Deux Britanniques interpellés pour vol d’objets ayant appartenu aux victimes d’Auschwitz
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Deux Britanniques interpellés pour vol d’objets ayant appartenu aux victimes d’Auschwitz

Le musée du camp de la mort constate régulièrement des vols de toutes sortes d'objets

Les élèves ont planché autour du thème de "la négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi". Ici, un mirador le long d'une clôture de barbelés sur le site du mémorial de l'ancien camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau, à la veille du 70e anniversaire de la libération du camp d'extermination nazi à Oswiecim, le 26 janvier 2015. (Crédit : Odd Andersen/AFP)
Les élèves ont planché autour du thème de "la négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi". Ici, un mirador le long d'une clôture de barbelés sur le site du mémorial de l'ancien camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau, à la veille du 70e anniversaire de la libération du camp d'extermination nazi à Oswiecim, le 26 janvier 2015. (Crédit : Odd Andersen/AFP)

Deux jeunes Britanniques ont été interpellés sur le site du musée de l’ancien camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau pour vol de plusieurs objets ayant appartenu aux déportés de ce plus grand camp de la mort installé pendant la Seconde guerre mondiale par l’Allemagne nazie dans le sud de la Pologne, a indiqué mardi la police locale.

« Les deux Britanniques nés en 1998 et 1997 ont été remis lundi à la police par les gardiens du musée d’Auschwitz et se trouvent en détention provisoire », a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police de la région de Cracovie (sud) Mariusz Ciarka.

« Pour vols d’objets à valeur historique, ils risquent une peine allant d’un à dix ans de prison », a-t-il dit. « Dans la journée, le procureur devrait décider des charges contre eux », a-t-il encore déclaré.

Selon Pawel Sawicki, un porte-parole du musée, « les deux hommes ont été interpellés à proximité des baraquements où se faisait le tri des affaires personnelles des déportés », appelé dans le jargon du camp « le Canada » en référence aux richesses de ce pays.

« Des gardiens les ont aperçu fouiller dans la terre. Alertés, ils les ont interpellés et ont découvert qu’ils étaient en possession de bouts de verres armés, de boutons, d’une tondeuse à cheveux et de morceaux de métal », a précisé Sawicki.

« C’est un terrain où on retrouve encore dans la terre des objets ayant appartenu aux victimes du camp », a ajouté M. Sawicki.

Le musée constate régulièrement des vols de toutes sortes d’objets, comme des bouts de fils de fer barbelés, par les visiteurs qui veulent les emporter en souvenir de leur visite au camp. Il s’agit d’un véritable fléau. Le musée est visité chaque année par plus d’un million de personnes du monde entier.

Le vol le plus audacieux fut celui de l’inscription métallique originale « Arbeit macht frei » de l’entrée de ce camp en décembre 2009.

L’instigateur de ce vol, un ancien leader néonazi suédois de 34 ans Anders Högström, fut condamné à 2 ans et 8 mois de prison.

Désormais c’est une copie qui se trouve à l’entrée du camp, l’original retrouvé en morceaux a été ressoudé et se trouve au musée.

Un million de Juifs ont trouvé la mort à Auschwitz-Birkenau, camp créé par l’Allemagne nazie en Pologne occupée, ainsi que 70.000 à 75.000 Polonais non juifs, 21.000 Tziganes, 15.000 prisonniers de guerre soviétiques et 10.000 à 15.000 autres prisonniers, dont des résistants, selon les données du musée du camp.

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