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Grande joie en Israël après la mission de sauvetage réussie de 4 otages à Gaza

Des festivités publiques ont eu lieu en Israël et au-delà après la libération, lors d'un raid militaire à Nuseirat, de Noa Argamani, Shlomi Ziv, Almog Meri Jan et Andrey Kozlov

Des Israéliens font la tête à Athènes, en Grèce, après avoir appris la réussite de la mission de sauvetage des otages Noa Argamani, Shlomi Ziv, Almog Meir Jan et Andrey Kozlov, le 8 juin 2024. (Capture d'écran : Twitter, used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
Des Israéliens font la tête à Athènes, en Grèce, après avoir appris la réussite de la mission de sauvetage des otages Noa Argamani, Shlomi Ziv, Almog Meir Jan et Andrey Kozlov, le 8 juin 2024. (Capture d'écran : Twitter, used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

Les familles des quatre otages qui ont été secourus samedi se sont réjouies avec d’autres familles israéliennes après l’annonce, par l’armée, du sauvetage de Noa Argamani, Almog Meir Jan, Andrey Kozlov et Shlomi Ziv qui se trouvaient entre les mains du Hamas, à Gaza, depuis le massacre commis sur le sol israélien, le 7 octobre.

S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée aux abords de l’hôpital Sheba, à Ramat Gan, après ses retrouvailles avec sa fille Noa, Yaakov Argamani a d’abord récité une prière.

« Aujourd’hui, c’est mon anniversaire et voyez donc le cadeau que j’ai eu », s’est-il exclamé, exprimant sa gratitude à l’égard de tous ceux qui ont été impliqués dans cette libération.

Il a aussi déclaré aux journalistes qu’il ne fallait pas oublier les autres captifs et il a encouragé les Israéliens à se rendre à un rassemblement organisé sur la place des Otages, à Tel Aviv, qui a lieu samedi dans la soirée.

Dans un entretien accordé depuis un lieu de retraite où les proches des otages s’étaient réunis, ce week-end, la mère de Meir Jan a fait part à Ynet de son excitation et de sa reconnaissance à l’égard de l’armée israélienne, ajoutant qu’elle espérait que les autres captifs seraient rapidement, eux aussi, rapatriés en Israël.

« Je suis pressée, il faut que j’aille le voir à l’hôpital », a-t-elle déclaré avant d’encourager les manifestants à poursuivre leur mouvement de protestation en faveur d’un accord qui garantirait la libération des autres otages.

Les otages israéliens secourus des geôles du Hamas par l’armée israélienne, le 8 juin 2024 : de gauche à droite, Shlomi Ziv (Crédit : Armée israélienne) ; Andrey Kozlov et Almog Meir Jan (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90), et Noa Argamani (Crédit : Autorisation)

Une vidéo qui a été publiée sur les réseaux sociaux a montré les parents de Meir Jan escortés vers la sortie de l’hôtel où ils séjournaient, la foule entonnant « Am Israel Chaï » (Le peuple d’Israël vit).

Sur une autre vidéo, un groupe d’amis de Meir Jan l’appelle en visioconférence, prenant plaisir à répéter son nom et riant alors que l’un de ses camarades brandit le téléphone devant la foule.

« On t’aime, Almog », s’exclame l’un de ses amis.

Un homme tient un drapeau israélien alors que des Israéliens se rassemblent à l’hôpital Sheba Tel Hashomer de Ramat Gan où quatre otages israéliens ont été transférés après avoir été secourus des geôles du Hamas, dans la bande de Gaza, le 8 juin 2024. (Crédit : JACK GUEZ / AFP)

De son côté, l’épouse de Ziv apparaît sur des images en train de téléphoner à son mari alors qu’elle se trouve dans sa voiture, sur la route de l’hôpital Sheba où elle doit le retrouver.

Dans la vidéo, elle lui dit qu’elle l’aime et qu’il est son héros, alors que tous deux versent des larmes de joie. Lorsqu’elle lui demande s’il veut qu’elle lui apporte quelque chose, Ziv lui répond que son seul désir est d’enfin retrouver les siens.

Son cousin par alliance, Yanai Eliyahu, a raconté à Ynet que Ziv et son épouse l’avaient pratiquement élevé. « J’ai entendu la nouvelle du sauvetage de Shlomi et j’en tremble d’excitation. Les mots ne suffisent pas à décrire ma joie », a-t-il expliqué au site d’information.

« L’épouse de Shlomi a toujours cru qu’il reviendrait bientôt. Elle avait cette foi en elle. Il a été entre les mains de monstres pendant longtemps et c’est difficile pour nous d’imaginer ce qu’il a traversé. Là, je n’attends qu’une seule chose, c’est de le voir et de le prendre dans mes bras », a-t-il ajouté.

Le Forum des Familles d’otages et de portés-disparus a salué « l’opération héroïque de l’armée israélienne » dans un communiqué, évoquant « une victoire » pour l’État juif.

« Mais même maintenant, en particulier avec cette joie qui a déferlé sur tout l’État d’Israël, le gouvernement doit se souvenir de son obligation de rapatrier les 120 otages qui se trouvent encore entre les mains du Hamas », a noté le Forum.

