Elan Carr : nous pourrions revoir nos liens avec les pays jugés anti-Israël
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Elan Carr : nous pourrions revoir nos liens avec les pays jugés anti-Israël

L’envoyé américain contre l'antisémitisme annonce une initiative pour assimiler l'antisionisme à la haine des Juifs, sans préciser de quels pays il pourrait s'agir

L'envoyé spécial des États-Unis pour la surveillance et la lutte contre l'antisémitisme, Elan Carr, intervient devant la Conférence des présidents à Jérusalem, le 21 février 2019. (Matty Stern|/ Ambassade des États-Unis à Jérusalem)
L'envoyé spécial des États-Unis pour la surveillance et la lutte contre l'antisémitisme, Elan Carr, intervient devant la Conférence des présidents à Jérusalem, le 21 février 2019. (Matty Stern|/ Ambassade des États-Unis à Jérusalem)

Les Etats-Unis pourraient reconsidérer leurs relations avec les pays qu’ils jugent anti-Israël, a déclaré l’envoyé de l’administration Trump contre l’antisémitisme dans une interview publiée dimanche.

« Les États-Unis sont prêts à reconsidérer leurs relations avec tous les pays. L’antisémitisme de la part d’un pays avec lequel nous avons des relations constitue une profonde préoccupation », a déclaré Elan Carr à l’agence de presse Reuters.

« Je soulèverai cette question lors de réunions bilatérales que je mène dans le monde entier », a-t-il ajouté. « C’est un sujet sur lequel nous allons avoir de franches conversations à huis clos ».

Lorsqu’il a été interrogé, Carr a refusé de préciser de quels pays il pourrait s’agir.

« Je ne peux évidemment pas commenter les outils diplomatiques que nous pourrions employer », a-t-il déclaré. « Premièrement, chaque pays est un défi diplomatique différent, une situation différente. Et deuxièmement, si je commençais à divulguer ce que nous pourrions faire, ce serait moins efficace ».

Carr a déclaré à la presse que la décision de l’administration Trump d’assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme « était sûrement une innovation », et que l’antisémitisme se cache souvent derrière le masque de l’antisionisme.

Cette décision clarifierait « quelque chose que beaucoup d’entre nous qui sommes impliqués dans le monde juif et ceux qui sont partisans d’une relation solide entre les Etats-Unis et Israël connaissent depuis un certain temps », a déclaré Carr. « A savoir que l’une des principales saveurs de l’antisémitisme dans le monde actuel est celle qui se cache derrière l’anti-sionisme ».

La nomination de Carr intervient plus de deux ans après l’entrée en fonction du président américain Donald Trump, alors que de nombreux postes diplomatiques clés restent vacants.

Des chercheurs israéliens ont rapporté mercredi que les violentes attaques menées contre les Juifs avaient considérablement augmenté l’année dernière, notant que l’on avait à faire au plus grand nombre de Juifs ayant été assassinés en raison d’actes antisémites depuis des décennies, entraînant un « sentiment d’urgence croissant » parmi les communautés juives du monde entier.

L’article révélait également que l’antisémitisme était activement promu par des responsables gouvernementaux dans des pays situés sur trois continents. L’article désigne des responsables du Venezuela, de la Turquie, de la Pologne et de l’Ukraine comme promoteurs de la haine des Juifs.

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