Eizenkot : les décisions de sécurité nationale de Netanyahu, jamais politiques
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Eizenkot : les décisions de sécurité nationale de Netanyahu, jamais politiques

Se faisant 'écho du chef d'Etat-major sortant, le Premier ministre indique que 'les décisions du gouvernement étaient pertinentes et ne visaient qu'à préserver l'existence du pays'

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu serre la main du chef d'Etat-major sortant Gadi Eizenkot pendant une cérémonie d'adieu au siège de l'armée de Tel Aviv, le 13 janvier 2019 (Crédit : Haim Tzach/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu serre la main du chef d'Etat-major sortant Gadi Eizenkot pendant une cérémonie d'adieu au siège de l'armée de Tel Aviv, le 13 janvier 2019 (Crédit : Haim Tzach/GPO)

Après une cérémonie de passation de pouvoir au siège de l’armée israélienne mardi, au cours de laquelle le chef d’état-major sortant a transmis le flambeau à son successeur, Aviv Kochavi, Gadi Eisenkot a affirmé que ni lui ni le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’ont pris de décisions de sécurité nationale basées sur des raisonnements politiques.

Lors d’une réunion entre généraux à la base de Kirya à Tel Aviv, Eisenkot a fait part de ses dernières réflexions aux hauts gradés de l’armée.

Connu pour être avare en paroles, Eisenkot a déclaré : « mes recommandations [au gouvernement] étaient motivées par les besoins sécuritaires d’Israël. Il n’y a jamais eu de considérations politiques derrière mes décisions ; ni derrière celles du Premier ministre » en matière de sécurité nationale.

Le mois dernier, des figures de l’opposition ont accusé Netanyahu de mettre en scène une opération de Tsahal pour localiser et détruire les tunnels creusés depuis le Liban pour des motifs électoraux, l’annonce du Premier ministre intervenant en pleine crise au sein de la coalition qui menaçait de faire tomber le gouvernement.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu en visite dans le nord d’Israël, le 13 janvier 2019 (Crédit : Haim Zach/GPO)

Quelques semaines plus tard, Netanyahu annonçait l’organisation d’élections anticipées, malgré une situation sécuritaire visiblement inchangée.

Dans une série d’entretiens accordés la semaine dernière à l’approche de son départ, Eizenkot expliquait que les tunnels constituait l’élément central de la stratégie d’attaque surprise du Hezbollah et que leur destruction représentait un véritable revers pour le groupe terroriste, repoussant potentiellement à plusieurs années une confrontation avec Israël.

Se faisant l’écho d’Eizenkot, Netanyahu indiquait mardi que leurs décisions en matière de sécurité n’étaient motivés que par des préoccupations défensives.

« Nous avons pris des décisions pertinentes dont l’objectif était de préserver l’existence du pays », déclarait-il à l’occasion d’un toast lors de la cérémonie.

« Nous avons confiance en vous, » a déclaré Netanyahu, s’adressant à Kochavi.

Le nouveau chef d’Etat-major Aviv Kochavi, à droite, serre la main au Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une cérémonie de passation de pouvoir au siège du ministère de la Défense à Tel Aviv (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

Vice-chef d’état-major jusque-là, Kochavi prend ses nouvelles fonctions alors qu’Israël fait face à plusieurs défis à ses frontières.

Comme attendu, il a démarré sur les chapeaux de roue, rencontrant son état-major mardi après-midi et adressant un ordre du jour à tous les soldats et commandants de Tsahal.

L’arrivée du nouveau chef d’état-major intervient dans un contexte d’opérations militaires visant à empêcher l’ancrage iranien en Syrie, tout en faisant face à de violentes confrontations dans le sud, à la frontière avec la bande de Gaza, et dans un contexte de menaces et tensions constantes avec le groupe terroriste libanais du Hezbollah.

Au plan national, l’Etat hébreu est en pleine période électorale, les questions de sécurité sont toujours en tête des préoccupations politiques, et l’armée essuie les critiques de députés et d’un médiateur extérieur qui estiment qu’elle n’est peut-être pas préparée pour la guerre.

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