Diffusion du film « La Communale au cœur » de Claude Bochurberg
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Diffusion du film « La Communale au cœur » de Claude Bochurberg

Le film, diffusé à l’occasion du premier anniversaire de la disparition de Milo Adoner, revient sur l'histoire de ce survivant et traite de la question de la mémoire de la Shoah

Milo Adoner. (Crédit : capture d’écran memoiresdesdeportations.org)
Milo Adoner. (Crédit : capture d’écran memoiresdesdeportations.org)

À l’occasion du premier anniversaire de la disparition de Milo Adoner, survivant français d’Auschwitz décédé le 4 mars 2020 à l’âge de 94 ans, le Mémorial de la Shoah propose sur son site et jusqu’au 11 mars 2021 la diffusion du film « La Communale au cœur » de Claude Bochurberg.

Produit en 1999, le film, d’une durée de 80 minutes, revient sur l’histoire de Milo Adoner et traite de la question de la mémoire de la Shoah.

« Sur les 11 400 enfants Juifs déportés de France, 6 000 le furent au cours du seul été 1942. À Paris, dans le Marais, plus de 500 enfants furent arrêtés et assassinés à Auschwitz, parmi lesquels 260 élèves de l’École des Hospitalières Saint-Gervais », rappelle le réalisateur.

« Comme en témoigne Milo Adoner, rescapé d’Auschwitz, seul survivant de la rafle de l’immeuble de la rue des Deux-Ponts, qui nous a quittés le 4 mars 2020, et dont nous commémorons à travers ce film la première année de deuil : ‘À la rentrée scolaire de l’École des Hos’ le 1er octobre 1942, il n’y avait que quatre élèves présents et notre directeur Joseph Migneret, nommé par Yad Vashem Juste parmi les Nations, en fut tellement affecté, qu’il est mort peu après la fin de la guerre.’ »

« Chaque année, lors du dernier dimanche d’avril, le survivants de cette École regroupés autour de Milo Adoner rappelaient un à un le nom de leurs camarades disparus », explique Claude Bochurberg. « Parmi ces survivants, d’aucuns eurent des trajectoires admirables, comme le montre ce film que j’ai réalisé, avec le soutien amical d’André Chomand (Z’L), où ces survivants dont la plupart ne sont plus, reviennent dans la cour de l’École, et évoquent la mémoire de leurs camarades, tout en rendant hommage à leur directeur. Une belle histoire exemplaire de fidélité, d’amour et de reconnaissance. »

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