Fin de la réhabilitation pour cinq soldates ex-otages
Selon l'hôpital, elles feront l'objet d'un suivi à long terme ; les familles d'otages convergent vers la frontière avec Gaza ; Adi Alexander a remercié le médiateur américano-palestinien d'avoir fait libéré son fils

Cinq tazpitanyot de Tsahal, prises en otage lors du pogrom commis par le Hamas le 7 octobre 2023 et libérées en janvier dernier, ont achevé la phase intensive de leur réhabilitation, a annoncé mercredi le centre hospitalier Rabin.
Liri Albag, Karina Ariev, Agam Berger, Daniella Gilboa et Naama Levy bénéficieront désormais d’une surveillance sur le long terme, auquel s’ajoutera un traitement communautaire, a déclaré l’hôpital.
Les ex-otages ont fait l’objet d’examens et de contrôles sur la base desquels chacune bénéficiera d’un traitement personnalisé de long terme.
Par ailleurs, des proches des otages et des dizaines de militants ont organisé une marche, mercredi soir, en direction de la frontière avec la bande de Gaza pour exiger un accord permettant de faire libérer les derniers otages et de mettre fin à la guerre.
La marche est partie du kibboutz Beeri et les participants ont emprunté la route 232 jusqu’aux lieux du massacre de la rave Nova, dans les environs de Reim. Un événement y a eu lieu avec plusieurs proches des otages qui ont demandé au gouvernement de ne pas s’enfoncer dans la guerre, ce qui, selon eux, mettrait en danger les otages, et de signer un accord pour les faire libérer.
« Nous avons dit que la pression militaire ne sauve pas les otages, elle les tue », a déclaré Ofir Braslavski, père de l’otage Rom Braslavski. « Le gouvernement ne nous a pas écoutés, et 42 otages entrés à Gaza sur leurs deux jambes en sont revenus dans des sacs mortuaires. Je ne veux pas que mon fils soit le 43ème. »
« Mon enfant a faim, il a soif, il a peur, il est torturé, il meurt. Et personne n’a le droit de le condamner à mort – certainement pas celui qui l’a abandonné le 7 octobre et qui l’abandonne, jour après jour, depuis près de deux ans », a-t-il ajouté en exigeant que le Premier ministre Benjamin Netanyahu signe l’accord accepté cette semaine par le groupe terroriste du Hamas.
Mercredi toujours, Adi Alexander, père de l’ex-otage américano-israélien Edan Alexander, s’est entretenu par téléphone avec le médiateur américano-palestinien, Bishara Bahbah, pour le remercier d’avoir contribué à faire libérer son fils en mai dernier, ont confirmé au Times of Israel les deux parties à l’appel.
Ces derniers mois, Bahbah a agi dans le plus grand secret lors des pourparlers sur les otages, notamment en faisant passer des messages entre l’envoyé spécial américain, Steve Witkoff, et de hauts responsables du Hamas, et en jouant un rôle clé dans la libération d’Alexander.
La décision du Hamas de libérer Alexander a été présentée comme un geste de bonne volonté envers le président Trump dans une tentative du groupe terroriste d’obtenir que les États-Unis persuadent Israël de mettre fin à la guerre à Gaza.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 50 otages – 49 d’entre eux faisant partie des 251 enlevés par des terroristes dirigés par le Hamas le 7 octobre 2023. Vingt d’entre eux seraient en vie, la santé de deux otages suscitant les plus vives inquiétudes. L’armée israélienne a confirmé la mort de 28 otages, ont indiqué les autorités israéliennes.
Le Hamas détient également le corps d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.
Le Hamas a libéré 30 otages – 20 civils israéliens, cinq soldats et cinq ressortissants thaïlandais – et restitué les corps de huit prisonniers israéliens tués lors d’un cessez-le-feu entre janvier et mars dernier, avant de libérer Edan Alexander en mai.
Le groupe terroriste a libéré 105 civils à la faveur d’une trêve d’une semaine, fin novembre 2023, et quatre otages dans les premières semaines de la guerre. En échange, Israël a libéré près de 2 000 prisonniers palestiniens – incarcérés pour terrorisme, prisonniers de sécurité ou terroristes présumés de Gaza arrêtés lors de la guerre.
Huit otages ont été secourus en captivité par des soldats, sans oublier les corps de 49 d’entre eux, retrouvés ä Gaza, parmi lesquels trois otages tués par erreur par des soldats israéliens en tentant d’échapper à leurs ravisseurs, et le corps d’un soldat tué en 2014.







