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Grippe aviaire : Des centaines de milliers de poules devraient être abattues

Le ministère de l'Agriculture, qui prévoit une pénurie d'œufs, a fait savoir que 320 000 poules pondeuses allaient être tuées

Conditions dégoûtantes dans une ferme d'œufs du nord d'Israël, où les poules vivent dans des cages au-dessus de tas de leurs propres excréments. (Crédit : Capture d'écran)
Conditions dégoûtantes dans une ferme d'œufs du nord d'Israël, où les poules vivent dans des cages au-dessus de tas de leurs propres excréments. (Crédit : Capture d'écran)

Le ministère de l’Agriculture a fait savoir, samedi, que des centaines de milliers de poules pondeuses allaient être abattues dans le cadre de la propagation rapide du virus H5N1 de la grippe aviaire dans les poulaillers du Moshav Margaliot, sur la frontière libanaise.

Selon le ministère, 320 000 poules pondeuses vont être tuées aux abords du moshav dans les prochains jours. 244 000 avaient été abattues la semaine dernière au même endroit.

Il devrait y avoir une pénurie à hauteur de 14 millions d’œufs environ sur les 200 millions qui sont consommés chaque mois par les Israéliens.

Le ministère a aussi indiqué qu’il s’inquiétait de la possibilité d’éventuelles transmissions du virus à l’être humain par le biais des poulaillers adjacents aux habitations dans le moshav.

Le député Oded Forer d’Yisrael Beytenu vu pendant une rencontre du parti à la Knesset, el 31 décembre 2018. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Selon le ministère de l’Agriculture, les fermiers ont été dans l’incapacité de signaler en temps réel le nombre croissant de morts chez les volailles, ce qui a entraîné une propagation rapide du virus.

Un grand nombre de poules étaient déjà mortes lorsque les inspecteurs du ministère sont arrivés et les autres ont été abattues. Dans un cas, seules 70 poules étaient encore vivantes sur un cheptel initial de 2 000 volatiles.

Les élevages ont été confinés ainsi que les structures qui récupéraient leurs œufs.

Jeudi, l’Autorité de la nature et des parcs (INPA) a annoncé qu’une grue sauvage sur cinq vivant ou traversant Israël dans un cadre de migration serait atteinte par la grippe aviaire et que les autorités s’attendent à devoir ramasser 25 à 30 tonnes de carcasses de ces oiseaux.

Des grues grises en migration au lac Agmon Hula dans la vallée de Hula au nord d’Israël, le 16 novembre 2017. (Crédit : AFP Photo/Menahem Kahana)

Environ 100 000 grues se rendent dans la vallée de Hula, dans le nord d’Israël, chaque année et environ 40 000 y restent jusqu’au début du mois de mars, avant de se joindre aux oiseaux d’Afrique qui migrent vers l’Europe et l’Asie pour la période de reproduction.

Après s’être rendue jeudi dans la vallée, la directrice temporaire de l’INPA, Raya Shourky, a annoncé que des inspecteurs contrôlaient toute la vallée de Hula pour trouver des preuves de la présence du virus et qu’ils élargissaient leurs recherches en incluant les cours d’eau des vallées de Jezréel et de Zevulun et la côte du Carmel, entre autres.

Le plus grand nombre d’oiseaux morts de la grippe aviaire se trouverait dans la réserve de la vallée de Hula, a continué Shourky, la concentration de grues y étant particulièrement importante. Les oiseaux sont nourris régulièrement sur place pour les dissuader de partir ailleurs, a-t-elle poursuivi.

Le ministre de l’Agriculture, Oded Forer, avait évoqué l’élevage des volailles en batterie en le comparant à une « bombe à retardement » à faire disparaître au plus tôt en faisant la transition vers des complexes d’élevage isolés répondant à des critères de sécurité biologique stricts.

La carcasse d’une grue infectée par la grippe aviaire dans la réserve naturelle de la vallée de Hula, dans le nord d’Israël, le 23 décembre 2021. (Crédit : Shlomit Shavit, Israel Nature and Parks Authority)

Un plan dans ce sens avait été approuvé par le gouvernement en 2007 mais il n’avait jamais été mis en œuvre.

Selon les chiffres du ministère de l’Agriculture, 93 % des poulaillers ne répondent pas aux exigences sanitaires ou de bien-être animal des services vétérinaires.

Tandis que plus de 50 % des poules pondeuses de l’Union européenne (UE) sont dorénavant élevées dans des structures sans cages, ce pourcentage n’est que de 3,2 % en Israël, selon les chiffres du Conseil de l’industrie des volailles, les autres étant élevées en batterie.

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