Par ailleurs, des vidéos qui ont été partagées sur les réseaux sociaux ont montré des Israéliens se livrer à des festivités dans le pays et à l’étranger.

Les maîtres-nageurs, sur plusieurs plages d’Israël, ont annoncé l’heureuse nouvelle de la réussite de la mission de sauvetage aux Israéliens venus profiter du soleil, des annonces qui ont entraîné des applaudissements et des acclamations.

D’autres séquences filmées en Grèce – le pays est une destination de vacances prisée par les Israéliens – ont montré une foule en liesse chanter l’hymne national israélien et « Am Israel Chaï » dans de multiples endroits du pays.

« Depuis huit mois, nous ne recevons que des coups de poignards dans le cœur. Je ne parle pas de moi, je parle de toute la nation », témoigne Shlomo Akad, 72 ans.

L’image de Noa Argamani criant « Ne me tuez pas ! » à des combattants du Hamas avait fait le tour du monde.

« Et soudain, pour la première fois, c’était une explosion de joie après qu’elle a été sauvée », poursuit, derrière de grandes lunettes rectangulaire, le septuagénaire, qui dit avoir pleuré en apprenant la nouvelle de la libération de la jeune femme comme beaucoup de journalistes notamment qui annonçaient la nouvelle en direct.

Samedi soir, des milliers d’Israéliens sont descendus dans les rues de Tel-Aviv, comme toutes les semaines, pour exiger du gouvernement un accord pour ramener les otages en Israël, a constaté un journaliste de l’AFP. Sur le grand écran, des images des otages libérés étaient diffusées, sous les applaudissements de la foule, brandissant de nombreux drapeaux israéliens.

« Cela m’a donné un peu d’espoir parce que lorsque nous les avons vus, nous avons vu leur état de santé, nous avons eu un peu d’espoir qu’ils soient nourris là-bas », a déclaré à l’AFP Yair Moses, dont le père Gadi Moses est otage à Gaza.

Shlomi Ziv avec sa sœur Revital Nasi (à droite) et sa cousine après avoir été sauvé de Gaza lors d’une opération militaire, le 8 juin 2024. (Crédit : Forum des familles des otages et disparus)

Sur une autre vidéo, Shlomi Ziv étreint sa sœur et sa cousine quand deux proches d’Almog Meir Jan, extrêmement ému, prennent le jeune homme de 22 ans dans leurs bras, sur une photo diffusée par l’armée israélienne.

« J’ai tellement pleuré devant tant de joie, je ne pouvais pas retenir mes larmes », confie à l’AFP Hilla Israeli, 38 ans, qui était au bord d’un lac quand elle a appris la nouvelle.

« En un instant, tout le monde a commencé à sortir son téléphone, des gens sont sortis de l’eau, des cris de joie venaient de différentes directions », poursuit cette enseignante.

« C’est un jour très émouvant », dit de son côté Uriya Bekenstein, 42 ans.

« C’est vivifiant, pour le moins, de voir la libération de quatre otages et leur retour à la maison auprès de leur famille », déclare à l’AFP Cécile Belilius qui « espère » l’accélération des négociations pour libérer les otages et parvenir à un cessez-le-feu à long terme entre le Hamas et Israël.

« Ils ne seront pas en mesure de tous les libérer lors d’une opération militaire », a estimé Michael Levy, frère de l’otage Or Levy, interrogé par l’AFP sur la place des otages de Tel-Aviv.

Yaïr Moses, à droite, et son épouse, tenant des affiches de ses parents, Gadi Moses et Margalit Moses, tous deux disparus du kibboutz Nir Oz lorsque des terroristes du Hamas les ont enlevés pour les emmener à Gaza. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Les quatre captifs ont été secourus dans le cadre d’une opération militaire qui a eu lieu samedi matin. Les agents de l’unité anti-terroriste d’élite Yamam, ainsi que des agents du Shin Bet, ont lancé deux raids simultanés dans deux bâtiments du Hamas au cœur de Nuseirat, dans le centre de Gaza, secourant Argamani dans l’un d’entre eux et les trois hommes dans le second.

Il resterait 116 otages qui avaient été enlevés par le Hamas, le 7 octobre, à Gaza – certains ne sont plus en vie. 105 civils ont été libérés au cours d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre, et quatre otages avaient recouvré la liberté auparavant. Trois otages, dont une soldate, ont été secourus vivants par les forces israéliennes, et les corps de 19 otages ont également été récupérés, dont trois ont été tués par erreur par l’armée lors d’un incident tragique en décembre.

L’armée israélienne a confirmé la mort de 41 personnes, qui sont toujours détenues par le Hamas et ses complices, tuées le 7 octobre ou en captivité, sur la base de nouvelles informations et autres renseignements obtenus par les troupes menant des opérations sur le terrain à Gaza. Une personne est encore portée disparue depuis le 7 octobre.

Le Hamas détient par ailleurs les corps des soldats de Tsahal Oron Shaul et Hadar Goldin depuis 2014, ainsi que deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui sont tous deux censés être en vie après être entrés dans la bande de Gaza de leur propre chef en 2014 et 2015 respectivement.

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