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Inculpation de l’assassin de Yoel Lehingahel, poignardé à mort à Kiryat Shmona

L'homme de 21 ans est accusé d'avoir tué le jeune homme de 18 ans dans le cadre d'une bagarre qui avait éclaté lors d'une fête ; l'avocat de la défense promet de se battre

Yoel Lehingahel. (Autorisation)
Yoel Lehingahel. (Autorisation)

Un homme de 21 ans va être inculpé pour le meurtre d’un adolescent, qui avait récemment immigré d’Inde en Israël avec sa famille, après qu’une bagarre a éclaté lors d’une fête à Kiryat Shmona, dans le nord du pays, le mois dernier.

La police a déclaré vendredi qu’elle avait terminé son enquête sur le meurtre de Yoel Lehingahel, 18 ans, qui a été poignardé lors d’une fête d’anniversaire dans la ville, moins d’un an après avoir fait son alyah.

La police a déposé un rapport du procureur contre le suspect, un résident de Kiryat Shmona récemment libéré de l’armée.

Les procureurs devraient déposer l’accusation de meurtre au tribunal de district de Nazareth dans les prochains jours.

Shimon Zion, l’avocat de la défense, a déclaré que son client n’avait pas de casier judiciaire et qu’il se battrait, notant que d’autres personnes étaient impliquées dans la bagarre au cours de laquelle Lehingahel a perdu la vie.

« Bien que l’État ait déclaré son intention de l’inculper, j’ai l’intention de mener une bataille juridique pour défendre son innocence. L’accusation a tort de décider de l’inculper alors que des dizaines de personnes étaient impliquées », a déclaré Me Zion.

Une enquête de police, menée à la suite du meurtre, a révélé que les officiers étaient initialement arrivés à la fête en réponse à un appel reçu affirmant que Lehingahel maltraitait sa petite amie, Hadassah.

Lorsque les agents sont arrivés sur les lieux, ils ont constaté que c’était faux et ont dû intervenir pour mettre fin à une bagarre entre Lehingahel et d’autres invités de la fête.

Hadassah a déclaré à la Douzième chaîne que des invités lui avaient jeté un verre de glaçons, ce qui a mis Yoel en colère.

« Ils ont alors commencé à se battre. Ils ont tous sauté sur Yoel. Après ça, il m’a montré ses dents et j’ai vu le sang, ses dents étaient cassées », a-t-elle dit.

Après avoir dit à Lehingahel et aux autres de garder leurs distances, la police a déclaré qu’elle pensait que le problème était résolu et a quitté les lieux.

Peu après leur départ, la bagarre a repris. C’est alors que Lehingahel a été poignardé.

Selon Hadassah, les agresseurs étaient « prêts à se battre ». Il étaient arrivés à la fête avec des casques, des barres de fer et des pierres.

« Je voulais vraiment me lever pour l’aider, mais je ne le pouvais pas », a-t-elle déclaré à la chaîne.

Après les événements, une enquête a mis en cause les forces de police, accusées d’avoir mal géré le déroulement des événements, les agents étant arrivés sur les lieux avant le meurtre, qu’ils n’ont pas été en mesure d’empêcher.

Le chef du district Nord de la police, Shuki Tahauko, a recommandé le limogeage du responsable des forces de l’ordre de Kiryat Shmona, Nir Sasson ; l’adjoint de Sasson a, quant à lui, reçu une réprimande, qui a été inscrite dans son dossier.

Le policier qui est arrivé sur les lieux après le signalement initial d’une bagarre a également été démis de ses fonctions après avoir été soupçonné d’entrave au cours de l’enquête. Selon la chaîne publique Kan, la fille de l’officier avait entretenu une relation avec le suspect principal.

Lehingahel était membre de la communauté juive Bnei Menashe, originaire d’une région reculée du nord-est de l’Inde.

Les premiers rapports d’enquête suggéraient que l’attaque a pu être aggravée par des motifs raciaux, mais le chef d’accusation de discrimination raciale n’a pas été retenu.

Les Bnei Menashe seraient des descendants de la tribu biblique de Manassé, l’une des dix tribus perdues exilées de la terre d’Israël il y a plus de 2 700 ans. En 2005, le grand rabbin séfarade de l’époque, Shlomo Amar, a reconnu l’ascendance juive des Bnei Menashe, mais leur a demandé de se convertir au judaïsme orthodoxe.

Quelque 3 000 Bnei Menashe ont immigré en Israël ces dernières années, tandis que 7 000 autres sont encore en Inde.

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