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Finlande : Un ministre rattrapé par une blague sur Hitler et ses liens néo-nazis

Vilhelm Junnila a dit avoir eu par le passé un comportement "stupide et immature". Un autre membre du gouvernement, le président de la Chambre, est connu pour ses propos racistes

Le ministre finlandais des Affaires économiques, Vilhelm Junnila, s’exprimant devant le Parlement, à Helsinki. (Crédit : Capture d’écran YouTube ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)
Le ministre finlandais des Affaires économiques, Vilhelm Junnila, s’exprimant devant le Parlement, à Helsinki. (Crédit : Capture d’écran YouTube ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Le politicien finlandais Vilhelm Junnila a présenté ses excuses, jeudi, pour des propos trahissant une certaine sympathie envers Adolf Hitler, qui ont fait ressurgir le passé d’extrême droite de celui qui est aujourd’hui ministre des Affaires économiques.

L’incident s’est produit lors d’un événement organisé par une branche locale du parti d’extrême droite finlandais de Junnila, à Raisio, en mars dernier.

A cette occasion, Junnila a fait remarquer que le nombre attribué au président du parti local, pour les élections, était le 88, le même que Junnila pour le scrutin de 2019.

Or, 88 est pour les néo-nazis le symbole du « Heil Hitler », car H est la huitième lettre de l’alphabet, ce qui fait de 88 « HH ».

« Tout d’abord, félicitations pour ce très bon nombre. C’est à n’en pas douter un numéro gagnant », a commenté Junnila.

« Evidemment, ce 88 évoque les deux H, mais nous n’en dirons pas plus », a-t-il ajouté, devant une salle hilare. Selon le tabloïd finlandais Iltalehti, quelqu’un, dans le public, aurait alors crié « Heil Hitler » avant de s’excuser discrètement.

La révélation de cet incident est un vrai casse-tête pour le nouveau gouvernement de droite finlandais, qui a prêté serment mardi.

Junnila a écrit sur sa page Facebook : « Par le passé, il m’est arrivé de faire des plaisanteries qui, je m’en rends aujourd’hui compte, sont stupides et immatures. J’ai mal agi et je tiens à présenter mes excuses pour cela. »

Ces propos n’ont pas manqué de raviver la polémique sur les liens de Junnila avec l’extrême droite.

Le site d’information Yie a rappelé qu’en 2019, Junnila avait pris la parole devant un parterre de néo-nazis, lors d’un événement commémoratif de l’attentat terroriste de 2017, à Turku, au cours duquel deux femmes ont été poignardées à mort. Le nom de l’événement, « Fleur 188 », comportait également le nombre en cause.

Cette commémoration avait été organisée par la Coalition des nationalistes, un groupe de coordination des mouvements d’extrême droite.

La même année, la Coalition des nationalistes avait suscité une autre polémique avec son champ de tir orné de cibles à l’effigie de ministres finlandais.

Junnila a déclaré qu’il n’assisterait plus à de tels événements aujourd’hui, disant avec insistance : « Les néo-nazis ne sont pas mes amis » et qu’il ne tolère pas leur action.

Le président de la Chambre, Jussi Halla-aho, également membre du Parti des Finlandais, fait également l’objet de sévères critiques. Il est en effet connu pour ses propos racistes et a été condamné pour « trouble au culte religieux » et « agitation ethnique », selon un article d’Euronews.

Il avait ainsi écrit en juin 2006 que l’islam était une « religion de pédophiles » et que les Somaliens avaient les « gènes » du « vol ».

La même année, il avait laissé entendre qu’il se réjouirait qu’une députée du Parti vert se fasse violer par une bande d’immigrants, ajoutant plus tard : « Je continue à croire au plus profond de moi que si une femme s’oppose à la déportation des violeurs immigrants et qu’elle en est elle-même victime, alors ce n’est pas une mauvaise chose. »

Selon la même source, il aurait également eu des propos désobligeants envers la communauté LGBTQ de Finlande.

Interrogé par des journalistes finlandais sur ses propos passés, Hallah-aho se retranche généralement derrière l’argument de la jeunesse et l’acharnement des médias, relève Euronews.

En avril, le parti conservateur de la Coalition nationale a obtenu 20,8 % des voix aux élections législatives finlandaises, ce qui lui a donné 48 sièges.

Le chef du parti, Antti Petteri Orpo, a été nommé Premier ministre après avoir formé une coalition avec les Finlandais, qui ont obtenu 46 sièges, et le Parti populaire suédois et les chrétiens-démocrates, qui ont obtenu respectivement 9 et 5 sièges. Le parti social-démocrate de l’ancienne Première ministre Sanna Marin a obtenu 43 sièges.

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