Exposition : « Juifs réfugiés en Corse pendant la Première Guerre mondiale » à Bastia
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Exposition : « Juifs réfugiés en Corse pendant la Première Guerre mondiale » à Bastia

Organisée en collaboration avec la mairie de Bastia, cette exposition retrace l’immigration forcée, en 1915, des juifs « syriens »

Vue sur le port de Bastia, en Corse (Crédit : domaine public)
Vue sur le port de Bastia, en Corse (Crédit : domaine public)

L’exposition « Juifs réfugiés en Corse pendant la Première Guerre mondiale » réalisée par le Centre Edmong Fleg aura lieu du 5 au 23 septembre au Péristyle du Théâtre de Bastia, rapporte le site memoria ebraica di a Corsica.

Cette exposition, organisée en collaboration avec la mairie de Bastia, retrace l’immigration forcée, en 1915, des juifs « syriens » qui étaient basés à Tibériade.

Tibériade est à l’époque entre les mains de l’Empire ottoman. Ils sont plus de 700 juifs à se réfugier d’abord à la Canée en Crète, puis en Corse, après avoir été chassés une nouvelle fois par les Grecs.

Cette communauté juive moyen-orientale trouve un refuge et un accueil chaleureux à Ajaccio et à Bastia. Les adultes y travaillent et fondent une école pour les enfants ou le corse est enseigné aux cotés du judéo-arabe et de l’hébreu. La population corse fait de son côté part d’une grande générosité en aidant la population à s’habiller.

Le Centre Edmond Fleg a réussi à réunir de nombreux documents faisant état de cette immigration et de la vie de cette communauté en Corse.

Si certains des réfugiés juifs sont restés sur l’île de beauté, d’autres sont repartis vers Israël. Avant ce départ ils ont tenu à remercier la population locale par une lettre qui avait été publiée dans le Bastia-Journal.

L’un de ces réfugiés, le rabbin Jacob-Moïse Tolédano, devint par la suite ministre des Affaires religieuses dans l’un des gouvernements de Ben Gurion.

D’autre part, pendant la Seconde Guerre mondiale, les autorités corses et sa population avaient également protégé ses habitants juifs.

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