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Équateur : six mineures secourues d’un réseau lié à une secte juive

La police équatorienne a secouru six étrangères, victimes d'un réseau de traite d'êtres humains soupçonné d'être lié à Lev Tahor

Illustration : Des membres du PGN participant à une opération de sauvetage d'enfants dans une ferme Lev Tahor dans la municipalité d'Oratorio, au Guatemala, le 20 décembre 2024. (Crédit : Guatemalan Attorney General of the Nation's Office/AFP)
Illustration : Des membres du PGN participant à une opération de sauvetage d'enfants dans une ferme Lev Tahor dans la municipalité d'Oratorio, au Guatemala, le 20 décembre 2024. (Crédit : Guatemalan Attorney General of the Nation's Office/AFP)

Mardi, le ministère de l’Intérieur a annoncé que la police équatorienne avait secouru six mineures étrangères, victimes d’un réseau de traite d’êtres humains soupçonné d’être lié à la secte juive ultra-orthodoxe Lev Tahor.

L’opération de police a eu lieu dans la province de Santo Domingo de los Tsáchilas, au centre de l’Équateur.

« Les mineures ont été retrouvées dans un bâtiment dépourvu de conditions humanitaires adéquates », a indiqué le ministère sur le réseau social X.

Dans une vidéo diffusée par ses soins, des mineures apparaissent couvertes d’un long voile noir.

« L’enquête porte sur les délits présumés de traite d’êtres humains et d’exploitation forcée impliquant des membres de la secte Lev Tahor », a précisé le ministère.

Après avoir été secourues, les jeunes victimes ont été transférées aux États-Unis.

Des filles de Lev Tahor se promenant à Chatham, en Ontario, en décembre 2013. (capture d’écran : YouTube)

Fin 2025, après le sauvetage de 17 enfants, la Colombie avait expulsé et remis aux autorités américaines neuf membres de cette secte juive poursuivie dans plusieurs pays pour violences sexuelles et maltraitance sur mineurs.

Un an plus tôt, les autorités du Guatemala avaient secouru 160 enfants lors d’une perquisition dans le sud du pays motivée par des soupçons de traite d’êtres humains, « sous forme de grossesses forcées, de maltraitance d’enfants et de viols ».

Fondée dans les années 1980, Lev Tahor pratique une forme radicale de judaïsme, selon laquelle les femmes doivent notamment porter des tuniques noires qui les recouvrent de la tête aux pieds.

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