Des officiels marocains assistent à une cérémonie de Hanoukka à Casablanca
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Des officiels marocains assistent à une cérémonie de Hanoukka à Casablanca

Huit-cent Juifs ont célébré les fêtes avec des fonctionnaires locaux dans un "puissant message de paix et de tolérance" pour la petite communauté juive

Le rabbin Levi Banon accueille un officiel marocain, Said Ahmidouch, et son épouse lors d'une célébration de Hanoukka à Casablanca,au  Maroc, le 22 décembre 2019. (Autorisation/Chabad.org)
Le rabbin Levi Banon accueille un officiel marocain, Said Ahmidouch, et son épouse lors d'une célébration de Hanoukka à Casablanca,au Maroc, le 22 décembre 2019. (Autorisation/Chabad.org)

Des officiels du gouvernement marocain ont assisté dimanche à une célébration de Hanoukka à Casablanca, qu’une organisation juive a saluée comme une première dans le pays musulman.

Plus de 800 membres de la communauté juive ont ainsi fêté Hanoukka avec Said Ahmidouch, le wali, ou gouverneur local de la région de Casablanca-Settat, et Rachid Afirat, gouverneur de la préfecture de Casablanca-Anfa, qui ont tous les deux été nommés par le roi Mohammed VI.

L’événement organisé dans un hôtel de Casablanca a été largement couvert par les médias arabophones du pays, a fait savoir le Habad, le qualifiant de première historique pour la communauté.

« Cela envoie un puissant message de paix et de tolérance », a réagi le rabbin Levi Banon, directeur de la Jeunesse Habad du Maroc, qui organisait les célébrations aux côtés du Conseil des communautés juives du Maroc et la synagogue David Hamelech de Casablanca.

« Le Maroc, sous les auspices et l’inspiration du roi Mohammed VI, a été un véritable exemple de coexistence entre tous les peuples pour le monde », a déclaré Levi Banon.

Des Juifs marocains célèbrent Hanoukka à Casablanca, le 22 décembre 2019. (Autorisation/Chabad.org)

Le Maroc accueille officieusement des investisseurs et des touristes israéliens. Quelque 3 000 Juifs vivent au Maroc, une petite fraction du nombre d’avant la création d’Israël en 1948, mais toujours la plus grande communauté du monde arabe.

Le Maroc a une position encore plus particulière puisque le préambule de sa constitution évoque son « affluent hébraïque », que des Juifs marocains ont occupé des postes de ministres, et que Mohammed VI, comme son père avant lui, en compte un parmi ses conseillers – André Azoulay, le père de l’actuelle présidente de l’UNESCO, Audrey Azoulay.

C’est sous l’impulsion royale qu’ont été menés ces dernières années des programmes de rénovation des cimetières juifs et des quartiers urbains où vivait autrefois cette communauté qui comptait 200 000 à 300 000 membres avant les vagues de départ liées à la création de l’Etat hébreu en 1948 puis à l’indépendance du pays en 1956.

Israël et le Maroc n’entretiennent pas de relations diplomatiques. En 2017, le roi Mohammed VI avait annulé sa participation à un sommet ouest-africain pour éviter d’avoir à rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le royaume a cependant accueilli, de façon officieuse, des investisseurs et touristes israéliens ces dernières années.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait espéré rejoindre le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompo lors de sa visite au Maroc plus tôt cette semaine, mais le roi Mohammed VI s’est opposé à l’idée, a rapporté vendredi la Douzième chaîne.

Malgré les espoirs des officiels israéliens, les hauts responsables américains Plus tôt, des officiels américains ont confirmé que des négociations entre Pompeo et le roi en vue d’une normalisation n’ont pas eu lieu.

L’AFP a contribué à cet article.

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