Fadwa Barghouti : France 3 publie un droit de réponse de l’ambassade d’Israël
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Fadwa Barghouti : France 3 publie un droit de réponse de l’ambassade d’Israël

La demande fait suite à la diffusion d'un reportage relatant la visite corse de l'épouse du terroriste palestinien Marwan Barghouti, début mars

Fadwa Barghouthi lors d'une conférence de presse à  Ramallah, le 7 mai 2017. (Crédit : Flash90)
Fadwa Barghouthi lors d'une conférence de presse à Ramallah, le 7 mai 2017. (Crédit : Flash90)

Suite à un reportage diffusé le 13 mars 2019 dans l’édition locale du journal télévisé de France 3, relatant la visite corse de Fadwa Barghouti, épouse du terroriste palestinien Marwan Barghouti, l’ambassade d’Israël en France a réclamé à la chaîne un droit de réponse, publié ce jeudi sur le site Internet de France 3 Régions.

Début mars, trois communes de Corse-du-Sud – Cuttoli-Corticchiato, Osani et Bocognano – avaient répondu favorablement à un appel de l’association Corsica-Palestina d’adhérer au réseau Marwan Barghouti. Ces communes lui ont, comme Aubervilliers, Stains, Grenay ou encore La Courneuve auparavant, également décerné le titre de « citoyen d’honneur ».

« Mme Fadwa Barghouti est l’avocate et aussi l’épouse de Marwan Barghouti, terroriste jugé et condamné par le tribunal civil de Tel-Aviv pour son implication dans des attentats », explique le droit de réponse de l’ambassade d’Israël.

« Cerveau  des attaques de la seconde Intifada en tant que chef du Tanzim, le groupe armé du Fatah et des brigades des Martyrs al-Aqsa, Marwan Barghouti est, de fait, responsable de la mort tragique de centaines de civils Israéliens comme étrangers. Parmi ses victimes, le moine orthodoxe grec Georgios Tsiboukkakis, Yoela Hen, mère de deux enfants tuée dans un attentat sanglant orchestré par Barghouti le 15 janvier 2002. Sans oublier l’attentat au restaurant Seafood Market à Tel-Aviv, où un terroriste palestinien avait ouvert le feu à l’arme automatique et lancé des grenades sur le public. Bilan : trois morts et 31 blessés. »

Marwan Barghouthi au tribunal en 2002 (Crédit : Flash90)

Le texte rappelle également que, malgré sa détention, le terroriste reste toujours actif. « Encore aujourd’hui, depuis sa cellule, Marwan Barghouti ne renonce pas à ses noirs desseins et continue à appeler à la poursuite du djihad, autrement dit, au meurtre de civils », expliquent-ils.

« Nous déplorons que votre rédaction ait occulté ces faits à vos téléspectateurs. Marwan Barghouti que vous présentez en ‘Nelson Mandela palestinien’ est l’antithèse d’un artisan de la paix : Si ce monsieur avait vraiment œuvré à la création d’un Etat palestinien vivant en paix aux côtés de l’Etat d’Israël, il aurait soutenu la proposition d’Israël pour un Etat palestinien aux négociations de Camp David en 2000, ainsi que les propositions de paix d’Israël ultérieures durant les années suivantes et depuis. Au lieu de cela, il a délibérément choisi le chemin de la violence, en lançant et orchestrant la sanglante Seconde Intifada de 2000 à 2005. »

Marwan Barghouti purge actuellement cinq peines de prison à vie dans un centre d’incarcération israélien.

La publication de ce droit de réponse rappelle la réaction de la rédactrice et médiatrice du New York Times en avril 2017 quand Liz Spayd avait déclaré que la décision du journal de publier ce week-end un éditorial de Marwan Barghouthi, cadre du Fatah emprisonné, sans préciser qu’il était un terroriste condamné « risque la crédibilité » du quotidien. Dans son article, Spayd répondait aux nombreux commentaires des lecteurs, qui ont affirmé que le Times déformait la description de Barghouthi.

Elle a indiqué que la section « Opinion » du journal « doit donner de manière plus complète la biographie et l’identité des auteurs, et donner en particulier les informations qui aident à se faire un jugement sur l’éditorial qui est lu. »

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