Erdogan : le monde doit demander « une Palestine indépendante »
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Erdogan : le monde doit demander « une Palestine indépendante »

Le président turc a déclaré à l’ONU qu’il prévoit d’employer la normalisation des relations avec Israël pour "aider le processus de paix"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'adresse à la 71e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'adresse à la 71e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé mardi qu’il prévoyait d’exploiter les relations récemment renforcées avec Israël pour encourager le processus de paix avec les Palestiniens, affirmant que la mise en œuvre d’une solution à deux états est « une obligation de la communauté internationale ».

« Il est indispensable de permettre aux Palestiniens d’établir une Palestine indépendante avec pour capitale Jérusalem Est, sur la base d’une solution à deux états, a-t-il déclaré à l’Assemblée Générales des Nations Unies à New York. C’est une obligation de la communauté internationale envers les enfants palestiniens, rien de moins. »

Mentionnant Israël dans un plus large discours sur le rôle de la Turquie dans la communauté mondiale, Erdogan a affirmé que le récent accord de réconciliation signé entre Ankara et Jérusalem permettrait à son pays de jouer un rôle de négociateur plus important dans le processus de paix.

« Nous essaierons d’utiliser la normalisation des relations pour aider le processus de paix et résoudre les défis économiques et humanitaires auxquels nos frères et sœurs palestiniens sont confrontés », a-t-il déclaré.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s'adresse à la 71e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’adresse à la 71e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : John Moore/Getty Images/AFP)

Erdogan a déclaré mercredi que la Turquie poursuivrait ses « efforts d’envoi d’aide humanitaire à la bande de Gaza. »

Dans une probable allusion à la hausse récente des attaques palestiniennes, il a exhorté Israël à apaiser les tensions en évitant les provocations.

« Israël doit respecter la sainteté du mont du Temple et mettre fin aux violations de son statut » a-t-il déclaré.

Israël a démenti à plusieurs reprises avoir l’intention de modifier le statu quo du lieu saint, point chaud des violences palestiniennes qui ont repris en octobre dernier.

Le dignitaire religieux turc et opposant au régime d'Erdogan, Fethullah Gülen (Crédit : Wikimedia Commons)
Le dignitaire religieux turc et opposant au régime d’Erdogan, Fethullah Gülen (Crédit : Wikimedia Commons)

D’autre part, Erdogan a réclamé à la tribune de l’Assemblée générale une action internationale contre l’ex-prédicateur Fethullah Gülen, accusé d’être l’instigateur de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet.

« Depuis cette tribune, je voudrais appeler tous nos amis à prendre les mesures nécessaires contre l’organisation terroriste Fethullah, pour l’avenir et le bien-être de leur propre population », a-t-il déclaré.

Gülen, 75 ans, vit en exil aux Etats-Unis depuis 1999.

« Il est évident de par notre expérience que si vous ne combattez pas (cette organisation) dès maintenant, demain il sera trop tard », a affirmé Erdogan.

Il s’agit selon lui « d’une menace pour la sécurité nationale non seulement de la Turquie mais des 170 pays où elle (l’organisation de Gülen) existe ». « En d’autres termes, aujourd’hui la majorité des pays représentés dans cette Assemblée générale sont menacés par cette structure clandestine », a-t-il ajouté.

Ankara a à de multiples reprises exigé de Washington l’extradition de Fethullah Gülen et a adressé aux autorités américaines des documents qui prouvent selon les Turcs son implication dans le putsch avorté.

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