Herzog reçoit les chefs des églises chrétiennes pour le Nouvel An
"Je m'engage pour la liberté de culte,' a dit le président à ses convives qui ont récemment estimé être menacés d'être chassés de la région par des groupes extrémistes israéliens
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Le président Isaac Herzog a organisé mercredi la traditionnelle réception du Nouvel An pour les chefs des églises chrétiennes de Terre sainte, aux côtés de la ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked (Yamina).
« Nous sommes tous des enfants du Dieu tout-puissant, le même Dieu, et nous rêvons tous d’un monde meilleur en le remplissant de paix, de bonté, de charité et de miséricorde », a déclaré Herzog. « Nous pouvons le faire ensemble, unis par nos valeurs communes plutôt que de diviser le monde avec des différences ».
« En tant que président de l’État d’Israël, je m’engage de tout cœur à préserver la liberté absolue de religion et de culte pour les membres de toutes les confessions dans cette Terre sainte », a ajouté Herzog. « Je sais que la ministre de l’Intérieur, Ayelet Shaked, se joint à moi pour vous assurer que nous nous opposerons fermement à toute forme de racisme, de discrimination ou d’extrémisme, et que nous rejetterons toute agression ou menace contre les communautés religieuses, les dirigeants ou les lieux de culte. »
Theophilos III, patriarche grec orthodoxe de Jérusalem, a déclaré au président que les chefs d’église étaient « particulièrement sensibles à votre engagement constant en faveur de l’intégrité de la nature multiculturelle, multi-ethnique et multi-religieuse de notre région et à votre défense des droits de tous ceux qui considèrent la Terre Sainte comme leur foyer ».
Il a ajouté que les dirigeants étaient « reconnaissants de l’engagement déclaré du gouvernement israélien à maintenir un foyer sûr et sécurisé pour les chrétiens en Terre Sainte. »
Au début du mois, les dirigeants chrétiens de Terre Sainte ont estimé dans une tribune que leurs communautés étaient menacées d’être chassées de la région par des groupes extrémistes israéliens, et ont appelé au dialogue pour préserver leur présence.
Les patriarches et chefs d’églises de Jérusalem ont ainsi publié une déclaration commune mettant également en garde contre le danger que représentaient les groupes radicaux qui, selon eux, visaient à « diminuer la présence chrétienne. »
Cette année, 500 chrétiens de cette enclave ont été autorisés à se rendre en Cisjordanie, autre territoire palestinien séparé de Gaza par le sol israélien et où se trouvent de nombreux lieux saints, en tête desquels la basilique de la Nativité de Bethléem construite, selon la tradition, sur le lieu de naissance de Jésus.
Le nombre de chrétiens à Gaza est en baisse régulière, beaucoup ayant émigré notamment depuis la prise de pouvoir du groupe terroriste islamiste Hamas en 2007. Selon des responsables chrétiens locaux, ils ne seraient plus qu’un millier, contre plus de 7 000 avant 2007.
L’AFP a contribué à cet article.
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