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‘Image of Victory’, premier film réalisé en Israël et diffusé sur Netflix Israël

Le film se déroule au moment de la bataille de Nitzanim, pendant la guerre d’Indépendance de 1948, dans laquelle le père du producteur du film, Ehud Bleiberg, a pris part

Joy Rieger interprète le rôle de Miri Ben-Ari dans le film "Image of Victory." (Crédit : Capture d’écran YouTube)
Joy Rieger interprète le rôle de Miri Ben-Ari dans le film "Image of Victory." (Crédit : Capture d’écran YouTube)

La Douzième chaîne a indiqué, mercredi, que « Image of Victory », diffusé cet été sur Netflix Israël, sera le tout premier film israélien à figurer au catalogue du service de streaming dans sa version israélienne.

Le film, présenté en avant-première au Festival international du film de Haïfa en septembre dernier, sera bientôt disponible sur la plateforme américaine, où il rejoindra la comédie « Maktub », premier film israélien à y avoir été diffusé.

Réalisé par Avi Nesher (« The Other Story », « Past Life ») avec les interprètes Joy Rieger (« Valley of Tears », « Greener Pastures ») et Amir Khoury (« Fauda », « 7 Days in Entebbe »), le film a été encensé par la critique et nominé pour 15 Ophir Awards (l’équivalent israélien des Oscars). Il en a, au final, remporté trois, pour la meilleure photographie, les meilleurs costumes et le meilleur maquillage.

Le film raconte l’histoire du cinéaste égyptien Hassanin, interprété par Khoury, chargé de produire un film de propagande lorsqu’il est intégré dans un peloton militaire égyptien stationné à proximité du kibboutz Nitzanim, pendant la guerre d’indépendance d’Israël en 1948. Rieger interprète le rôle de Miri Ben-Ari, une résidente du kibboutz pleine de confiance, l’héroïne du film.

Le producteur du film, Ehud Bleiberg (« The Iceman », « Adam Resurrected ») a été informé de la décision de Netflix peu de temps avant de prononcer un discours à l’occasion de Yom Hazikaron, le mois dernier, commémorant le 74e anniversaire de la bataille de Nitzanim, véritable toile de fond du film.

Bleiberg a un lien personnel avec cette bataille puisque son père, Yerachmiel Bleiberg, a défendu le kibboutz et a été brièvement capturé par l’armée égyptienne à l’issue de la bataille.

La bataille de Nitzanim a opposé, en juin 1948, les habitants du kibboutz et l’armée égyptienne, en infériorité numérique. Le kibboutz est, un temps, tombé entre les mains des Égyptiens, après la mort de nombreux résidents au combat, avant d’être repris par Tsahal.

Bleiberg a déclaré, le jour de la cérémonie pour Yom Hazikaron, que le film marquait un « tournant », en rendant publique cette bataille finalement assez méconnue.

Le film rejoint une autre production israélienne récemment ajoutée au catalogue de Netflix, « La Belle de Jérusalem », série dont les faits se déroulent pendant les mandats ottoman et britannique en Palestine. Les 10 premiers épisodes ont été mis en ligne en mai, et 10 nouveaux épisodes devraient les rejoindre le 29 juin.

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