le pays, et ils ont participé à des événements en ligne diffusés sur Facebook et sur Zoom – qui ont été suivis par plus de 20 000 personnes.

Amnon Dafni-Meron, étudiante en médecine à l’Université hébraïque, qui était présente à Jérusalem, a indiqué que les nouvelles règles présentaient des avantages.

« C’est finalement plus agréable de manifester de cette façon en bénéficiant de son propre espace », a-t-elle dit.

Et pourtant, Dafni-Meron a déclaré penser que les limitations mises en place dans le cadre du mouvement de protestation de Balfour – et du confinement national lui-même – étaient éminemment politique.

« Les gens ne viennent pas malgré les restrictions, mais bien à cause d’elles », a-t-elle confié.

Au cours d’une conférence de presse qui a eu lieu jeudi, Netanyahu avait indiqué qu’il était « absurde » de dire qu’il avait prôné un confinement national pour mettre un terme au mouvement de protestation à son encontre en raison de son procès pour corruption et de sa gestion de la pandémie, avant de railler longuement les manifestations.

Il avait nié avoir cherché à mettre en place le confinement du pays pour stopper ces manifestations entraînant des dégâts au niveau politique, en déclarant que « ces manifestations anarchistes et grotesques » le soutenaient politiquement in-fine et que le public « en avait marre ».

Il avait ajouté que les manifestations servaient « d’incubateurs » au virus et à l’anarchie, et qu’elles avaient eu lieu au sein de l’Etat juif « à une échelle jamais vue dans le monde ».

Aucune donnée n’est venue soutenir l’hypothèse que ces mouvements de protestation auraient été à l’origine d’une propagation du COVID-19. Le virus circule dans des espaces clos plutôt qu’en plein air et la majorité des manifestants portent le masque.

Un reportage diffusé sur la Treizième chaîne a noté que le responsable de la réponse gouvernementale au coronavirus, Ronni Gamzu, avait indiqué en privé que Netanyahu avait exercé des pressions en faveur de restrictions plus dures en tentant tout particulièrement de stopper les manifestations réclamant sa démission. Gamzu aurait qualifiée l’initiative de « répugnante », disant qu’il en avait eu la nausée.

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