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Gérard Garouste expose au Chambon-sur-Lignon, village de Justes

L’artiste, habitué aux grands musées et galeries à travers le monde, rend ainsi hommage aux Justes de la commune, qui ont sauvé environ 5 000 Juifs pendant la guerre

L'une des toiles de Gérard Garouste exposées tout l'été au village de Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire. (Crédits photo : Capture d’écran France 3)
L'une des toiles de Gérard Garouste exposées tout l'été au village de Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire. (Crédits photo : Capture d’écran France 3)

Gérard Garouste est parmi les artistes contemporains français les plus cotés. Habitué aux grands musées et galeries à travers le monde, il fait pourtant escale cet été et jusqu’au 29 septembre au Lieu de Mémoire du village de Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire, situé entre Le Puy-en-Velay et Valence.

Les peintures de Garouste, essentiellement figuratives, font souvent référence à la Bible – qu’il a étudiée parallèlement à l’apprentissage de l’hébreu aux côtés des rabbins Marc-Alain Ouaknin et Philippe Haddad – mais également à l’horreur de la Shoah.

L’artiste a réalisé une œuvre à l’occasion de l’exposition, baptisée « Le Sablier ou l’âkédat d’Yitshak ».

Fils d’Henri Auguste Garouste, antisémite et pétainiste convaincu, coupable de spoliations pendant la guerre, Gérard Garouste a étudié à l’École nationale supérieure des beaux-arts. Il s’est converti au judaïsme. L’artiste a découvert la région du Chambon en septembre dernier et s’est intéressé à « l’école des Prophètes », groupe d’intellectuels juifs français réfugiés ici durant la Seconde Guerre mondiale.

La commune – dont les habitants ont sauvé environ 5 000 Juifs pendant la guerre – a notamment caché le futur mathématicien Alexandre Grothendieck et l’écrivain André Chouraqui. C’est également là qu’est venu Albert Camus en 1942-1943 pour y faire soigner sa tuberculose. Il y a écrit le livre Le Malentendu et travaillé sur La Peste et L’Homme révolté.

Gérard Garouste, en 2018. (Crédits photo : Dezarts / Wikimedia / CC BY-SA 4.0)

Le lieu de mémoire où a lieu l’exposition de Gérard Garouste et commémorant l’acte d’héroïsme des habitants de l’époque a été inauguré en 2013.

Par l’évènement, Gérard Garouste entend faire passer un message, a-t-il expliqué à France Info : « Cette exposition s’adresse à l’Europe. Cette montée de l’extrême droite, ce populisme que l’on revoit partout, est à l’opposé de ce qu’il s’est passé au Chambon. Il faut résister. »

Une plaque commémorative du sauvetage des Juifs dans le village de Chambon-sur-Lignon. (Crédit photo : Wikipédia / CC BY-SA 4.0)

Chambon-sur-Lignon, surnommée la « montagne-refuge » par les historiens, est l’une des deux seules communes à avoir reçu collectivement en 1990 du gouvernement israélien le titre de « Juste parmi les nations » – avec celle de Nieuwlande, aux Pays-Bas. En mai dernier, elle a d’ailleurs accueilli les troisièmes « Journées des Justes », organisées par la LICRA.

Depuis 1990, le mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, rend hommage à la région du Chambon avec un jardin et une stèle.

Depuis 2006, Chambon-sur-Lignon est jumelée avec la commune de Meitar, située au nord-est de Beer Sheva, en Israël.

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