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La Colombie expulse 9 membres d’une secte juive poursuivie dans plusieurs pays

Lors d'une descente, les autorités colombiennes avaient secouru 17 mineurs aux mains de Lev Tahor il y a un peu plus d'une semaine ; ils ont été transférés aux États-Unis

Des membres de la secte juive Lev Tahor devant l'école d'éducation spécialisée Alida Espana de Arana, à Guatemala City le 22 décembre 2024. (Crédit : Johan Ordóñez/AFP)
Des membres de la secte juive Lev Tahor devant l'école d'éducation spécialisée Alida Espana de Arana, à Guatemala City le 22 décembre 2024. (Crédit : Johan Ordóñez/AFP)

La Colombie a annoncé lundi avoir expulsé et remis aux autorités américaines neuf membres d’une secte juive ultra-orthodoxe poursuivie dans plusieurs pays pour violences sexuelles et maltraitance sur mineurs.

Cette annonce de l’Agence nationale des migrations fait suite à une descente des autorités colombiennes qui ont secouru 17 mineurs aux mains de Lev Tahor (« Cœur pur » en hébreu), un peu plus d’une semaine auparavant.

Ces jeunes ont été transférés aux États-Unis à bord du même vol que les adultes, à destination de New York. Ces derniers ne sont toutefois pas expulsés et seront confiés aux services de protection de l’enfance américains, a précisé un porte-parole de l’agence migratoire colombienne à l’AFP.

Des images publiées par les autorités montrent les membres de la secte, vêtus de longues tuniques noires, en train de passer les contrôles de sécurité à l’aéroport de Medellín.

Certains adeptes de Lev Tahor sont visés par des notices rouges d’Interpol, des signalements internationaux qui demandent aux polices du monde entier de les arrêter.

Les autorités locales estiment que les membres de la secte se trouvaient en Colombie « à la recherche d’un pays où ils ne seraient pas soumis à des restrictions pour poursuivre leurs activités présumées illégales ».

Fondée dans les années 1980, Lev Tahor pratique une forme extrême de judaïsme, selon laquelle les femmes doivent notamment porter des tuniques noires qui les recouvrent de la tête aux pieds.

En décembre 2024, les autorités guatémaltèques avaient secouru 160 enfants lors d’une perquisition dans le sud du pays motivée par des soupçons de traite d’êtres humains, « sous forme de grossesses forcées, de maltraitance d’enfants et de viols ».

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