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Emmanuel Macron appelle à ne pas céder au racisme et à l’antisémitisme

Le président n'a pour le moment pas annoncé sa candidature à la présidentielle, mais a appelé à combattre les discours des candidats de l’extrême droite

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors d'une conférence de presse sur la France prenant la présidence de l'UE, à Paris, le 9 décembre 2021. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors d'une conférence de presse sur la France prenant la présidence de l'UE, à Paris, le 9 décembre 2021. (Crédit : Ludovic MARIN / AFP)

Le président français a répondu jeudi à des questions aujourd’hui déterminantes lors d’une conférence de presse. Si l’échange portait sur le rôle de la présidence française au Conseil de l’Union européenne, Emmanuel Macron a saisi l’occasion pour réagir aux récents propos tenus par le polémiste Éric Zemmour, sans toutefois le nommer.

Emmanuel Macron a souligné l’importance des institutions françaises, garantes de la stabilité du pays en ces temps de crise, face à la montée du discours radical.

« Quand les vents mauvais reviennent et se lèvent », a-t-il dit, « il est légitime qu’il y ait des choix démocratiques et que toutes les voix s’expriment, mais le rôle de nos institutions est de tenir le pays là où il doit être, ne rien concéder ni au racisme ni à l’antisémitisme, ni à la remise en cause de nos valeurs, ni à la manipulation de notre histoire ».

Concernant sa potentielle candidature, Emmanuel Macron a répondu avec humour : « D’abord je le prends comme un signe d’affection, un désir caché, presque un appel. » « Plus sérieusement, je pense que, dans le temps qui est le nôtre, il est important que les institutions continuent de fonctionner de la manière la plus stable possible », a-t-il poursuivi.

Pour le moment, son rôle, a-t-il dit, « est de continuer d’agir au service de notre peuple… de protéger, d’accompagner et de préserver notre unité ». « Parce que nous en avons besoin », a-t-il insisté.

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors d’une conférence de presse alors que la France prend la présidence de l’UE, à Paris, le 9 décembre 2021. (Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP)

Enfin, il a déclaré que, quels que soient les choix démocratiques qui seront faits au printemps prochain, ils devront se faire sans haine car la haine, « c’est la haine de la France ». Sans doute une référence, là encore, à l’extrême droite menée par Marine Le Pen et Éric Zemmour, condamné pour « incitation à la haine raciale » et religieuse.

Ces choix démocratiques « doivent se faire dans le plus grand pluralisme, la plus grande liberté de discussion, d’échange et de controverse, car la controverse c’est l’esprit français. Mais la haine, c’est la haine de la France », a-t-il déclaré.

Le rôle de nos institutions est de tenir le pays là où il doit être.

Enfin, interrogé sur la candidature d’Éric Zemmour, Emmanuel Macron a répondu qu’il n’appartenait pas au président de la République de disqualifier un candidat.

À quatre mois de l’élection présidentielle, les échanges indirects entre Emmanuel Macron et Éric Zemmour s’intensifient. À l’image des déclarations faites jeudi par le président où de celles faites à Vichy la veille, lorsqu’il a répondu indirectement aux propos d’Éric Zemmour concernant le régime de Pétain en ces termes : « Gardons-nous de la manipuler (l’Histoire), de l’agiter, de la revoir. »

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