Friedman critique l’AP qui n’a pas condamné les derniers attentats terroristes
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Friedman critique l’AP qui n’a pas condamné les derniers attentats terroristes

L'envoyé américain a dénoncé le fait que Ramallah ait gardé le silence face à de "telles brutalités"

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

L'ambassadeur américain en Israël David Friedman assiste à une réunion du lobby pour les relations israélo-américaines à la Knesset, le 25 juillet 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)
L'ambassadeur américain en Israël David Friedman assiste à une réunion du lobby pour les relations israélo-américaines à la Knesset, le 25 juillet 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)

L’ambassadeur américain en Israël David Friedman a critiqué lundi l’Autorité palestinienne qui n’a pas condamné une série d’attentats terroristes qui a tué deux soldats israéliens et un civil au cours des quatre derniers jours.

« Une tragédie en Israël », a posté sur Twitter Friedman.

« Deux jeunes soldats, Netanel Kahalani et Ziv Daos, assassinés dans le nord, et un père de quatre enfants, Adiel Kolman, assassiné à Jérusalem par des terroristes palestiniens. Une telle brutalité et pas de condamnation de la part de l’AP ! Je prie pour les familles et les blessés – tant de tristesse ».

Kolman, 32 ans, a été mortellement poignardé alors qu’il se trouvait dimanche dans la Vieille Ville de Jérusalem. Le meurtrier a été identifié sous le nom d’Abd al-Rahman Bani Fadel, un Palestinien originaire du village d’Aqraba, à proximité de la ville de Naplouse, en Cisjordanie. Il est mort sous les balles des policiers arrivés sur les lieux.

Adiel Kolman, qui a été tué lors d’une attaque au couteau dans la vieille ville de Jérusalem le 19 mars 2018 (Autorisation).

Kahalani et Daos ont été tués lors d’un attentat à la voiture-bélier survenu en Cisjordanie vendredi. Deux autres militaires ont été blessés dans cette attaque. Le conducteur palestinien du véhicule, Ala Qabha, âgé de 26 ans, a été placé en détention et a reconnu avoir volontairement projeté sa voiture dans le groupe de soldats, selon l’agence de sécurité du Shin Bet.

Le président Reuven Rivlin, prenant la parole lors d’une conférence économique à Tel Aviv, a dénoncé lundi ceux qui soutiennent le terrorisme, une référence aux paiements mensuels de salaires versés aux prisonniers palestiniens qui commettent des attentats contre les Israéliens.

« Quiconque offre un refuge, paie des meurtriers et encourage les incitations coopère avec le terrorisme et devient un ennemi d’Israël et du monde libre », a déclaré Rivlin selon un communiqué en hébreu de son bureau.

Le sergent Netanel Kahalani, à gauche, et le capitaine Ziv Daos, à droite, sont les soldats tués dans une attaque terroriste présumée le 16 mars 2018. (Courtoisie)

« Le terrorisme dans les rues de notre capitale de Jérusalem, où les Juifs et les Arabes vivent ensemble depuis des centaines d’années, est un désastre pour tous les habitants et nous ne lui permettrons pas de devenir une réalité acceptée », a continué Rivlin. « Nous le combattrons jusqu’à ce qu’il disparaisse et nous en sommes capables. Le monde entier doit dénoncer le terrorisme et les incitations et coopérer avec Israël dans la lutte contre les terroristes ».

Israël et les Etats-Unis font avancer chacun une législation qui amputerait l’Autorité palestinienne de centaines de millions de dollars si cette dernière ne cesse pas de verser des salaires aux prisonniers palestiniens, affirmant qu’elle encourage en cela le terrorisme.

Selon le budget du ministère des Finances de l’AP en 2017, qui avait été publié sur son site internet au mois de juillet dernier, les salaires versés aux prisonniers palestiniens incarcérés et libérés – dont de nombreux terroristes condamnés – avoisineraient la somme de 552 millions de shekels pour l’année. Le budget allouait également 190 869 166 dollars en versements aux dites « familles de martyrs », contre 174 630 296 dollars en 2016.

Les familles sont définies comme celles dont des « membres ont été tués ou blessés dans la lutte contre le sionisme », notamment ceux qui ont perdu la vie alors qu’ils commettaient des attaques contre des Israéliens ou qui ont été tués par des Israéliens, quel que soit le contexte.

Les Palestiniens déclarent que ces paiements sont une forme d’aide sociale. Selon le budget de l’année 2017, le nombre total de « familles de martyrs » et de familles ayant des membres blessés susceptibles de recevoir des paiements s’élevait à 21 500. Elles étaient 19 000 en 2016.

Les tensions entre Washington et Ramallah sont élevées depuis la reconnaissance par le président Donald Trump de Jérusalem en tant que capitale d’Israël, le 6 décembre, qui a été saluée par l’Etat juif et rejetée par l’AP.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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